Centre de rétention de Vincennes : jusqu’à 3 ans de prison ferme requis NOUVELOBS.COM | 09.02.2010

Posté par antirepression le 10 février 2010

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Des peines d'emprisonnement ferme, pour la plupart supérieures à un an et allant jusqu'à trois ans, ont été requises à l'encontre des dix prévenus.

(AP)

(AP)

Les réquisitions sont tombées, mardi 9 février, dans l'affaire l'incendie du Centre administratif de rétention (CRA) de Vincennes. Des peines d'emprisonnement ferme, pour la plupart supérieures à un an et allant jusqu'à trois ans, ont été requises à l'encontre des dix prévenus jugés à Paris pour l'incendie et des violences contre des policiers.

Des peines égales ou supérieures à an de prison ferme

Des peines égales ou supérieures à an de prison ferme on été requises contre sept des étrangers en situation irrégulière qui comparaissaient depuis le 25 janvier devant la 16e chambre du tribunal correctionnel.
La plus lourde des réquisitions, trois ans ferme, vise un prévenu sous mandat d'arrêt depuis les faits, alors que la plupart des autres prévenus ont effectué une peine de détention provisoire.
Trois peines de six mois à dix mois de prison ferme ont également été requises.
Le procureur Gilbert Flam n'a émis aucun doute sur la participation des dix hommes aux dégradations qui ont provoqué l'embrasement du CRA de Vincennes, le plus grand de France à l'époque des faits, le 22 juin 2008.

Un procès houleux

Plusieurs prévenus étaient également jugés pour avoir exercé dans ce contexte des violences sur les agents de police du centre.
Les incidents étaient intervenus au lendemain du décès, dénoncé comme suspect par les étrangers retenus, d'un Tunisien de 41 ans qui séjournait au CRA.
L'incendie avait entraîné un débat parmi les responsables politiques sur les condition de rétention en France. Ce débat a ressurgi lors du procès chaotique des dix prévenus dont les avocats ont déserté le prétoire dès les premiers jours d'audience, en dénonçant une instruction et des débats à charge.
Le procès s'est donc achevé sans les traditionnelles plaidoiries de la défense. Le jugement a été mis en délibéré au 17 mars.

(Nouvelobs.com)

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La garde à vue de trois collégiennes révolte la presse NOUVELOBS.COM | 10.02.2010

Posté par antirepression le 10 février 2010

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“Paranoïa sécuritaire”, “attitude inquiétante : les éditorialistes s'indignent du traitement réservé aux jeunes filles placées en garde à vue la semaine dernière.

Anne, la jeune fille qui a été placée en garde à vue, pose avec sa mère (AFP)

Anne, la jeune fille qui a été placée en garde à vue, pose avec sa mère (AFP)

Tous les éditorialistes commentaient mercredi 10 février le placement en garde à vue de trois collégiennes la semaine dernière à Paris, s'indignant du traitement réservé aux jeunes filles, certains dénonçant une “paranoïa sécuritaire”.
Laurent Joffrin, dans Libération, y voit “une attitude inquiétante”, jugeant que “la délinquance juvénile ne saurait guérir par la seule vertu d'incantations répressives, qui finissent par rogner les libertés publiques quand on se mêle de les appliquer”.
Dénonçant un comportement “inhumain” des policiers, Yann Marec, dans les colonnes de Midi Libre, juge qu'au “lendemain de ces sordides affaires de garde à vue qui dégénèrent, chacun d'entre nous se sent concerné. Parce que cette dérive est choquante“.
“Pour une fois, gauche et droite dénoncent à l'unisson une procédure dont le déroulement revient, dans les faits, plus à humilier les personnes interpellées qu'à faire jaillir la vérité dans une enquête”, souligne Patrice Chabanet dans le Journal de la Haute-Marne.

“Surveiller ceux qui nous surveillent”

Pour Jacques Camus, de la République du Centre, cette affaire vient rappeler que “dans une démocratie exemplaire, il convient aussi de surveiller ceux qui nous surveillent.”
“Douze heures d'interrogatoire pour les unes et dix pour l'autre: voilà qui ne manquera pas de paraître excessif, même au-delà de tout angélisme”, déplore Didier Pobel dans le Dauphiné Libéré, pour qui “une simple convocation au commissariat aurait pu suffire”.
“Est-ce cela la France de 2010?”, s'interroge Bruno Dive dans Sud-Ouest, s'inquiétant que “certains de ceux qui devraient assurer notre sécurité, et donc notre liberté, en viennent à piétiner l'une et l'autre”.
Au final, explique Daniel Ruiz dans La Montagne, “le débat n'est pas entre une police moderne voulue par tous les Français et un laxisme irréaliste”, mais “entre les abus qui peuvent conduire au placement injustifié en garde à vue d'une gamine et les exigences de la commission européenne des droits de l'Homme dont le rappel à l'ordre ne devrait pas tarder”.

(Nouvelobs.com)

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Manifestation de soutien aux sans papiers : Encore une journée de répression à Poitiers !

Posté par antirepression le 9 février 2010

Le samedi 6 février à Poitiers, à l’appel de plusieurs Associations, une manifestation calme du début à la fin, pour dénoncer les pratiques illégales de la Préfecture de la Vienne, et en soutien aux “sans papiers” a été de nouveau le théâtre de provocations et répression policières.

Un dispositif policier démesuré avait été mis en place par la direction de la police : une dizaine de camions CRS, une vingtaine d’agents de la BAC, etc. Tout le long du parcours, ils ont sillonné la manifestation, se sont livrés ostensiblement à un fichage systématique (photos, vidéos, suivi de personnes), et à des insultes. Les manifestants furent provoqués par les équipes spéciales de l'État dès le début de la manifestation.

Au moment de la dispersion, toutes les sorties possibles devant la Préfecture étant contrôlées, un départ groupé a été décidé en direction de la place d’Armes. Dans une rue adjacente, la BAC a interpellé violemment 3 manifestant-e-s et les ont plaqué-e-s contre le mur avec fouille et contrôle d’identité.

Le cortège s’est rapproché pour protester, et veiller à la sécurité des personnes contrôlées afin qu’elles repartent avec les manifestant-e-s. A ce moment-là, avec le renfort des CRS, la BAC a essayé d’extraire les personnes contrôlées pour les embarquer. La tension a monté d’un cran, les CRS ont encerclé de très près les manifestant-e-s et la BAC a commencé à matraquer. D’autres interpellations violentes ont suivi. Les manifestant-e-s, sommé-e-s de se disperser, ne pouvaient de toute façon pas bouger car encerclé-e-s.

Finalement 4 personnes ont été embarqué-e-s, plusieurs contrôles d’identité musclés ont été effectués, et les CRS ont obligé les manifestant-e-s à évacuer les lieux.

Les manifestant-e-s sont donc reparti-e-s, toujours suivi-e-s de près par la BAC et les CRS. Des manifestant-e-s protestant contre les fichages qui se poursuivaient, ont été réduit-e-s au silence de manière virulente. Une personne a alors été embarquée, ainsi qu’une autre, sans raison, car elle ne se trouvait pas impliquée.

Après 4h de garde à vue, les personnes arrêtées ont été relâchées sur demande du Procureur de la République, puisqu’aucun motif n’était valable pour les garder.

Nous saluons la grande dignité des manifestant-e-s qui sont resté-e-s solidaires et ont résisté aux provocations policières.

Nous étions là pour dire que l'État se comporte de façon indigne avec les “sans papiers”, et que cette indignité nous concernait en tant qu'habitant-e-s. Nous avons malheureusement vécu l'indignité de ce pouvoir qui s'attaque une fois de plus à la liberté d'expression, à la liberté de manifestation, à nos libertés. Nous allons en témoigner, nous continuerons à lutter et à manifester.

Encore une fois à Poitiers, les forces de l’ordre nous ont fait une démonstration de leur politique de répression, arbitraire et systématique, dans une volonté de casser tout mouvement de contestation quel qu’il soit : entre autres, le mouvement dans l’éducation et la répression des lycéen-ne-s ces dernières semaines, les manifestations de soutien aux inculpé-e-s du 10 octobre, sans compter les surveillances continues de militant-e-s. Le harcèlement à l'encontre de certaines personnes dans le collimateur de la police et particulièrement de la BAC est permanent et s'intensifie. C'est une véritable milice qui construit à son gré des accusations mensongères pour les interpeller quand ils le souhaitent et multiplier ainsi les gardes à vue.

Nous ne céderons pas à cette répression !

 

Nous réaffirmons notre soutien inconditionnel aux sans-papiers, à leur juste lutte,

 

et à toutes les victimes des répressions policières et d'État.

 

Nous exigeons la dissolution de la Brigade anti-criminalité, facteur d'insécurité quotidienne.

Signataires : des manifestant-e-s, le Comité Poitevin contre la répression des mouvements sociaux (les Alternatifs Poitiers, Cap à gauche 86, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français ,le SELF, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT), le Pavillon Noir (FA86), RESF86 (dont l'antenne universitaire), LDH Poitiers et LDH Châtellerault, Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, SUD Culture Poitiers, syndicat EPA (éducation pluralisme action solidaire)

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Exclusif : Anne, gardée à vue, en pyjama, à 14 ans France Info - 06:31

Posté par antirepression le 9 février 2010

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Cinq gardes à vue annulées pour non-respect du droit Lefigaro.fr, avec AFP 06/02/2010

Posté par antirepression le 8 février 2010

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En pleine polémique sur le sujet, le tribunal de Paris a décidé pour la première fois l'annulation collective de gardes à vue qui ne respectaient pas la convention européenne des droits de l'homme.

Objet de toutes les critiques ces dernières semaines, la garde à vue est également dans le collimateur de la justice. Le tribunal correctionnel de Paris a annulé collectivement cinq gardes à vue dans une affaire d'agression présumée contre des agents de police, au motif que les avocats des prévenus n'avaient pu exercer pleinement les droits prévus par la convention européenne des droits de l'Homme.

Selon ce jugement, rendu le 28 janvier mais rendu public samedi, les auditions des cinq prévenus à compter de la 24e heure de garde à vue et l'intégralité de l'audition de l'un d'entre eux sont irrégulières «dès lors qu'ils n'ont pu bénéficier de l'ensemble des interventions qu'un citoyen européen ou français sont en droit d'attendre».

 

Les avocats tenus dans l'ignorance

Le tribunal s'appuie notamment sur l'article 6-3 de la convention européenne, telle qu'interprétée récemment par la cour européenne des droits de l'Homme, qui exige la présence de l'avocat dès la première heure de garde à vue et doit comprendre la communication effective du dossier. La procédure pénale française prévoit un entretien avec l'avocat dès la première heure de garde à vue mais avec seule communication de la date des faits et de la nature de l'infraction.

Dans cette affaire, les poursuites engagées par le procureur «l'ont été à l'issue des éléments recueillis lors de la prolongation de la garde à vue qu'il a autorisée (…)» et «aucune investigation n'a pu être demandée par les conseils des prévenus tenus dans l'ignorance du déroulement de l'enquête», indique notamment le jugement.

Plusieurs juridictions de première instance, notamment à Bobigny, ont déjà annulé des gardes à vue dans lesquelles le mis en cause n'avait pas pu avoir accès à un avocat dès le début de la mesure de privation de liberté. Le 29 janvier, le tribunal correctionnel de Paris a, à nouveau, annulé des gardes à vue.

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Accident mortel à Villiers-le-Bel : les familles attaquent les policiers Le Parisien 08-02-10

Posté par antirepression le 8 février 2010

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J.CL. | 08.02.2010, 07h32 | Mise à jour : 07h51

Moshin et Lakamy avaient 15 et 16 ans lorsqu'ils ont trouvé la mort dans un accident de voiture avec des policiers en novembre 2007. Leur avait enflammé Villiers-le-Bel, la ville vivant deux nuits d'émeutes semblables à celles de 2005.

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Leurs familles viennent de porter plainte contre les trois policiers, qui avaient été innocentés par la en octobre dernier. Info révèle ce matin que Jean-Pierre Mignard a déposé une plainte pour faux témoignage contre ces hommes, estimant qu'ils avaient menti aux enquêteurs et aux juges lorsqu'ils avaient assuré ne pas avoir voulu heurter la mini-moto sur laquelle les deux adolescents circulaient sans casque, le soir du 25 novembre 2007.

Selon France Info, Me Mignard, qui avait fait appel du non-lieu rendu cet automne en première instance, estime que la voiture des policiers a connu une accélération brutale à l'entrée du carrefour, passant de 59 à 64 km/heure, soit une poussée de 5 km par seconde. Puisque les policiers n'étaient pas en mission urgente, circulant à une allure raisonnable et sans gyrophare, cette brusque augmentation de vitesse démontre, selon l'avocat, que les policiers ont voulu couper la route à la moto.

Au cours des violences qui avaient éclaté, des policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire avait été roué de coups, une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces avaient été détruits. Cinq informations judiciaires avaient été ouvertes pour ces violences. Et un premier procès s'était déroulé en juillet 2007, devant le tribunal correctionnel quelques mois avant l'audience jugeant de la mort des deux garçons. La date du procès en appel de ce drame n'est pas encore fixée.

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Brutalités policières lors de la manif du 6 février 2010

Posté par antirepression le 7 février 2010

Des photos, une revue de presse, des analyses et des témoignages sont disponibles sur le blog Antirep86 - Manif du 6 février photos, analyses et témoignages

Toute contribution est bienvenue Contact antirep86@free.fr

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Nouveau RDV lundi 8 à 18h devant le palais de justice

Posté par antirepression le 6 février 2010

pour ceux qui n'étaient pas à la “fin” devant le palais de justice nous avons décidé de se donner à nouveau RDV lundi 8 à 18h devant ce même palais de justice pour faire le point. en effet la police qui est censée prévenir les débordements et non en provoquer a interpellé plusieurs manifestants avec violence au moment de la dispersion. manifestants qui n'avaient rien fait puisque tout se passait le plus pacifiquement du monde.

à l'heure où je vous écris l'un d'eux V. a été libéré mais je ne sais rien pour les autres, il n'empêche qu'il est urgent de dénoncer ces débordements des forces de l'ordre,nous vous proposerons donc lundi un texte court à signer et à communiquer à la presse s'il vous convient.

Yves Judde p/la Cimade

Michèle Dominguez p/le Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France

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Trois mois ferme pour le SDF NR 05-02-10

Posté par antirepression le 5 février 2010

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David n'est pas présent à l'audience. Il a disparu de la circulation. Même son avocat n'a « plus de nouvelles de lui ».Pourtant, hier, la cour d'appel se (re) penchait sur le cas de ce SDF de 28 ans, qui le 19 août 2009 a proféré des insultes et des menaces de mort à l'encontre d'un policier dans les rues piétonnes de Poitiers.

Peine marquante

Selon le policier et deux de ses collègues, David l'aurait traité de fasciste et de raciste et l'aurait menacé : « Je connais tes enfants, ta voiture et ton domicile : tu vas voir ».
Le 13 octobre, le tribunal correctionnel condamne le SDF à trois mois de prison avec sursis et 140 h de TIG (travail d'intérêt général). Pas suffisant aux yeux du ministère public qui a décidé de faire appel. « C'est la 9e affaire de ce type. Il n'a que faire des condamnations contre lui » proteste, Jean-Claude Belot, l'avocat général, qui réclame une « peine réellement marquante ». La cour d'appel l'entend : trois mois ferme.

B.D.

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Qu’est-ce qu’un État totalitaire au “Téléphone sonne sur France Inter”

Posté par antirepression le 2 février 2010

Le contexte…

Une journée spéciale sur France Inter sur la “Garde A Vue”

Emission

lundi 1er février 2010

Justice : pourquoi le nombre de gardes à vue a-t-il augmenté à ce point

? (En partenariat avec le Nouvel Observateur)

avec :

- Maître Christian Charrière-Bournazel, ancien Bâtonnier du Barreau de

Paris,

- Commissaire divisionnaire Richard Srecki, Chef de la sûreté

territoriale du Val de Marne, membre du Syndicat des Commissaires de la

Police nationale,

- François Zocchetto, Sénateur de la Mayenne, membre de l'Union

centriste, associé aux travaux du Ministère de la Justice sur la réforme

de la procédure pénale,

- Et Olivier Toscer, Journaliste du service “Notre époque” du Nouvel Observateur.

Ou comment, lors d'un contrôle policier, on peut se retrouver en “GAV”simplement en demandant à des policiers ce qui se passe…

6 minutes 45 extraites de l'émission qui fut par ailleurs très intéressante.

http://antirep86.free.fr/010210_France_inter_ le_telephone_sonne_la_GAV.mp3

 

Daniel Mermet dans “Là bas si j'y suis” avait fait il y a un peu plus

d'un an deux émissions sur le sujet qu'il a rediffusées dernièrement (http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1845 ).

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Manifestation Samedi 6 février 2010 14h30 devant le Palais de justice

Posté par antirepression le 30 janvier 2010

Les étrangers ne sont pas dangereux, ils sont en danger !

Leurs droits sont bafoués

Notre liberté et notre démocratie sont menacées !

 

Manifestation

 

Samedi 6 février 2010 14h30

Place Lepetit (devant le palais de Justice) à Poitiers

 

- Non à la précarité, français-immigrés solidarité !

- Respect des droits des étrangers !

- Régularisation de tous les sans papiers !

A l’appel de : La Cimade Poitiers - Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France – Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux - Emmaüs Naintré - Ligue des droits de l’homme Poitiers et Chatellerault - RESF Poitiers - RESF Antenne universitaire - SELF 86 - Solidaires 86 - SUD Education - SUD Etudiants - SUD Santé Sociaux - Les Alternatifs - Groupe Pavillon Noir (FA86) - Lutte ouvrière - NPA - PCF - PS - Les Verts -

LA CHASSE AUX ÉTRANGERS EST OUVERTE TOUTE LANNÉE

Le ministre de l’immigration, Eric BESSON, a dressé avec satisfaction son bilan pour l’année 2009 : 29 288 personnes étrangères ont été expulsées, soit plus que l’objectif fixé par Sarkozy.

La chasse aux étrangers est devenue une mission à part entière. Contrôles au faciès, arrestations arbitraires, traquenards dans les Préfectures, accélération des procédures, placements en rétention, expulsions sont devenus les éléments ordinaires constitutifs de cette activité.

LES PRÉFECTURES PORTENT QUOTIDIENNEMENT ATTEINTE AUX DROITS DES ÉTRANGERS

La course aux chiffres a fait émerger des pratiques lamentables, véritables entraves aux droits des étrangers. La Préfecture de la Vienne n’est pas en reste et ses pratiques sont aujourd’hui dénoncées par les avocats et les associations de défense des étrangers.

- les personnes en situation irrégulière sont empêchées de demander le réexamen de leur situation : pour déposer un dossier, il faut un rendez-vous…et les rendez-vous sont refusés aux personnes en situation irrégulière.

- Les situations régulières deviennent précaires : la Préfecture ne délivre plus de carte de 10 ans mais d’un an et des autorisations provisoires de séjour renouvelables.

- Les personnes en situation régulière se retrouvent en situation irrégulière : lors du renouvellement, les rendez-vous sont donnés après l’expiration de l’autorisation provisoire de séjour. Pendant quelques semaines, les personnes perdent leurs droits : emploi, droits sociaux…

LES PRÉFECTURES FABRIQUENT DE LA PRÉCARITÉ MAIS AUSSI DU DÉSESPOIR ET DE LA FOLIE

- les promesses de renouvellement sont suivies de refus de dernière minute

- les conjoints et les familles vivent dans la crainte de la séparation et de l’éloignement

- certaines personnes ne sont ni régularisées ni expulsées, en raison, par exemple, de leur situation dans leur pays ou de leur situation personnelle. Elles sont privées des droits élémentaires : droit d’avoir un travail, droit à un logement décent, aides sociales…

On est loin de l’examen au cas par cas prôné par le gouvernement. Le refus est le principe, la régularisation est l’exception, relevant du pouvoir arbitraire des Préfets. Les abus sont sanctionnés par les tribunaux mais la Préfecture de la Vienne peine à exécuter les décisions de justice qui lui sont défavorables.

LA PRÉCARITÉ DES ÉTRANGERS SINSCRIT DANS UNE PRÉCARITÉ SOCIALE PLUS GLOBALE

A l’heure où le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter, le gouvernement s’emploie à désigner des boucs émissaires. La chanson est vieille mais fait toujours recette…

Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, le gouvernement français, comme ses voisins européens, incite au repli communautaire et au racisme. Il crée sciemment la division entre français et étrangers. Il met en place un système qui permet l’exploitation d’une main d’oeuvre précarisée, flexible et jetable. Il maintient ainsi la pression sur l’ensemble des travailleurs afin de leur imposer bas salaires et mauvaises conditions de travail.

L’heure est à la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui entendent faire respecter les droits humains fondamentaux !

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Communiqué pour les concerts de soutien de Rennes et Saint-Nazaire

Posté par antirepression le 29 janvier 2010

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – collectif d'individus soutenu par des syndicats et des partis politiques (les Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT) – dénonce l'actuelle escalade de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

Cette répression et cette criminalisation n'ont pas commencé, ni ne se sont terminées, le 10 octobre 2009 à Poitiers. Et elles n’existent pas seulement dans cette ville : partout en France et dans les autres pays occidentaux, le pouvoir provoque, harcèle, pourchasse et poursuit – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager, ou de les punir pour s'être engagés sur le terrain politique.

La liste de ces menées sécuritaires ne cesse de s’allonger depuis des années. Quelques exemples : condamnations très lourdes, jusqu'à quinze ans de prison ferme, pour des militants opposés au G8 à Gênes en 2001 ; acharnement policier et judiciaire, avec interpellations musclées et gardes à vue prolongées dans l’« affaire » de Tarnac ; condamnation des militants anti-Otan de Strasbourg à trois ans de prison ferme ; répression et arrestation de lycéens à Reims, Dijon et Rouen en novembre dernier ; rafles, persécution, expulsion et déportation de « sans-papiers » en tous lieux ; répression des Conti, dont six sont de nouveau passés en justice le 13 janvier à Amiens ; répression à EDF-GDF Suez, où 240 salariés sont sous le coup de sanctions allant jusqu'au licenciement pur et dur…

Concernant Poitiers, nous pouvons parler de la condamnation des militants lycéens du 6 juin 2008 ; et, depuis, de l'acharnement policier et judiciaire contre les jeunes militants, dont huit ont été jugés et condamnés pour des dégradations. Cet acharnement policier et judiciaire a connu son point fort le 10 octobre 2009. Une centaine d'arrestations – pour la plupart opérées plusieurs heures après les incidents qui s’étaient déroulés durant la manifestation anticarcérale organisée ce jour-là – pendant la rafle au lieu culturel appelé « 23 », durant laquelle les militants sont restés plus de quatre heures accroupis les mains sur la tête. Dix-huit gardes à vue, huit procès en comparution immédiate, et trois autres procès pour refus de prélèvement ADN et outrage. Une justice expéditive et arbitraire infligeant des peines disproportionnées. Ça a continué lors de la manifestation du 17 octobre, avec l'arrestation de trois personnes dont l'une a été auditionnée depuis pour outrage au procureur. Il y a également la présence policière aux abords des établissements scolaires, et même à l'intérieur, pour empêcher les blocus, avec son lot de brutalités – une élève a dû être hospitalisée car elle a eu la main écrasée par la botte d'un policier, une plainte est en cours – et plusieurs arrestations. Et la répression continue encore aujourd'hui avec l'arrestation et la garde à vue d'un jeune militant soupçonné d’avoir arraché une pub.

Sont particulièrement visés tous ceux que la bourgeoisie considère comme des classes dangereuses : les jeunes à qui l’on doit faire peur pour éviter qu’ils se politisent ; les SDF, les chômeurs et les précaires ; les salariés dans les entreprises qui tentent de résister au patronat ; les fils et filles d’immigrés victimes d’un racisme d’Etat sans précédent ; les immigrés, avec ou sans papiers, considérés comme du bétail qu’il faut expulser ou exploiter.

La lutte antirépression ne peut pas se contenter d’une « défense passive » ou juridique au cas par cas ; elle doit prendre en compte tous les paramètres des situations politique, sociale et économique actuelles, et considérer que ce qui se passe actuellement n'est nullement une « dérive » mais bel et bien la poursuite d’une logique destinée à assurer la paix sociale.

C'est pour toutes ces raisons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux soutient sans distinction tous les militants et militantes inculpés et condamnés.

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Pourquoi les forces de l’ordre étaient-elles si nombreuses mercredi en fin d’après midi et jeudi matin à Poitiers ?

Posté par antirepression le 26 janvier 2010

Nous pouvions lire dans la NR du 15 janvier 2010 : « Que ce soit aux abords du palais de justice ou à proximité de Notre-Dame-la-Grande, les fourgons bleus et blancs de la police ne sont pas passés inaperçus. A leur bord, plusieurs dizaines d’hommes, bien équipés, ont stationné jusqu’à hier midi pour « sécuriser » le procès en appel des événements du 10 octobre. »

En ces temps de frénésie sécuritaire nous avons entendu le bruit de bottes pendant deux jours dans Poitiers en quasi état de siège : quadrillage de la ville, omniprésence voyante et outrancière des forces de l’ordre, contrôles au faciès, demande de suppression des photos des appareils photos, pléthore de policiers en civil dans la manifestation et qui ont suivi les groupes de militants après la dispersion. Deux d’entre nous ont pu échanger quelques mots avec l’un d’eux : « Vous ne trouvez-pas que ce déploiement des forces de l’ordre est excessif ? » lui avons-nous demandé. « Vous ne trouvez pas que casser des vitrines est excessif » a t-il répondu. « Ah bon, il y a eu des vitrines cassées ce soir ? » lui a-t-on dit.

Cet échange de paroles n’est-il pas indicatif de ce qui se tramait mercredi soir ? Était-ce la peur des manifestants et des actions qu’ils auraient pu mener qui mobilisait tous ces policiers ? Pourtant il était évident que l’appel à se rassembler devant le Palais de justice émanait du Collectif Justice pour tous et du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, Comité soutenu par des associations, des syndicats et des partis politiques. Les Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Éducation 86, SUD Étudiants Poitiers, l’Union locale Poitiers CNT, la Ligue des Droits de l’Homme et les élus présents auraient-ils vraiment pu mercredi soir « casser des vitrines » ? Soyons sérieux. Ne s’agissait-il pas alors ici comme ailleurs non seulement de dissuader les acteurs et les actrices de mouvements sociaux afin qu’ils hésitent de s’engager sur le terrain politique, mais de criminaliser les militants politiques ?

Cela est symptomatique de l’esprit du temps. Durant la manifestation du 17 octobre 2009 les élus de la République ont été enfermés avec les autres manifestants dans le parc et Blossac et humiliés par les forces de police. A Catherine Coutelle qui, souhaitant parlementer avec le directeur départemental de la sécurité publique, se présentait en tant que député, un fonctionnaire de police a répondu : « j’en ai rien à foutre ». Et à Yves Jean qui se présentait comme adjoint au maire de Poitiers, un autre a répondu : « et alors ? ». C’est pour cette raison que les conseillers municipaux adjoints au maire de Poitiers ont manifesté le 19 octobre avec leur écharpe tricolore et ont distribué une déclaration solennelle malheureusement pas assez explicite. Si même les élus sont traités comme des chiens, que penser du comportement des forces de l’ordre envers les militants politiques qui n’ont pas de mandat électoral ou qui refusent toute compromission avec le système électoraliste ?

S’il y avait autant de policiers à Poitiers avant et pendant les jugements de jeudi 14 janvier, n’était-ce pas aussi une manœuvre pour faire croire que les condamnés étaient bien ceux qui avaient agi, qu’ils avaient eu ce qu’il méritaient et qu’ils devaient même être encore plus punis ce qui est cohérent avec les demandes encore plus démesurées que lors du procès en comparution immédiate de l’avocat général ? Espérons que la justice ne tombera pas dans un piège aussi grossier et que Maître Brunet se trompe lorsqu’elle dit « Cinq relaxes d’un coup ? Ce sera délicat. Car comment des magistrats pourraient-ils désavouer la police ? » (NR 15 janvier 2010). Observons que les cinq affaires se ressemblent : les preuves manquent et tout repose sur les seuls témoignages des policiers. Les cinq condamnés : militants politiques, fils d’un élu PS de la ville de Poitiers, travailleurs précaires, marginaux, sont aussi pour ainsi dire tous connus des services de police. La police et le procureur savaient donc pertinemment qui ils poursuivaient. Et puis, il y a eu des précédents. En particulier Rodolphe Juge, ce jeune professeur parisien qui était allé le 3 avril 2008, encadrer les lycéens à une manifestation et qui s’est trouvé accusé par les policiers de leur avoir lancé un caillou. Il a été poursuivi pour « violence aggravée » et « insulte » (Cf. l’Humanité du 8 avril 2008. Il a heureusement été relaxé lors de son procès du 24 septembre 2008 ( Cf. l’Humanité du 24 septembre 2008). Il faut préciser qu’il a eu la chance que le ministre de l’intérieur ne soit pas intervenu après son interpellation et que la procureur a bien fait son travail.

Jean-Francois Chazerans - Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux.

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Nous demandons la libération immédiate de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

Posté par antirepression le 26 janvier 2010


Premiers collectifs signataires : Action-directe.net ; CNT santé social et collectivités territoriales ; Collectif Bboykonsian/La k-bine ; Collectif de soutien aux prisonniers d’Action directe – Montpellier ; Collectif des amis et camarades des prisonniers d’Action directe, Frankfort … Paris ; Comité Libérez-les ! de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62) ; Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ; Commission pour un Secours Rouge International (Bruxelles-Zürich) ; Libérez Les Prisonniers – Bordeaux (LLP 33) ; Réseau No Pasaran ; SCALP-Reflex; Secours Rouge (Belgique); Solidarité et Liberté (Belgique)

 

                                                                         _-_-_-_-

Arrêtés avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe, Georges Cipriani et Jean‑Marc Rouillan sont en prison depuis février 1987 ! Action directe était une organisation qui a fait le choix de la lutte armée en Europe de l’Ouest dans les années 1980. A partir de mai 1979 cette organisation a réalisé des actions contre des institutions de décisions politiques de l´État.


En 85/86 AD menait, entre autre, les opérations contre le responsable pour l’État français de la vente d’armes, et contre le P-DG de Renault, responsable de restructurations industrielles et de licenciements de masse.

 

Les quatre d´AD ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans.

L’État visait leur anéantissement physique et psychique. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur.

Après 17 ans de prison, les médecins ont diagnostiqué à Joëlle Aubron une tumeur cancéreuse avancée. La mobilisation permit sa libération en suspension de peine en juin 2004. Joëlle est décédée le 1er mars 2006.

 

Après la période des 18 ans de peine de sûreté, la mobilisation pour la libération de Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan se renforça. Il y eut des campagnes de presse, des actions publiques, des meeting, des concerts, des rassemblements et d'autres actions de solidarité pour remettre la question des prisonniers d'Action directe à l’ordre du jour.

 

Après plus de vingt ans de prison, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan obtinrent une semi-liberté. Les restrictions associées à cet aménagement de peine comprenaient une interdiction de se prononcer publiquement sur les faits pour lesquels ils avaient été condamnés, et par conséquent sur leur histoire et sur le contexte politique de l´époque. Jean-Marc donna une interview qui lui valut la révocation totalement arbitraire de sa semi-liberté.

 

La dernière demande de libération de Georges Cipriani lui fut refusée en appel aux motifs, entre autres, qu'il continue à se prononcer politiquement et qu’il signe toujours ses déclarations en tant que prisonnier d'Action directe. Il lui fut également reproché de ne pas exprimer de regrets. Il est ainsi le seul militant d’Action directe emprisonné qui n'ait bénéficié d’aucun jour de liberté après plus de 22 ans de détention.

 

Quelques mois après l’annulation de sa semi-liberté, l’état de santé de Jean-Marc Rouillan s’est dégradé. L’administration pénitentiaire a attendu la dernière limite avant de l’hospitaliser d’urgence. Le syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, fut diagnostiqué. Cette maladie devrait être traitée, selon les spécialistes, avant la manifestation d’une nouvelle crise. Mais un tel traitement est incompatible avec la détention. Jean-Marc est retourné en prison, sans soins. Les procureurs lui ont dit de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné. L´État veut le laisser mourir en prison.

 

 

Nous demandons la libération immédiate de
Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan !

 

Décembre 2009  - Contact : mail-action-directe@laposte.net


Plus d'informations sur
http://www.action-directe.net ou http://action-directe.over-blog.com

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la repression n’est pas la solution

Posté par antirepression le 26 janvier 2010

Xan, Gilen, Eneko eta Ibai askatu !!

Izenpetu petizioa: signez la pétition et faire passer !
http://jesigne.fr/askida

XAN, IBAI, ENEKO, GILEN 

eta beste euskal preso politikoak etxerat!

A la fin du mois de juin 2009, Xan Beyrie était interpellé violemment sur le parking du supermarché de Kanbo. Deux jours plus tard, onze autres personnes étaient arrêtées à leur tour. Certaines des arrestations et la plupart des interrogatoires se sont déroulés de façon extrêmement violente: violence physique notamment sur Xan à qui les gendarmes ont mis un sac sur la tête pour qu'il étouffe, et violence morale sur presque tous avec de fortes pressions, insultes, chantage et menaces notamment de tortures. Si huit des personnes arrêtées ont été libérées sans charge, quatre jeunes, Xan Beyrie, Gilen Goiti, Eneko Etxegarai et Ibai Agirrebarrena sont toujours dans les prisons de Fleury et de Fresnes, à 800 km de chez eux. 

Ces arrestations se situent dans un contexte global, au niveau de l'Etat français et de l'Europe en général, de fichage massif et de contrôle social maximum. ADN, empreintes, photos, interrogatoires politiques, profils psychologiques alimentés par les interrogatoires sur convocation de proches, d'amis, de collègues, etc, tout cela vient enrichir les fameux fichiers, ceux qui sont médiatisés et les autres. De plus en plus, sont visés toutes sortes de militants politiques, de syndicalistes ouvriers, paysans, étudiants, enseignants, de sans-papiers ou de personnes les ayant aidés, de militants écologistes ou associatifs de toutes sortes, ou même de simples manifestants. 

Mais ces arrestations se situent encore plus clairement dans la répression générale qui s'abat sur Euskal Herria de façon de plus en plus intense. Nous connaissons les pratiques espagnoles, torture des militants basques, illégalisations massives, arrestation et incarcération de militants politiques, acharnement contre les prisonniers basques, etc. L'Etat français s'engage lui aussi de plus en plus loin dans le chemin de la répression, à sa façon historique et bien plus hypocrite de traiter les conflits. Le Pays des Droits de l'Homme ne s'est pas encore permis d'illégaliser des mouvements politiques et sociaux qui le dérangent, mais poursuit le même résultat. 

L'objectif des deux gouvernements qui se partagent ce pays: empêcher les projets, censurer les propositions politiques, faire taire les aspirations légitimes au respect de nos droits en empêchant les gens de se politiser, de s'organiser, en semant la peur et en les criminalisant aux yeux de la société. Dans ce contexte, après Askatasuna, Batasuna, le Collectif Lurra, les paysans d'ELB, les jeunes et notamment le mouvement SEGI sont visiblement la nouvelle cible des autorités. En Espagne, certains de ses membres ont été condamnés ces jours-ci à 6 ans de prison pour appartenance à un mouvement politique illégalisé. En France, Xan, Gilen, Eneko et Ibai sont en prison depuis des mois parce qu'ils sont militants abertzale. 

Cette situation est très grave et est en train de devenir une routine. C'est inacceptable. Elle est le résultat d'une politique agressive, provocatrice et dangereuse, elle ne peut en aucun cas résoudre le conflit mais au contraire le prolonger et l'aggraver encore. C'est ce que dénonce le Collectif des Prisonniers Politiques Basques et c'est dans ce sens qu'il lutte jour après jour dans les prisons. À l'extérieur des murs aussi, il est de notre devoir à tous de réagir. C'est pourquoi nous invitons les individus, élus, partis politiques, mouvements sociaux, à exprimer leur solidarité avec les prisonniers en leur écrivant et en leur rendant visite et à faire entendre leur voix et à rejoindre les mobilisations publiques et les comités de soutien aux prisonniers pour mettre un terme à ces injustices. 

Nous exigeons: 

_La libération immédiate et sans condition de Xan, Gilen, Eneko et Ibai.
_L'abandon de cette politique de harcèlement des militants et la fermeture de tous les dossiers en découlant.
_Le respect des droits des prisonniers politiques basques et de leurs proches

ASKI DA! ERREPRESIOA EZ DA BIDEA!
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XAN, IBAI, ENEKO, GILEN 
eta beste euskal preso politikoak etxerat!

2009.eko ekainaren hondarrean, Xan Beyeie Itsasuko supermerkatuaren aparkalekuan oso bortizki arrastatu zuten eta handik bi egunen buruan beste hameka pertsonen itzulia izan zen. Atxiloketa batzuk eta galdeketa gehienak izugarrizko bortizkeria ezagutu zuten: bortizkeri fisikoa, bereziki Xanek, jendarmek ito zedin buru gainetik poltsa bat sartu ziotelarik , bai eta ere kasik denek bortizkeri morala presio handiengatik, irainak, xantaia eta torturak bezalako mehatxuak jasanez. Pertsona atxilotuetarik zortzi libratuak izan baziren deusen kargurik gabe, aldiz lau gazte, Xan Beyrie, Gilen Goiti, Eneko Etxegarai eta Ibai Agirrebarrena geroztik beti preso daude Fleury eta Fresnes-eko kartzeletan, etxetik 800 km-tan.

Sarekada hori frantses Estatuan eta orokorki Europa mailan zabaltzen ari den tamaina haundiko fitxatze eta gizartearen kontrola maximoaren testuinguruan jartzen da. ADNak, hatz-aztarnak, argazkiak, galdeketa politikoak, profil psikologikoak, jakinez hauen osatzeko atxilotuen lankideak, lagunak,ahaideak, eta abar deituak izan direla eta galdekatuak. Horiek guziak fitxategi famatuen muntatzeko, bitarteko gisa erabiliak izanen direnak eta besteak. Gero eta gehiago jomugatzat hartua da edozein militante politiko, langile sindikalista, laborari, ikasle, erakasle, paperik gabeko pertsona edo honi laguntza ekarri diona, militante ekologista edo elkarte batekoa, bai eta ere edozein manifestatzaile arrunta.

Baina argi da atxiloketa horiek Euskal Herria gero eta indar handiagoan jotzen duen errepresioan kokatzen direla. Badugu Españiako praktiken berri: euskal militanteen tortura, ilegalizazio masiboak, militante politikoen gelditze eta kartzelatzeak, euskal presoen kontrako errabia, etab. Frantses Estatuak ere errepresioaren bideari gero eta urrunago jotzen dio, gatazkak tratatzeko daukan betiko jokamolde zuriarekin. Delako Giza Eskubideen Herria ez da oraino ausartu berari trabatzen duten gizarte eta politiko mugimenduen debekatzea baina helburu berari jarraitzen dio. 

Gure Herria zatitu eta bereganatu duten bi gobernamendu horien helburua, hauxe: proiektuak trabatu, proposamen politikoak zentsuratu, gure bidezko eskubideen eskaerak isilarazi oztopoak ezarriz jendea ez dadin politizatu, organizatu eta beldurra sortu militanteak kriminalizatuz. Egoera honetan, Askatasuna, Batasuna, Lurra Kolektiboa, ELBko laborarien ondotik orain gazteak eta bereziki SEGI mugimendua dira buruzagien jomuga. Españian duela egun gutxi mugimendu honen kide batzuk 6 urteko kartzela kondena bildu dute eta aste honetan berean 34 gazte atxilotuak izan dira eta Madrilera eramanak mugimendu politiko ilegalizatu batean izateagatik. Frantzian badu hilabeteak Xan, Gilen, Eneko eta Ibai preso daudela militante abertzaleak direlako.

Egoera hori oso grabea da eta arti da ohizkoa bilakatzen. Onartezina. Politika erasogarri, probokatzaile eta arriskutsu baten ondorioa da, ezin du nehola ere gatazka konpondu, baizik eta oraino luzatu eta gaizkitu. Hori bera du salatzen Euskal Preso Politikoen Kolektiboak eta zentzu horretara doa haren eguneroko borroka kartzeletan. Eta kanpoan ere egoera horretaz axolatzea eta ihardukitzea da denen eginbeharra. Horretarako galdetzen diegu hautetsiei, alderdi politikoei, gizarte mugimenduei eta edozein pertsonei beren elkartasuna presoei adieraztea hauei idatziz eta bisita eginez, atxilotuen ahotsa entzunaraztea eta presoen sostengu komiteetan parte hartzea injustizia horiek geldiarazteko.

Finki eskatzen dugu:

-Xan, Gilen Eneko eta Ibai orain berean askatzea eta baldintzarik gabe.
-Militanteen aurkako jazarpen politika horren uztea eta honi doazkion dosierren hestea.
-Euskal Preso Politiko eta haien lagunen eskubideen errespetatzea.


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Un enseignant suspendu en Haute-Vienne pour résistance aux évaluations nationales !

Posté par antirepression le 21 janvier 2010

Un enseignant de Haute-Vienne, Gilles Lehmann, s'est vu signifieraujourd'hui par son Inspection académique une suspension immédiate de
ses fonctions pour avoir annoncé qu'il ne respecterait pas totalement
le protocole de passation des évaluations nationales CM2 et n'en
ferait pas remonter les résultats.

Il est convoqué le 22 janvier dans le cadre d'une procédure
disciplinaire intentée à son encontre.

Une telle suspension immédiate n'intervient normalement qu’après une
CAPD disciplinaire, appliquée en cas de procédure d'urgence, quand
les enfants sont en danger.

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance, signataire de
l'Appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, dénonce
cette décision autoritaire et illégale.

Nous exigeons le rétablissement immédiat de Gilles Lehmann dans ses
fonctions et demandons au ministre Luc Chatel d'intervenir pour que
cesse cette chasse grotesque aux enseignants-désobéisseurs qui ont
par ailleurs le soutien de la principale fédération de parents d'élèves.

Réseau des enseignants du primaire en résistance
www.resistancepedagogique.org

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Posté par antirepression le 21 janvier 2010

 A propos du comité anti-répression à Poitiers

 

 De l'inter-lutte au Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

Il est issu en grande partie du comité inter-lutte 86, comme son nom l'indique, il avait pour volonté de mettre en lien des secteurs « en lutte dans » la région (Education, Hôpital, Entreprises.) et donc par conséquent de rompre l'isolement de certains salariés. Or  cela s'est avéré  être un échec  dans la mesure où le comité ne s'était pas élargi à d'autres secteurs que celui de l'éducation (du mouvement étudiant) dont il provient. Ainsi, s'est posé la question de la pertinence du comité de s'appeler inter-lutte car  la ” mèche” n'a pas pris. Ce fut une période de lutte malgré les illusions suscitées par les grandes « journées de mobilisations » syndicales : un long et dur blocage de l'université de Poitiers avec occupation ainsi qu'une impressionnante vague publiphobe  déferlent sur les panneaux publicitaires de Decaux [1] . Afin d’enrayer cette dynamique et ses potentialités, la Police réagira de manière plus violente et plus provocante (ou en d’autres termes, plus « appropriée »), tel est son essence même après tout : de gestion quotidienne des gestes et des corps.  Dès lors, la  Répression frappa en deux temps sur les deux  mouvements : à commencer sur les étudiants occupants/bloqueurs (certains prendront du sursis) et ensuite sur le mouvement antipub (la presse parle, sans rire, de mouvance “anarcho-autonome”  [2]) où une peine de prison préventive de deux mois fut infligée à un camarade. Entre ces deux temps, il y a eu l’expulsion manu militari, brutale  d’un squat rue de Paris au  69bis (a proximité du local du « Collectif 23 ») [3]

Ainsi le comité inter-lutte en manque de perspectives politiques et de luttes s’est peu à peu transformé en un comité contre la répression des mouvements sociaux. Ainsi il s'est étendu à tous les individus qu'ils soient membres ou non de partis politiques et/ou syndicats, associations de la ville. Il a permis, et ce dès les premières réunions d’évoquer les expériences vécues avec la Police - ses agissements- et la Justice - machine à broyer- par une partie de la jeunesse  militante poitevine afin d'éviter leur isolement  à cause de leur penchant politique et idéologique (anarchistes/ libertaires/dits « autonomes»). Ainsi le principe de défense de tout acte à caractère politique doit primer et tout individu doit être défendu quoi qu'il fasse (de l'antipub jusqu'à la manifestation du 10 Octobre 2009 en passant par la réquisition de logements vides)

Or très vite, l'on a vu qu'il y avait des contradictions au sein du Comité Anti Répression. Il n'y a pas de positionnement politique défini : seuls l'anticapitalisme et/ou l'antilibéralisme au vu les tendances politiques signataires  en sont la base. Bien évidemment,  on a vu  apparaitre des divergences politiques très claires, surtout après les « évènements du 10 » et la répression  policière et judiciaire qui s'ensuivirent. Les divergences ont bien eu lieu par rapport au Comité de soutien des deux étudiants incarcérés qui s'est positionné sur une ligne apolitique voire de division entre les inculpés et incarcérés [4] et une démarche innocentiste qui n'avaient pas de sens aux yeux de nombreuses personnes au sein du Comité Anti Répression. Ce dernier  a organisé une manifestation avec un discours politique clair et précis : solidarité avec tous les inculpés, arrêts immédiats et inconditionnels des poursuites…

Devenir un réceptacle des luttes partisanes?…

La journée du “10 Octobre” est l'affaire dans cette petite ville  aux apparences calmes  mais un enjeu politique national majeur se joue très clairement en  Poitou-Charentes. Ici, c'est le fief de « Ségo», la préfecture est à droite (M .Tomasini -l’expulseur de Cachan [5], un proche de Pasqua et de Sarkozy) et Claeys- le maire PS - mais pas vraiment ségoleniste-. Tout un petit scénario classique de la politique-spectacle, dans une ville de la « gauche » associative. C’est pourquoi, les organisations  de la  « gauche interventionniste » et d'extrême gauche vont  surenchérir sur le thème de l’insécurité  afin de s'en accaparer comme tremplin pour les prochaines élections régionales. C’est à ce moment là que l’on a vu certaines organisations rentrer dans le Comité Anti Répression avec des arrière-pensées électorales : la « déclaration solennelle » signé par des élus de «  gauche » avec celui du Modem  de la Communauté d'Agglomération de Poitiers affiche clairement  une volonté de concurrencer Hortefeux dans sa politique répressive ( ” Les casseurs qui ont dégradé Poitiers doivent être arrêtés et jugés. Leurs actes sont injustifiables et inexcusables. “ [6] Encore une fois les élus « de gauche » ont  prouvé leur médiocrité voire même leur allégeance au discours et au  parti dominants. A ce jeu là,  il est vrai que le Parti Communiste poitevin nous  a  fait rire avec sa vision paranoïaque et « complotiste » des faits : grosso modo, c'est Hortefeux et sa police qui a tout financé, tout orchestré, même le tract d'autodéfense juridique [7] Bref… Ce qui est assez marquant de la part d'organisations se réclamant comme des relais des travailleurs, des opprimés et des laissés pour compte, ne faire aucun discours conséquent, ni même une analyse autour des questions  l'enfermement (prison, psychiatrie par exemple ).C'est une véritable occasion manquée de leur part dans la mesure où un des plus grands centres de détention “nouvelle génération”[8] de France s’est construit dans la région ( Centre pénitentiaire Poitiers-Vivonne).

Ainsi, des oppositions politiques au sein du Comité sont établies, la « déclaration solennelle » est en quelque sorte une déclaration de guerre.…Elle met en lumière les divergences et montrent que le comité anti répression peut être aussi  perméable  à ce type de comportement nauséabonds : la délation, une certaine forme de désolidarisation, double jeu électoraliste. Ces  positions prouvent qu'il y a des ennemis politiques au sein du comité anti répression. Elles tendent également à ébranler la confiance entre les membres du comité qui agissent a priori à titre individuel et non pour leur chapelle politique. Ces mêmes personnes qui dénoncent « l'ultragauche » comme le jouet politique de l'épouvantail  électoraliste de « l'ultra droite » à la Hortefeux [9] considèrent le comité anti répression également comme un jouet…..

Ou une force de proposition contre la résignation ?

Or, le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, comme tout autre comité anti répression et/ ou caisse de soutien/solidarité peut être autre chose qu'un jouet politique .C'est pourquoi, il ne peut se contenter de rester qu'une force de défense d'inculpés ou autre incriminé par la Justice. Le comité anti répression est là avant tout pour soutenir politiquement,  financièrement, en organisant soirée de soutien, création de caisse, appel à d'autres caisses… Et aussi moralement  en brisant l’isolement des inculpés. Le Comité peut offrir des armes juridiques en appelant des avocats, en distribuant des tracts ou brochures d'autodéfense juridique [10] et [11]. C’est une arme politique intéressante grâce au nombre et la solidarité  donc  éminemment nécessaire et stratégique même si persiste toujours un sentiment d'impuissance ; et c'est « normal » étant donné le rapport de force  qui n'est pas en notre faveur et qu'actuellement les luttes ne paient guère (mis à part quelques  lots de consolation telle que la grève générale en Guadeloupe ou bien la lutte des « Contis »).Cependant, le comité anti répression est un moyen - comme un autre - de « conscientisation » politique d'un nombre de personnes méconnaissant les dispositifs de contrôle et de gestion  des affects et des corps  par la Police et de sa Justice au moment  de lutte et/ ou mouvement social réprimé durement ( comme ce fut le cas pendant le CPE en 2006, ou bien à St Nazaire en 2009 ). Ces situations créent des rencontres et des dynamiques dépassants les cadres et les milieux militants habituels en touchant toutes les générations, les classes, les professions. De plus, cela a pour effet de démystifier toutes les croyances citoyennes en la Justice juste (sic) et ses fondements : Les Droits de l'Homme, pourtant invoqués  lors de la défense d’inculpés/prévenus. [12]

Ainsi, le Comité  Anti Répression  n’est pas dans l’expectative ! C'est pourquoi  ce serait intéressant qu’il  devienne  une force d'action et d'analyse politique , de proposition et un lieu de débats plus conséquents sans pour autant devenir un groupe  politique à proprement parlé ou bien une organisation, mais comme un outil rodé qui est là, présent, prêt à être utiliser  à tout instant face  à l’oppression. Et si possible loin des querelles de chapelles. Là risque de se poser des problèmes avec les organisations/syndicats, et associations soutenant le comité anti répression et de leur degré d'implication surtout lorsqu'il s'agit de défendre des actes politiques se démarquant clairement de leur méthode/stratégie ou  même pire de leurs convictions politiques et philosophiques, nous verrons.

Pour finir, ce serait nécessaire et donc intéressant que les caisses de soutiens, et les comités anti répression qui ont pullulés dans plusieurs villes [13] ces dernières années au gré des luttes successives et de la répression qui s’en est suivie, se connectent un peu plus, se rencontrent afin de discuter de nos expériences locales vécues pour y faire émerger une force, une arme : à commencer  par celle de la solidarité!

 

Notes :

[1] Article Centre presse du 6/05/09 (Denys Fretier )

[2] Article Centre presse du 20/05/09 (Denys Fretier )

[3] Réponse à l’article de la  Nouvelle République du  27/05/09 (Vincent Buche)  dans « La Mère Peinarde » : avec description précise de l’interpellation.

[4] La  ligne  du collectif de soutien aux deux étudiants « oublia » dans un premier temps l’autre incarcéré Patrick considéré comme marginal (la presse disait même qu’il était SDF !). Donc, il  interpréta cette ligne comme « une défense de classe » de jeunes privilégiés (car étudiants-ayant-un-avenir) en plus de  la composante du comité : élus et notables de la ville.

[5] Mr. Tomasini décréta l’expulsion du plus grand squat de France situé à Cachan où plus de 200 familles, en majorité africaine y vivaient. http://www.hns-info.net/spip.php?article8922

[6] Déclaration solennelle du maire signé par les élus : http://grenoble.indymedia.org/2009-10-29-elus-de-gauche-et-double-jeu-a

[7] Fac-similé distribué lors de la manif organisé par le Comité Anti Répression  du 19 octobre.

[8] Prisons « nouvelles générations » : Partenariat Public/Privé. Les groupes privés ne se contentant pas seulement de construire (ex : Eiffage ou Bouygues ) mais régiront des aspects de  la vie des détenus.

[9] Dessin d’AdèLE vu sur http://www.justicepourtous.org/

[10] Face à la Police, Face à la Justice:  http://infokiosques.net/spip.php?article538

[11]  Guide du manifestant arrêté :  http://www.guidedumanifestant.org/  

[12] Contribution aux discussions sur la répression antiterroriste :     http://infokiosques.net/imprimersans2.php?id_article=761

[13] Les caisses de solidarité :

http://juralibertaire.over-blog.com/pages/Les_caisses_de_solidarite-2267931.html

 

 


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Pas de répit au palais de justice ! Appel à soutien contre le fichage ADN

Posté par antirepression le 17 janvier 2010

Pas de répit au palais de justice !

Appel à soutien contre le fichage ADN

 

Arrêtées le 10 octobre à Poitiers, A. et S. passeront en procès le 23 février 2010 pour refus de prélèvement d'ADN – ainsi que pour refus de prise d'empreintes et de photos, concernant A.

Condamnée à 500 € d'amende avec sursis et 850 € de dommages et intérêts le 30 juillet dernier pour « bris de sucette JC Decaux », N. se retrouve le 21 janvier 2010 devant la cour d'appel. Le procureur n'en a, une fois de plus, pas eu assez. Peut-être est-ce la relaxe sur le refus de prélèvement d'ADN qui lui est restée en travers de la gorge ? Sans doute, mais aujourd'hui c'est sur cette chose-là que nous nous devons de nous attarder.

 

Le prélèvement d'ADN est devenu systématique à chaque garde à vue, qu'on soit ou non coupable des faits qui nous y conduisent.

Revenons à la création de ce fichier : en 1998, le gouvernement de Lionel Jospin met en place le prélèvement génétique pour les auteurs de crimes et délits sexuels commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Seules 1 300 personnes étaient fichées.

En 2001, le champ d’application s’est étendu aux atteintes graves et volontaires à la vie de la personne (crime contre l’humanité, homicide volontaire, actes de torture, proxénétisme…) ou les atteintes aux biens accompagnées de violence. 23 000 personnes sont alors concernées. Il y a donc création du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), fichier de police regroupant les ADN. La première sanction de refus de prélèvement est prévue : six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende.

2004. Le fichage passe un cap : l'ADN peut être conservé entre vingt-cinq et quarante ans dans le FNAEG, même si la personne n'est pas condamnée. De plus, le fichage s'étend aux crimes et aux délits. Les sanctions de refus de prélèvement sont alourdies : un an d'emprisonnement et 15 000 € d'amende ; deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende en ce qui concerne les personnes condamnées pour crime. Les personnes qui prennent plus de dix ans d'emprisonnement seront aussi obligées de se soumettre au prélèvement d'ADN.

En 2007, le fichier comptait près de 480 000 profils, soit environ 20 000 nouveaux prélèvements par mois.

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès la naissance » : déclaration de Christian Estrosi lors d'une réunion de l'Union européenne le 15 janvier 2007.

En clair, l'avenir du FNAEG est un fichage généralisé et systématique – et il entre dans la logique de l'hypercontrôle et du délire sécuritaire qui envahit de plus en plus nos existences : on recense aujourd'hui plus de 1 300 000 personnes fichées, dont les trois quarts ne sont pas condamnées.

 

Non au contrôle et au fichage de la population ! Nous exigeons la relaxe des militant-e-s poursuivis.

 

Signez et faites signer la pétition sur : http://antirep.free.fr/adn/

 

Rassemblements de soutien devant le Palais de Justice :

    - le 21 janvier à partir de 10h30 : Procès en appel de N. pour « bris de sucette JC Decaux » et refus de prélèvement d'ADN.

    - le 23 février à partir de 16h: Procès de S. et A. pour refus de prélèvement d'ADN (ainsi que refus de prise d'empreintes et de photos pour A.).

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

http://antirepression.unblog.fr/ Contact : antirep@free.fr

tractcontreadn180110.pdf

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Saccage de Poitiers : débats tous azimuts NR 17 janvier 2010

Posté par antirepression le 17 janvier 2010

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Saccage de Poitiers : débats tous azimuts
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Forces de l’ordre, justice, soutiens aux suspects et à leurs familles : les événements qui ont entouré les débordements du 10 octobre ont soulevé de nombreuses questions.

 

 

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Le 10 octobre et ses conséquences restent une source inépuisable de questions. Décryptage alors que se tenait jeudi le procès de cinq jeunes interpellés.

Le samedi 10 octobre 2009, le si tranquille plateau poitevin subissait l'assaut d'une opération commando de toute évidence très bien préparée. D'anti-carcérale, la manifestation annoncée s'était faite antisociale. Tant ces événements que leurs suites continuent de susciter commentaires et interrogations.
> Pourquoi Poitiers ? Poitiers a été confrontée à un déferlement de violence sans précédent. Façades souillées de messages anarchistes, jets d'objets en direction d'une police débordée, vitrines de magasins et de banques brisées rageusement comme des symboles de l'ultra-libéralisme…
Poitiers soudain vulnérable, atteinte dans son intimité. Pourquoi elle ? Ses habitants se rassurent en se disant que le commando ne l'a choisie que parce qu'elle s'est trouvée à la croisée de deux événements : le transfèrement des prisonniers de La Pierre-Levée vers le nouveau centre pénitentiaire de Vivonne (réel point d'achoppement de la manifestation ou simple prétexte ? continuent de s'interroger certains) et le festival des Expressifs au cœur duquel les casseurs savaient qu'ils pourraient se fondre pour échapper aux forces de l'ordre. Le sénateur Alain Fouché a dû sourire en coin. Lui qui, quelques jours plus tôt, se vantait de réclamer l'instauration d'un “ délit anti-cagoule ” se voyait ainsi conforté dans sa revendication par l'actualité elle-même.
> Plus de renseignements ? En sourdine, certains flics disent qu'«il y aura un avant et un après 10 octobre». Plus rentre-dedans, les avocats qui ont eu à traiter les suites judiciaires de cette affaire dénoncent « un fiasco policier ». Il est vrai que, ce jour-là, les policiers étaient moins d'une dizaine pour contenir cette « véritable horde », selon l'expression du commissaire Papineau, patron de la police de la Vienne.
Des forces de l'ordre débordées par une opération surprise ? Donc des services de renseignement défaillants ? Admettons. Mais à dénoncer la défaillance du Renseignement, ne risque-t-on pas de légitimer un renforcement de ses services, un accroissement du flicage, de la surveillance de nos vies ? A moins que, comme certains s'amusent à le laisser penser, l'information ait été volontairement cachée à nos policiers…
> Une justice trop rapide ? Le choix du parquet de Poitiers d'envoyer en comparution immédiate les individus interpellés après le saccage est également vivement critiqué par leurs avocats qui dénoncent « une justice rendue dans la précipitation » et « sous influence ». On se souvient de la venue à Poitiers du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, réclamant des peines exemplaires au moment même où siégeait le tribunal. Si fait. Trois des suspects avaient été envoyés en prison dès le soir même. Leurs familles et amis ont hurlé à la « justice expéditive », leurs avocats répètent depuis que, si à l'époque ils n'ont pas demandé le délai pourtant légal pour préparer la défense de leurs clients, c'est qu'ils étaient persuadés d'obtenir la relaxe.
Une justice sous influence ? Peut-être. Cela démontre au moins qu'elle est toujours prononcée par des hommes, avec leurs sensibilités et leurs faiblesses. C'est penser qu'elle saura aussi entendre la clameur d'une partie de la rue… et les soutiens aux suspects et à leurs familles qui, eux, continuent d'affirmer qu'ils ne sont que les dindons de l'histoire.

Emmanuel Touron

ils ont dit
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Du procès en appel – qui s'est déroulé jeudi matin – de cinq des jeunes interpellés après le saccage du 10 octobre surgissent encore de nombreuses questions.
> « Ce jour-là, s'est souvenu le directeur départemental de la sécurité publique, notre mission était de sécuriser la préfecture et la prison. » Les priorités étaient-elles les bonnes ?
> « J'ai une solide expérience du terrain, a témoigné un commissaire présent sur les lieux. Mais je n'avais jamais vu une manifestation aussi violence. » Le 10 octobre a-t-il traumatisé les policiers ?
> « Je me suis engagé seul en direction des manifestants, a raconté le commissaire divisionnaire. Alors ils se sont retournés, j'ai failli me faire happer par la foule. » Le patron de la police a-t-il fait du zèle ?
> « Je ne suis pas violent, avait déclaré l'un des suspects en garde à vue, mais là, je me suis laissé emporter. » Quelle est l'influence du groupe sur l'individu ?
> « Neuf camions de CRS ! s'est étranglée une avocate en arrivant au palais jeudi dernier. On retombe dans l'état de siège ! » Risque-t-on de tomber dans la parano ?

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Appel du procureur du 14-01-10 (NR 15-01-10)

Posté par antirepression le 15 janvier 2010

Saccage à Poitiers : ils plaident non coupable
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Charles Velghe, Jean-Salvy Comte et Samuel Bastard, ici sur le banc des prévenus de la cour d’appel, ont tous plaidé non coupable hier. Ils connaîtront leur sort le 19 février.

 

 

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La cour d'appel a réexaminé hier le sort de cinq des jeunes interpellés en marge des débordements du 10 octobre à Poitiers. Délibéré le 19 février.

J e n'ai jamais lancé de pierre sur la voiture du commissaire. A la barre, Samuel Bastard a été le premier à s'expliquer sur les faits qu'on lui reproche. Et il a donné la couleur. Comme Jean-Salvy Comte, Léo Clément, Candice Cordonnier et Charles Velghe, Samuel a été jugé et condamné le 12 octobre 2009 en comparution immédiate pour sa participation aux événements qui ont violemment secoué Poitiers en marge de la manifestation anti-prison du 10 octobre 2009.

“ Cette espèce
de lâcheté… ”

Hier, devant la cour d'appel qui rejugeait ces faits, il a plaidé non coupable. Car, a-t-il affirmé, la violence va « à l'encontre de [son] éducation ». Son pote Jean-Salvy, accusé d'avoir lancé un objet métallique vers les policiers, a adopté la même posture : « Je n'ai jamais commis d'acte de violences. » Léo et Candice, interpellés chez un fleuriste, rue Pétonnet, ont affirmé qu'ils n'étaient pour rien dans l'incendie d'un conteneur à ordures rue Jean-Jaurès. Charles a, quant à lui, juré qu'il était venu dans le centre après la manif et n'avait fait que ramasser la fusée de détresse et le masque de plongée saisis dans son sac à dos.
« Moi aussi, j'ai eu 20 ans et des convictions, a commenté l'avocat général. J'ai eu des convictions et je les ai défendues jusqu'au bout. Mais la société a évolué. » Et le magistrat de regretter « cette espèce de lâcheté qui se développe à la barre et qui consiste à nier les évidences en disant “ Je n'y étais pas ” ou “ Ce n'est pas moi ” ». Admettant que ces cinq-là ne faisaient pas partie des meneurs, le parquetier a requis « des peines exemplaires », tant pour « garantir que l'institution judiciaire n'est pas insensible à ce qu'a vécu Poitiers » que pour signifier « à chacun » ce qu'on encourt quand on bouscule les canons de la paix sociale.

Des “ lampistes ”

A l'unisson, les avocats de la défense ont tous plaidé la relaxe de leurs clients. Les uns démentant des affirmations des policiers, les autres dénonçant la fiabilité des aveux signés en garde à vue par les prévenus. Tous répétant que ces gamins ne sont pas les vrais responsables du saccage de Poitiers. « Des lampistes, et nous en sommes tous conscients », a même résumé l'avocat de la Ville, partie civile. Condamnés en première instance à des peines allant de deux mois avec sursis à six mois dont un ferme avec mandat de dépôt, seront-ils tous relaxés par la cour ? Pas sûr. Car, comme l'a déclaré Me Simone Brunet en défense : « Cinq relaxes d'un coup ? Ce sera délicat. Car comment des magistrats pourraient-ils désavouer la police ? »
Jugement le 19 février à 9 heures.

Emmanuel Touron

Le centre-ville en état de siège
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De nombreux fourgons de police stationnaient hier matin aux abords du palais de justice.

 

 

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« C'est pour quoi, tout ça ? » Depuis mercredi soir, la question était sur bien des lèvres. Que ce soit aux abords du palais de justice ou à proximité de Notre-Dame-la-Grande, les fourgons bleus et blancs de la police ne sont pas passés inaperçus. A leur bord, plusieurs dizaines d'hommes, bien équipés, ont stationné jusqu'à hier midi pour « sécuriser » le procès en appel des événements du 10 octobre. Le même type de dispositif avait aussi été déployé ces dernières semaines pour « encadrer » cette fois les manifestations et rassemblements de soutien aux « inculpés ».

Tous filmés !

Hier donc, il y avait foule au palais de justice. Familles, proches et sympathisants des cinq prévenus ont pu assister au procès. Pas tous cependant. Certains sont restés sur les marches et dans la salle des pas perdus pendant les 4 h 30 de l'audience.
Parmi eux, quelques-uns déploraient le fait d'être filmés et photographiés par la police, se souciant de l'utilisation qui pourrait être faite de leur image.
Au final, même si la présidente de la cour d'appel a pris soin dès le début des débats d'en appeler à la sérénité, c'est une fois de plus dans un climat tendu que s'est déroulée cette matinée.
En mettant toutefois cette affaire en délibéré au 19 février prochain, nul doute que les juges poitevins ont voulu se donner le temps de la réflexion. Pour une justice sereine, posée, réfléchie.

J.-M. G

Petits poissons
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Ce 10 octobre 2009, Poitiers la sage, Poitiers la paisible était quelques heures durant la proie de quelque 250 « casseurs » venus d'on ne sait où. Bilan matériel important : 14 vitrines brisées, des monuments tagués, des poubelles incendiées mais aucun blessé à déplorer. L'opération commando, menée au nez et à la barbe de forces de l'ordre en net sous-effectif devait être revendiquée quelques semaines plus tard par un mystérieux groupe « insurrectionnaliste ». Ces professionnels de la violence armée n'ont à ce jour pas été démasqués. En attendant, et parce qu'il fallait bien trouver des responsables, on a désigné quelques jeunes, étudiants ou marginaux, repérés dans ou aux abords de la manifestation. Ils sont de gauche ou militants de la cause anticarcérale, mais casseurs ? Pour l'heure, la justice n'a mis la main que sur de tout petits poissons.

J.-M. G.

Pas de mises en examen par les juges
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Petits poissons

Trois mois après les violences du 10 octobre 2009 à Poitiers où en est l'enquête ? Interrogé à ce sujet, le procureur de la République, Pierre Sennès, s'en tient à une communication millimétrée. Une information judiciaire avait été ouverte pour « provocation à un attroupement armé » et le pôle de l'instruction avait été saisi de ces faits. « Il n'y a pas eu de mises en examen dans ce dossier pour le moment, indique le procureur de la République. Il y a un gros travail d'exploitation technique et d'analyses à faire. » Autrement dit, le millier de pièces saisies après la dispersion de la manifestation est en cours d'analyse. Un travail long pour relever des empreintes digitales ou génétiques sur des masques, des manches de pioches… Il faut aussi compter avec le traitement de tous les documents photographiques et vidéo qui ont pu être récoltés. Les enquêteurs avaient notamment retrouvé un ticket de caisse correspondant à un achat de masques effectué à Rennes.

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Veillée d’armes au palais NR 14-01-10

Posté par antirepression le 15 janvier 2010

Veillée d'armes au palais
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Une centaine de personnes ont répondu, hier, à l’appel lancé par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux.

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Une centaine de personnes ont répondu, hier, à l’appel lancé par le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux.

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Poitiers. Hier, manifestaient les soutiens des cinq person- nes jugées ce matin en appel après les violences d'octobre.

Le déploiement des forces de l'ordre était impressionnant, hier soir, devant le palais de justice alors que se tenait une nouvelle manifestation destinée à soutenir les cinq personnes jugées ce matin, en appel, après les violences commises le 10 octobre à Poitiers.
« Nous sommes là pour prendre date », expliquait un des organisateurs distribuant un texte appelant à la « relaxe pour tous les militants condamnés ».
Cette veillée d'armes devant le palais rassemblait plus d'une centaine de militants. Ils doivent de nouveau se retrouver, ce matin, devant un palais de justice dont les abords seront ceinturés par un important dispositif policier.

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Relaxe pour tous les militants condamnés !

Posté par antirepression le 12 janvier 2010

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce l'actuelle escalade de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

Cette répression et cette criminalisation n'ont pas commencé le 10 octobre 2009 à Poitiers, et n’existent pas seulement dans cette ville : partout en France et dans les autres pays occidentaux, le pouvoir provoque, harcèle, pourchasse et poursuit – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager, ou les punir pour s'être engagés sur le terrain politique.

La liste de ces menées sécuritaires ne cesse de s’allonger depuis des années. Quelques exemples : condamnations très lourdes, jusqu'à quinze ans de prison ferme, pour des militants opposés au G8 à Gênes en 2001 ; condamnation des militants lycéens du 6 juin 2008 à Poitiers ; acharnement policier et judiciaire, avec interpellations musclées et gardes à vue prolongées dans l’« affaire » de Tarnac ; condamnation des militants anti-Otan de Strasbourg à trois ans de prison ferme ; répression et arrestation de lycéens à Reims, Dijon et Rouen en novembre dernier ; rafles, persécutions, expulsion et déportation de « sans-papiers » en tous lieux ; répression des Conti, dont six passent en justice le 13 janvier à Amiens ; répression à EDF-GDF Suez, où 240 salariés sont sous le coup de sanctions allant jusqu'au licenciement pur et dur…

C'est pour toutes ces raisons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux soutient sans distinction tous les militants et militantes inculpés et condamnés.

Les procès à venir dans la région sont :

Le 14 janvier, à partir de 9 heures. Appel du procureur contre six personnes arrêtées le 10 octobre et qui ont été jugées en comparution immédiate le 12 :

- C. : Déclaré coupable de détention de feu d’artifice ; 2 mois avec sursis ;

- S. : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- J.-S. : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- L. : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis ;

- C. : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve, 300 € d’amende pour refus de prélèvement d’ADN et 650 € pour la Mairie de Poitiers ;

Le 21 janvier à 10 h 30. Appel du procureur contre N., condamnée le 30 juillet 2009 à 500 € d'amende avec sursis et 850 € de dommages et intérêts à J.-C. Decaux pour bris de « sucette », et qui avait été relaxée pour son refus de prélèvement d’ADN.

Le 23 février. Procès de S. et d’A., arrêtées le 10 octobre et poursuivies pour refus de prélèvement d’ADN (ainsi que pour refus de prise de photo et d’empreintes, concernant A.).

Devant cette charge répressive pour tenter d’occulter les véritables problèmes (crise sociale, chômage, pauvreté, destruction des services publics…), devant la nature fondamentalement politique de tous ces procès, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe de tous ces militants.

 

Prochains rassemblements à Poitiers :

- mercredi 13 janvier à 18 heures devant le palais de justice ;

- jeudi 14 à partir de 9 heures, toujours devant le palais de justice.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux http://antirepression.unblog.fr/ antirep@free.fr

Comité soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT).

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Redonner “ confiance ” en la justice NR 12-01-10

Posté par antirepression le 12 janvier 2010

Redonner “ confiance ” en la justice
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M embre du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, Jean-François Chazerans réagit à l'article « Un besoin de “ sérénité ” et de “ confiance ” », paru le 6 janvier.
« Comment interpréter ce qu'a dit Dominique Main, le Premier président de la cour d'appel de Poitiers, à l'occasion de la rentrée solennelle, faisant allusion sans les nommer, aux événements du 10 octobre dernier (NR du 6 janvier 2010) : “ La justice, pour bien fonctionner, si elle doit être exigeante envers elle-même, a aussi besoin d'un environnement extérieur propice, elle a besoin de sérénité, elle a besoin d'un minimum de confiance. ” Il a estimé que la “ mise en cause, parfois sans mesure ”, du travail des juges, “ ne sert ni la justice, ni la paix sociale ” ? »

Une sérénité à trouver

« Pensait-il que, comme le notait le Syndicat de la magistrature dans son communiqué du 16 octobre, la justice était “ sous pression sécuritaire ” ? Que l'emballement médiatico-politique, la venue du ministre de l'Intérieur et ses déclarations publiques (“J'espère que la justice sanctionnera, et durement ”) avait encouragé le procureur à proposer des peines extravagantes et aux juges de le suivre ? Que la comparution immédiate avait aussi encouragé des procès sans enquêtes et sans preuves ? Des procès reposant exclusivement sur des témoignages de policiers ? Que la prise systématique de prélèvements d'ADN conduisait à poursuivre et à condamner des personnes dont le seul tort est de la refuser ? Aujourd'hui, trois mois après les faits du 10 octobre, ne pouvons-nous pas être plus “ sereins ” ? […] »

Jean-FrançoisChazerans

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La pression monte au lycée Victor-Hugo NR-CP 12-01-10

Posté par antirepression le 11 janvier 2010

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La pression monte au lycée Victor-Hugo
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Photo Philippe Bonnet
La police a fermement délogé les élèves qui bloquaient l’entrée du lycée Victor-Hugo hier matin. Ce blocus a légèrement perturbé la circulation dans le centre-ville de Poitiers.

 

 

 

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Table ronde annulée

La police a délogé les élèves qui bloquaient l'entrée du lycée Victor-Hugo
à Poitiers hier matin, pour protester contre la réforme ministérielle.

Action, réaction ! Ceux qui ont vu, ou revu, le film Les Choristes dimanche soir à la télévision, ont pu vérifier que ce principe pédagogique est appliqué à la lettre à Poitiers, au lycée Victor-Hugo. Hier matin, le blocus de l'établissement organisé par des élèves opposés à la réforme Chatel (du nom du ministre de l'Éducation) a duré moins de deux heures. Le cadenas des lycéens n'a pas résisté au coupe boulons des forces de l'ordre appelées à la rescousse par la hiérarchie de l'établissement. Et l'occupation des voies de circulation de la rue Victor-Hugo n'a guère duré plus longtemps ; les policiers ont rapidement repoussé tout le monde sur le trottoir. Sans heurts, mais fermement. Bloqué à 8 h, le lycée a rouvert à 9 h 30 et les cours ont repris à 11 h.

“ On veut un lycée à 25 élèves par classe ”

C'est la deuxième fois en moins d'un mois que des lycéens bloquent l'entrée de Victor-Hugo. La précédente tentative, une semaine avant Noël, s'était soldée de la même façon. Les manifestants protestent contre « contre la politique gouvernementale de l'Éducation » en général, et contre la réforme du lycée pilotée par Luc Chatel en particulier. Le retrait de cette réforme figure parmi les principales revendications des lycéens, mais pas seulement. « On veut une vraie réforme, avec un lycée à 25 élèves par classe au lieu de 35 ou 36 aujourd'hui, assuraient-ils hier matin. On demande aussi le retour du BEP et du bac pro en quatre ans au lieu de trois, l'arrêt des suppressions de postes dans l'Éducation nationale et la régularisation de tous les étudiants sans papiers. »
Pour l'instant, à Poitiers, la grogne lycéenne n'a touché que le lycée Victor-Hugo. Une prochaine mobilisation est annoncée pour jeudi prochain, dans le cadre d'un appel national.

Philippe Bonnet

 

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Communiqué lycéens sur les évènements du jeudi 17 décembre au lycée Victor Hugo

Posté par antirepression le 8 janvier 2010

-7h30: une trentaine de lycéens bloque le lycée, il n’y a pas grand monde dehors, les professeurs et les élèves ne sont pas encore arrivés.

-7h45: la patrouille de nuit(une voiture et trois policiers) remarque l’évènement, appelle du renfort et s’occupe de la circulation sur deux voies au lieu de trois.

-7h50: Les lycéens s’amassent à la porte, les professeurs rentrent. La police commence à filmer (ce qu’ils feront tout le long de la matinée). Par le nombre ils débordent sur la route, il ne reste plus qu’une seule voie de circulation. Les lycéens, après demande durement refusée par la police nationale, tentent de bloquer la circulation.  Ce petit jeu dure une demi heure. L’effectif policier est renforcé (environ une quinzaine équipée).

-8h30: Ils essayent de faire partir un feu sur la route pour bloquer la circulation et pour réchauffer l’ensemble des élèves. La police intervient et éteint le feu. Spontanément, un groupe de lycéens plus nombreux bloque la voie de circulation restante en formant une grande chaîne qui s’étend sur le reste de la rue.

-8h35: l’effectif policier se renforce encore, la bac arrive et se poste devant le lycée en compagnie de leur supérieur hiérarchique, le commissaire Papineau.

Quelques minutes plus tard, après de sommaires provocations et après avoir aperçu une fille, bouteille d’alcool à brûler(75cl) à la main, en déverser un peu sur le sol, un policier intervient brutalement et charge sans sommation dans sa direction. Après lui être littéralement rentré dedans elle tombe et lâche sa bouteille qu’il récupère en priorité. Un lycéen a eu le temps de la prendre et de la ramener dans la chaîne. Ça commence à devenir sérieusement tendu, les policiers sont nerveux et la foule s’agite. Puis, il désigne un lycéen que deux agents interpellent violemment « non, non, c’est pas lui, c’est elle », ils le relâchent. Des personnes se mettent autour  de la fille. Trois personnes sont menottées, plaquées au sol et frappées pour, au final, un simple contrôle d’identité. Des lycéens solidaires tentent de s’interposer et subissent en réponse des menaces de la part des forces de l’ordre. Et d’autres sont contrôlés avec, certes, plus de retenue. La police interpelle un lycéen (relâché vingt minutes plus tard) et en violente certains, faces cachées, afin de filmer leur visage. Dans la foulée, les policiers débloquent très violemment le lycée et se placent en haie à l’entrée du bâtiment, position qu’ils tiendront au moins jusqu’à 10h00. Tous les interpellés ont été relâchés faute de chefs d’inculpation.

Les lycéens ont été surpris et très choqués de la répression ultra violente de la police nationale, de là à les arrêter…

Le feu de la colère lycéenne ne s’éteindra pas. Lycéen, si tu te sens concerné, mobilise toi!!!

Publié dans Jeunes, Methodes policieres | Pas de Commentaires »

Le Néolibéralisme réprime et emprisonne, toujours plus.

Posté par antirepression le 8 janvier 2010

Les années 80

    Une logique sécuritaire s'étend chaque jour, qui inquiète jusqu'à certains magistrats, avocats et psychiatres la pétition « l'appel des appels » en particulier), s'abat sur des militants à Poitiers comme ailleurs. Pour en parler, il nous faut faire un petit rappel historique.

Le capitalisme sous sa forme « néolibérale » est passé à l'offensive dans les années 80.

En France, la social démocratie a renié toutes ses promesses en menant une gestion « loyale » du système ( les « années Mitterrand »). Jospin et sa « gauche plurielle » ont privatisé à tout-va avec une auto-satisfaction toujours affichée.

L'implosion des pays dits « socialistes », et le ralliement de leurs directions au capitalisme sauvage a accrédité l'idée d'un capitalisme indépassable.

En France, ce fut la destruction minutieuse et systématique de ce qui avait été appelé « État providence » ou « État social ». Le compromis social issu de l'après-guerre a été jeté aux chiens par les capitalistes et leurs politiciens. L'État s'est recentré sur ses fonctions régaliennes de répression et de domination de classe. La vérité cruelle de l'État bourgeois apparaissait: être au service exclusif de la classe dominante.

C'est devenu le monde dans lequel nous vivons. Le chômage de masse est installé. Les salariés gagnent toujours moins, les jeunes sont toujours plus précaires.

Les capitalistes font des profits les plus faramineux possibles. Les inégalités sociales s'accroissent de façon vertigineuse. Ce profit, maximum et le plus rapidement possible pour une étroite élite, est la seule règle pour les tenants de l'État, de l'État répressif.

Le relatif consensus ancien qui faisait accepter l'ordre capitaliste a disparu. Toute revendication des salariés ou des jeunes est présentée comme insensée, nuisant à la logique économique; les bureaucraties syndicales, spécialistes de négociations sans fin et sans résultat, voient leur influence diminuer.

Tout mouvement social se heurte à une fin de non-recevoir brutale de la part des fondés de pouvoir de la classe dominante. La colère monte; les conflits durs mais isolés se multiplient. Un appareil répressif monstrueux se développe, depuis le surarmement des policiers et le développement de brigades préposées à la provocation jusqu'aux fichages multiples.

Avec Sarkozy, nous connaissons une criminalisation croissante des luttes sociales et une assimilation constante de la jeunesse, des ouvriers immigrés et d'autres à une « classe dangereuse » . Un pas de plus est franchi dans la répression et la mise en cause de nos libertés. Beaucoup de jeunes, d'immigrés et d'autres le vivent ainsi. Et pour eux :il n'y a pas de compromis possible avec l'État.

Les années 2000

Depuis le début des années 2000, les inflexions néolibérales des gouvernements Juppé, Jospin, Raffarin, Villepin et Fillon ont entériné l'idée d'un traitement pénal de la misère et justifié la mise en place d'un arsenal répressif (fichage ADN, extension des garde-à-vue, fichier Edvige sous diverses moutures, systématisation de la vidéo-surveillance) qui réduit les libertés individuelles et participe à l'instauration d'une utopie sécuritaire qui s'enracine dans la société. Cette utopie ignoble n'a qu'un but, faire intérioriser à toutes les catégories d'exclus et de précaires que la seule réponse à leur révolte sera d'aller en prison.

La stratégie du gouvernement est claire: faire de l'extrême-gauche et des anarchistes un épouvantail, un « ennemi de l'intérieur » supplémentaire qui justifie la répression contre tous ceux qui se révoltent contre la logique du capital. Tous les inculpés du 10 octobre, en ont fait les frais. La répression sauvage et le battage médiatique qui ont précédé la venue du ministre Hortefeux à Poitiers ont instauré un climat de tension. Ce climat, dont le but affiché était de justifier un état d'exception ou d'exemplarité, a conduit nos camarades en prison. Il s'ajoute à la « guerre privée » que mène les forces de police de Poitiers contre la jeunesse militante de Poitiers, tout particulièrement les militants libertaires. Privatiser la répression, médiatiser la sécurité, tel est devenu le mot d'ordre des politiques néolibérales.

Le pouvoir et les médias ont toujours cherché à mettre en scène cette violence sous une forme spectaculaire, aliénée et désespérée. Les médias opèrent une sélection sociale de l'information et cherchent à renvoyer à l' « opinion publique » des signaux rassurants ou effrayants sur l'état de la société. Les révoltes sont assimilées à la déraison.

Tant qu'une presse alternative pluraliste et foisonnante n'existera pas- on en voit quelques possibilités sur Internet et dans la presse papier-, la presse existante gardera un rôle d'information impossible à ignorer-impossible d'accepter sans critique non plus ce qui y est écrit.

Les nouveaux autonomes : nouvelle avant-garde auto proclamée?

Quelques mots sur ce qui s'est passé à Poitiers, le 10 octobre. L'action de quelques dizaines de personnes (bris de vitrines, etc…) squattant une manifestation de quelques centaines de personnes a eu un écho national. Cette action eut un caractère extrêmement minoritaire et limitée dans les revendications qu'elle porte.

Les groupes désignés par l'État comme « anarcho-autonomes » comme responsables s'abstinrent volontairement, les jours et les semaines suivantes, d'en expliciter le sens. Cela donna lieu à une véritable spéculation dans l'interprétation et laissa le champ libre au gouvernement pour alimenter les fantasmes sur une « ultra-gauche » potentiellement « terroriste », (invention étatique réalisée depuis l'affaire des emprisonnés de Tarnac). Puis il y eut un communiqué dans le Monde où des « coucous » revendiquaient leur action. Sans un mot pour la population poitevine. Sans un mot pour les manifestants qui virent leur action dévoyée par des groupes peu nombreux, masqués, organisés et muets. Seul importait à ces para-militaires « autonomes » de faire un pied de nez à l'appareil répressif.

La répression s'était s'abattue sur un certain nombre de nos amis.

Quelques mots sur ceux de ces « autonomes » qui permettent par leurs écrits d'en dire quelque chose. Prenons un ouvrage de référence, cité et critiqué dans les milieux « autonomes » tel que “l'Insurrection qui vient”. C'est certes un contre-point théorique à la vision médiatique de la violence. Ils proposent la description d'un capitalisme qui serait déjà mort, sans démontrer cette affirmation originale. Ils proposent l'anonymat le plus strict avant de multiplier les interviews au Monde. Ils participent de la mise en spectacle de la société, posant le commun des mortels en spectateurs passifs de leurs « prouesses ». Dans leur imaginaire littéraire débridé, ils participent à l'occultation des raisons matérielles et historiques des inégalités et des luttes sociales.

« Tourner l'invisibilité en position offensive! » proclame “l'Insurrection qui vient”. Il ne s'agit plus seulement d'éviter d'être identifié pour ne pas être dominé, il s'agit de s'auto-ériger en tenants de la nouvelle guérilla urbaine. « Il y a ceux qui s'indignent et ceux qui s'organisent », ou comment se comporter en avant-garde, en se libérant des contraintes historiques et autoritaires de la notion d'avant-garde , avec une pédagogie approximative et abrutissante. Être les disciples éclairés de la révolte au milieu de la cohorte des crétins aliénés, pour reléguer la lutte des classes à une « dérive idéologique », à un réflexe d'auto-conservation.

D'autres courants de « l'autonomie » proposent surtout de « vivre dans les interstices de ce système » pour échapper à sa logique mortifère. Ce peut être un choix personnel, familial ou communautaire, extrêmement riche parfois, mais ce n'est pas, en soi, un choix politique, selon nous. La phase du capitalisme actuel est celle d'une marchandisation des vies et des corps comme l'Humanité n'en a probablement jamais connu. Vivre en marge du capitalisme, reste être dans les logiques de profit qui ont pénétré partout (même si c'est pour les dénoncer tous les jours).

Pour notre part, la lutte des classes, en devenant toujours plus consciente et plus organisée démocratiquement pour renverser un jour ce système d'exploitation, doit rester un objectif et le moyen de l'émancipation.

Le débat, sautant qu'il sera possible, se poursuivra avec des courants anarchistes, communistes libertaires et autonomes.

Construire un mouvement de subversion du capitalisme qui soit hégémonique.

 

Avec les déçus des échecs des mouvements sociaux, des stratégies des bureaucraties syndicales et des partis institutionnels, nous voulons contribuer à forger une alternative et une stratégie politique.

Nous défendons l'idée que la transformation sociale se fera par l'irruption de la masse des exploités et des opprimés sur la scène politique, là où se décide leur avenir, non pas par l'action minoritaire de quelques petits groupes insurrectionnels.

Les syndicalistes radicaux et sourds aux avertissements des bureaucrates syndicaux, les ouvriers immigrés actuellement en grève, les faucheurs d'OGM, les jeunes qui refusent de plier l'échine devant les provocations policières décidées au plus haut niveau sans se laisser aller à une guerre privée perdue d'avance face à l'appareil répressif, telles sont des formes de la vivante radicalité à visage découvert qui nous semblent montrer qu'un autre monde se construit.

Cela nous semble prouver que des luttes convergentes, massives, démocratiquement organisées sont possibles et peuvent être victorieuses demain.

Aujourd'hui, le capitalisme dans sa phase néolibérale, est en crise. Contrairement à ce que des adorateurs de ce système annoncent, cette crise s'annonce pire cette année nouvelle. Plus de chômage, plus de précarité. Plus de détermination de l'Etat, personnifié par Sarkozy, à faire payer la crise uniquement aux classes populaires et à continuer à tout faire pour protéger les surprofits des banques et des grandes entreprises, des capitalistes. C'est une répression accrue qui sera, dans cet objectif, mise en œuvre par le pouvoir. C'est une criminalisation systématique des mouvements sociaux qui va s'accentuer. C'est là l'importance que nous donnons à ce comité « antirépression »et aux comités du même type qui existent en France.

Texte écrit à partir de l'élaboration collective de quelques militants du NPA de Poitiers.

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Considérations sur les dynamiques antirépressives

Posté par antirepression le 7 janvier 2010

            Au mois de Janvier comparaitront six personnes dans la lignée des “Évènements” du 10 Octobre où “émeutes” et “saccages” sont venus décorer les paroles, habiter les cris d'une Réaction qui ne dit pas son nom, arborant ici un précieux trompe l'œil, à l'image de la fresque découverte sur le mur de l'Unité de Vie Familiale de la prison de Vivonne.

            Le 5 Janvier à Limoges, le 14 à Poitiers, entre procès et appels, la triste mécanique du système judiciaire se réenclenchera, encore, un peu comme une tentative désespérée de respirer après avoir abondamment bu la tasse, il y a trois mois de cela.

            Il y a trois mois de cela, 118 détenus se voyaient transférés au centre pénitentiaire de Vivonne, acclamé pour sa modernité, ses filets anti-aérien et son isolement perfectionné.

            Il était évident que ce genre de choses ne se passerait pas dans un silence béat. Ce que l'on entend dans l'humanisation de la taule, comme adjectif de sa modernisation, n'est pour nous qu'un approfondissement de ses mécanismes de dépossession.

            Face à la séparation spécifique de cet enfermement et les dispositifs de gestion qui en découlent, intra et extra muros, il n'y a pas de résignation possible.

            Lutter contre les taules, mettre en commun des caisses antirep, se retrouver à un rassemblement ne peut être qu'une simple affaire de soutien, cela se doit d'être un conglomérat d'offensives en tout genre et ainsi, signifier le dépassement d'une léthargie larmoyante, d'une léthargie défensive qui ne peut survivre à ses contradictions.

            Ces contradictions, dont le phénomène s'exhibe dans les collectifs citoyennistes tel que “Justice pour tous”, ne sont que la démonstration de leur incapacité à se défaire du schéma d'un système répressif qu'ils critiqueront occasionnellement, se référant alors aux valeurs d'une hypothétique démocratie républicaine, jusqu'à venir pleurer une vraie justice contre les vrais coupables. L'innocentisme qu'ils portent, celui qui prône le juste bâton, est simplement antagonique avec nos volontés de décupler les puissances traversant l'antirepression, puissances qui se croisent sur les termes d'une conflictualité totale et avouée face à l'Ordre des choses, sans aucune réclamation ou amendement à leur jeu des plus grotesques.

            Nous ne voulons simplement rien d'eux. Il n'y a pas d'attitude défensive à tenir, dans l'espoir de reculer un peu moins vite, mais au contraire une nécessité à se mouvoir dans les termes d'une prise en acte de nos forces et des possibilités qu'elles invitent. Les dynamiques de l'antirepression ne sont pas basées sur une quelconque volonté d'apaisement de la conflictualité latente mais bien sur nos capacités à éviter, esquiver et, parfois, affronter la répression comme mécanisme logiquement instruit par ce qui nous est ennemi.

            L'antirepression n'est pas antirepression. Cette appellation, qui a priori formule une limite propre, se voit dépassée, de fait, par ce que “l'antirepression” représente dans le plan de consistance que l'on se doit de saisir : un point de rencontre. Se retrouver à une réunion, discuter ensemble, rire de quelques situations cocasses face à la police, partager des techniques d'esquive et d'affrontement comme on nourrit notre rencontre de ses forces constitutives. La mise en pratique, ensemble, dans quelconque situation, de ces techniques désormais commune formule le dépassement de la limite a priori de l'antirepression, qui ne l'est plus seulement de par ce fait- là même.

            Alors les choses se tiennent et nous aussi, on se serre, on se tient.

            Et ça, ça vaut le coup de le pousser, parce que nous sommes bien trop à savoir que la vie qu'ils nous voudraient, entre Ecole, Prison, Travail, Retraite, Taudis et Vacances, ne doit plus durer et qu'on est bien décidé à la saboter, coûte que coûte.

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Des élus socialistes réinventent une sécurité de gauche LE MONDE | 02.01.10

Posté par antirepression le 3 janvier 2010

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iscrètement, une politique de sécurité spécifique à la gauche s'élabore dans des communes dirigées par des élus socialistes. Le PS, qui peinait jusqu'ici à élaborer un discours global sur cette thématique chère à la droite, entend désormais s'appuyer sur l'expertise de ses élus locaux pour construire une politique crédible. Depuis dix ans, les responsabilités des maires en matière de sécurité n'ont cessé de croître : la loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 leur a donné une fonction centrale dans le domaine de la prévention. Décryptage de quatre politiques locales “de gauche”.

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Aulnay-sous-Bois et la “riposte graduée”. Cette ville de Seine-Saint-Denis avait été l'une des plus touchées lors des émeutes de l'automne 2005. Elle avait connu de brutales montées de tension en 2006 et 2007 - jusqu'à la découverte d'engins explosifs visant les policiers et les pompiers. La mairie a mis en place un dispositif de “riposte graduée”.

D'abord des médiateurs immergés dans les quartiers, connaissant bien les jeunes, capables d'assurer un travail de prévention de long terme. En cas de tensions, la mairie peut les faire intervenir de manière groupée. “Si on est alertés sur des risques d'incidents, par nos relais dans les cités, on peut envoyer une dizaine de médiateurs. Par leur présence physique, ils désamorcent la plupart des affrontements”, explique le maire, Gérard Ségura.

Si les médiateurs ne suffisent pas, c'est la police municipale qui est envoyée. Et, enfin, seulement en cas d'échec des municipaux, la police nationale. “Notre idée, c'est que la police intervienne le moins possible”, souligne le maire. Pour gérer ce dispositif, une “cellule de veille” a été mise en place pour assurer la coordination entre les différents intervenants et faire remonter l'information. “C'est la meilleure façon d'anticiper les problèmes et de les traiter à la racine.”

En 2008, les violences urbaines ont chuté de plus de 20 %. Mais l'équilibre reste instable : depuis quelques mois, avec la crise sociale, la mairie s'inquiète de voir des nouveaux “signes de tensions” avec des “jeunes touchés par un chômage endémique”.

Lyon et la “prévention situationnelle”. Depuis plusieurs années, la municipalité socialiste assume une politique locale de sécurité. “C'est une valeur de gauche, notamment parce que les premières victimes sont les plus fragiles”, argue Jean-Louis Touraine, premier adjoint du maire, Gérard Collomb. La majorité a fortement accru les effectifs de sa police municipale (400 personnes aujourd'hui). Elle développe aussi la vidéosurveillance (220 caméras prévues d'ici à 2014) mais en l'accompagnant de la mise en place d'un “collège éthique” chargé de conseiller les élus et de répondre aux réclamations des particuliers.

“C'est notre méthode pour être efficaces sans être liberticides”, résume M. Touraine. De façon plus originale, la municipalité s'est engagée dans ce que les spécialistes appellent la “prévention situationnelle”, c'est-à-dire l'adaptation de l'urbanisme aux problèmes de sécurité. “On travaille sur l'éclairage, sur le choix de la végétation, sur les espaces publics mais aussi sur la mixité sociale et les flux de circulation pour anticiper les problèmes d'insécurité”, note l'adjoint.

Aubervilliers et les “citoyens référents”. Deux cents habitants venus assister au conseil municipal, un record. La réunion exceptionnelle sur la “sécurité”, les “préventions” et la “tranquillité publique”, organisée le 19 novembre par Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a attiré la foule. “Je n'ai aucun tabou à aborder ce sujet. Le droit à la sûreté est un droit constitutionnel”, affirme M. Salvator, qui a ravi la mairie aux communistes en 2007.

L'équipe organise, une fois par an, des réunions sur la sécurité dans chaque quartier. Des élus effectuent régulièrement des maraudes nocturnes pour aller rencontrer les jeunes qui traînent dans les espaces publics. “On se fait insulter une fois, deux fois, trois fois. Mais après, on réussit à établir un dialogue”, explique le maire.

Surtout, des “citoyens référents”, bénévoles, dotés d'une assurance et de téléphones portables, ont été désignés dans cinq quartiers pour alerter la municipalité des faits d'incivilité et de délinquance. Leur mission est de faire remonter l'information plus rapidement pour améliorer les délais de réponse. Ils permettent aussi un meilleur accompagnement des victimes. “Rien n'est plus terrible que l'impuissance publique. Dans des villes comme les nôtres, les habitants ne supportent plus qu'on leur dise que c'est la faute d'autrui, que c'est à cause du maire, du préfet ou du ministre que rien ne change.”

Toulouse et l'”office de la tranquillité”. Ancien commissaire de police, Jean-Pierre Havrin avait popularisé le concept de “police de proximité” mis en oeuvre par le gouvernement Jospin entre 1997 et 2002. Cette approche avait été abandonnée par Nicolas Sarkozy, lequel avait limogé M. Havrin de son poste de directeur départemental de la sécurité publique.

Devenu, en 2008, adjoint au maire socialiste de Toulouse, Pierre Cohen, l'ancien commissaire porte aujourd'hui un programme de “tranquillité publique”. “Notre logique d'évaluation est totalement différente de celle défendue par Sarkozy, explique M. Havrin. On ne va pas compter le nombre de PV dressés chaque jour mais mesurer l'indice de satisfaction des habitants, ce qui n'a rien à voir.”

La police municipale (220 agents) a été décentralisée dans cinq quartiers. Chaque équipe de dix fonctionnaires est dotée d'un téléphone portable dont le numéro a été communiqué aux habitants pour qu'ils puissent la joindre n'importe quand. En complément, la mairie a créé un “office de la tranquillité” destiné à répondre, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, aux appels des habitants, notamment lorsqu'ils sont confrontés à des incivilités. “Aujourd'hui, le 17 est saturé et nos concitoyens ont pris l'habitude de ne plus avoir de réponse à leurs demandes après 17 heures”, constate l'élu.

Les appels sont pris en charge par des “régulateurs” qui agissent sur le même modèle que ceux des urgences médicales : soit en décidant d'une intervention immédiate de médiateurs ou de la police municipale ; soit en proposant une intervention différée lorsque l'urgence est moins marquée. “Sur ces questions, la crédibilité ne se gagne pas dans les discours mais dans les actes du quotidien”, résume M. Havrin.

Luc Bronner

Article paru dans l'édition du 03.01.10

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Police : ça n’ fait rien, nous vivons un temps bien singulier…

Posté par antirepression le 3 janvier 2010

Témoignage sur un ensemble de faits survenus le 29 avril 2009 entre 15 et 16 h 30 en gare de Bordeaux St Jean.

De passage à Bordeaux, j’attendais un train qui me ramènerait à Poitiers. A mon entrée dans le hall, j’avais constaté que six policiers contrôlaient l’identité de jeunes assis par terre qui eux aussi attendaient leur train.

L’attente se faisait d’autant plus longue que les TGV en direction de Paris subissaient un retard dû à un problème situé, d’après les panneaux d’affichage, vers Tours… N’ayant rien d’autre à faire que regarder ce qui se passait autour de moi, il ne me fut donc pas difficile de constater que les forces de police déployaient une stratégie concertée, précise se voulant efficace…

Ils repéraient un susceptible «délinquant potentiel»… Il était jeune, noir ou asiatique, en tout cas étranger… Avait-il ses papiers ? était-il en règle ? Avait-il commis quelque larcin, était-il recherché ??? Ils se concertaient discrètement autour de leur chef, encerclaient leur « suspect », en faisant bien attention qu’il ne puisse s’échapper…

Ils lui demandaient alors ses papiers [1] à ce “suspect d’être très bronzé”… Et pour éviter, lors d’une future procédure judiciaire éventuelle, de se faire jeter par les tribunaux pour contrôle d’identité au “faciès”, peut-être aussi pour éviter les réactions du style «pourquoi moi ?» : ils demandaient aux «bons français normaux» autour, de présenter les leurs.

Évidemment, les papiers pris à la cantonade étaient rendus après une lecture rapide [2]. Mais le permis de conduire du «grand jeune black avec plein de sacs de voyage [3]» a fait l’objet d’une interrogation des fichiers des personnes recherchées (et d’autres certainement, désolé, je ne suis pas un spécialiste !). Et puis… On lui a rendu ses papiers… Alles Klar ! [4]

J’étais vingt mètres plus loin… « Pas de pot pour moi», à ma droite (juste à côté, y a pas idée !) il y avait un homme de type asiatique (comme on dit dans la police… Vous voyez : on s’habitue !)… Et le stratagème a recommencé.

Les Flics et Fliquettes (désolé, ceux-là, je ne peux pas les respecter !) ont demandé ses papiers à ce «Monsieur» à moi et à quelques autres (dont une jeune fille aux habitudes vestimentaires pas trop BCBG, sait-on jamais si l’on pouvait faire d’un encerclement, deux coups !).

Après une lecture extrêmement rapide de ceux-ci, nos papiers nous ont été rendus. Le «Monsieur» avait un passeport en règle (ce fut encore vérifié par appel au fichier !). Comme j’ai fait remarquer à la Fliquette qui m’avait tancé, que c’était la première fois de ma vie que je subissais un contrôle d’identité et que je trouvais leurs méthodes pour le moins particulières, la jeune fille (pas BCBG) est passée comme nous au travers du filet (filet du contrôle : car elle non plus n’avait, j’en suis certain, rien à se reprocher).

Après cet épisode un tantinet contesté, les flics ont disparu comme une volée de moineaux, allant sans nul doute commettre d’autres « forfaitures légales » hors de notre vue.

Avec mes amis, j’ai bien tenté de parler de ce qu’elles venaient de vivre avec les personnes qui étaient autour de moi, en gros seul un couple d’anglais trouvait que l’usage de telles méthodes pouvait être assimilé à une grave atteinte aux libertés individuelles. Les autres étonnées, sous le choc, restaient sur le retrait ou parlaient du retard des trains et de la SNCF qui informait mal ses usagers (ce qui, en comparaison bien que mineur, est vrai aussi !)…

A l’avenir, dans un hall de gare, les autres témoins éviteront certainement de se placer à côté d’un noir, d’un asiatique, d’un « suspecté étranger » ou d’un jeune un peu trop décalé. Comme le dit Laurent Mucchielli, la police instaure : «La frénésie sécuritaire, frénésie qui a pour premier objectif d’installer un climat de méfiance et de peur afin de faire taire toute révolte, toute contestation».

Moi, j’ai honte de mon gouvernement et de ma police…

La politique du chiffre imposée par nos gouvernants, relayée par la hiérarchie préfectorale, imposée aux policiers par leur hiérarchie entraine ce genre de violence (car c’en est une !) exercée par la police à l’encontre des français. Comme le disait Georges Brassens en 1966 dans « l’épave » : Ça n’ fait rien, nous vivons un temps bien singulier !

En tout cas, pour moi, si l’on ne veut pas vivre un jour sous un régime policier, il est vraiment temps de se réveiller !

Extrait de L’épave

Le r’présentant d’ la loi vint, d’un pas débonnaire.

Sitôt qu’il m’aperçut il s’écria : “Tonnerre !

On est en plein hiver, et si vous vous geliez !”

Et, de peur que j’ n’attrape une fluxion d’ poitrine,

Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.

Ça n’ fait rien, il y a des flics bien singuliers…

Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,

Moi, dont le cri de guerr’ fut toujours : “Mort aux vaches !”

Plus une seule fois je n’ai pu le brailler.

J’essaye bien encor, mais ma langue honteuse

Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.

Ça n’ fait rien, nous vivons un temps bien singulier…

Georges Brassens (1966 - Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 10)

_____________________________

[1] Certaines gares sont déclarées zones internationales ce qui permet à la police de contrôler l’identité des personnes sans flagrant délit de celles-ci. Je sais que la gare de Poitiers et son parking sont dans ce cas, selon toute vraisemblance la gare de Bordeaux a le même statut.

[2] Dans le premier lot il y avait même un jeune à qui l’on donnerait sa fille sans inquiétude, qui ne les avaient pas, lui, ses papiers… Il a présenté sa carte bleue et ça a suffit. C’est incroyable, mais je vous jure que c’est vrai !

[3] Étonnant quand même dans une gare d’avoir des gros sacs de voyage !

[4] Comme on disait à une certaine époque : tout est clair… Tout était rentré dans l’ordre !

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Trois militants de Segi refusent un « stage de citoyenneté » Semaine du 28/12/2009

Posté par antirepression le 30 décembre 2009

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Les trois membres de Segi interpellés pour vol de drapeaux français le 11 novembre dernier ont indiqué lundi qu’ils refuseraient d’effectuer le « stage de citoyenneté » proposé par le médiateur de la République de Bayonne en guise de sanction. Dans un communiqué de presse, les trois militants basques, poursuivis pour « vol en réunion », ont estimé que « ce stage n'est rien d'autre qu'un outil pour transmettre les valeurs de la République française ».Andoni Anetas, Antton Rouget et Aintza Zufiaurre considèrent cette proposition « comme une provocation ». « Ils savent très bien pourquoi nous avons retiré ces drapeaux et ce que représente notre geste. Ce stage, d'une durée de deux jours, a pour objectif de montrer ce qu'est être un bon citoyen français. Ce genre de stage n'a aucun sens et nous n'avons pas de leçons à recevoir de leur part ! » indique le communiqué.
Parallèlement, le communiqué indique la mise en place d’une « campagne » afin de « rencontrer tous les acteurs de la jeunesse et de mener conjointement une réflexion » sur les « attaques incessantes à l'encontre de la jeunesse ».

Les trois militants de Segi ont été arrêtés en flagrant délit de vol de drapeaux le 11 novembre sur le monument au mort d'Ustaritz.
Selon les enquêteurs, qui surveillaient les lieux, ce type de vol est fréquent au Pays Basque lors de commémorations nationales.

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Plan de bataille pour protéger les écoles de la délinquance Christophe Cornevin Le Figaro 30/12/2009

Posté par antirepression le 30 décembre 2009

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Un nouveau dispositif, jusque là tenu confidentiel, vise à limiter les intrusions dans les établissements et à dissuader les revendeurs de drogue.

 


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Jusqu'alors tenu confidentiel, le nouveau dispositif imaginé par les gendarmes pour protéger les écoles en proie à la délinquance fait ses preuves. Baptisé SAGES - Sanctuarisation globale de l'espace scolaire - et porté à la connaissance du Figaro, ce plan de bataille s'inscrit en droite ligne d'une volonté exprimée par Nicolas Sarkozy le 18 mars dernier à Gagny, où une dizaine de jeunes encagoulés et armés avaient mené une expédition punitive dans un lycée professionnel. «Je n'abandonnerai aucune parcelle de notre pays à la logique des bandes, des caïds, avait alors lancé le chef de l'État. Notre pays doit enrayer les phénomènes de bandes et de haine dirigés contre deux piliers de la République, l'école et la police .» Dans la foulée, les experts avaient repéré une centaine d'établissements touchés par les intrusions pour mieux les sanctuariser.

«En matière de prévention, beaucoup de choses ont déjà été mises en place de manière empirique mais la spécificité du bassin d'implantation de chaque établissement était négligée, remarque le lieutenant-colonel Samuel Dubuis, chef du bureau de la sécurité publique à la direction générale de la gendarmerie. Pour lutter en profondeur contre les trafics et la violence qui minent la vie scolaire, il a fallu trouver une nouvelle coordination de notre action qui parte du cœur même de l'établissement jusqu'aux quartiers où se replient les voyous…»

Selon une rigueur de raisonnement toute militaire, les gendarmes se sont attaqués au fléau en dessinant trois cercles concentriques : au sein même de l'établissement, des gendarmes chargés de la prévention de la délinquance juvénile se rapprochent des chefs d'établissement, des associations de parents et des élèves pour évoquer le péril de la drogue, des jeux dangereux, d'Internet ou encore du racket. Ne disposant pas d'une qualification d'officier de police judiciaire, ces militaires repèrent aussi les profils déviants. Ils deviennent alors des «capteurs» de délinquance implantés dans l'école, qui transmettent leurs informations à des collègues déployés en un deuxième périmètre, aux abords de l'école. Là, des réservistes en uniforme de la gendarmerie organisent des patrouilles très visibles aux «heures de pointe» et tissent des liens avec des parents qui pourraient leur livrer des informations. Des brigades de recherches en civil et en voiture banalisées se mettent en planque et détectent les fauteurs de troubles, les identifient et bâtissent des dossiers photos.

«Les abords de l'école sont le théâtre de violentes pressions psychologiques, insiste le lieutenant-colonel Dubuis. C'est là que les bandes se forment, que la drogue s'écoule, que le vandalisme et les rackets s'exercent. Ce travail de renseignement permet de comprendre pourquoi des jeunes a priori sages à l'école deviennent enragés dès qu'ils en sortent.»

Les procédures de surveillance sont alors transmises à des gendarmes mobilisés dans un troisième cercle, où vivent retranchés les voyous. «Il s'agit de frapper de manière très ciblée ceux qui ont été identifiés, de les harceler, de gêner les gêneurs, note-t-on à la direction générale de la gendarmerie. Ainsi, des opérations ponctuelles se multiplient sur les lignes de bus aux heures où elles sont empruntées par les racketteurs ou les dealers.» De subites missions de sécurité routière fleurissent aux pieds de leurs immeubles, où ils circulent en scooters. Et les terrains de jeux, bars et autres zones d'errance sont quadrillés jusqu'à ce que les interpellations interviennent.

 

Fonctionnement à plein régime

Sur le terrain, le dispositif SAGES avance à marche forcée. Après une directive en fixant le cadre dès le 24 juillet, cette stratégie est déclenchée depuis le 23 septembre dernier. Elle cible douze établissements, quatre lycées et huit collèges, dans le Bas-Rhin, l'Oise, les Côtes-d'Armor, la Moselle, les Vosges, le Rhône, le Vaucluse, l'Essonne ou encore l'Ain. Une «note express» du 8 octobre a demandé aux gendarmes d'y «démanteler au minimum un réseau de trafic de drogue d'ici à la fin de l'année». La tactique fonctionne à plein régime, permettant d'interpeller une vingtaine de trafiquants aux abords d'un lycée de Rillieux-la-Pape, de saisir plusieurs kilos d'héroïne et de cannabis aux portes d'un lycée de Noyons ou encore de neutraliser de gros revendeurs alimentant des lycéens à l'Isle-sur-la-Sorgue. «En moyenne, un trimestre peut suffire pour désosser un réseau», assure le lieutenant-colonel Dubuis.

Fort de ces succès, le système devrait monter en puissance en 2010, sachant que 184 écoles ont été classées à risques par les services spécialisés. Selon nos informations, les stratèges de la gendarmerie réfléchissent désormais à adapter la recette à une autre population vulnérable, celle des personnes âgées.

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Policiers et gendarmes aux côtés des proviseurs Le Figaro 29/12/2009

Posté par antirepression le 30 décembre 2009

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Des policiers municipaux devant un collège des Hauts-de-Seine en 2002.

Des policiers municipaux devant un collège des Hauts-de-Seine en 2002. Crédits photo : Le Figaro

Des policiers et gendarmes d'un genre nouveau sont en train de voir le jour : les «référents sûreté». Ils ont la charge de venir en aide aux chefs d'établissement qui connaissent des problèmes de sécurité.

À une époque où les forces de l'ordre doivent sacrifier des cohortes d'effectifs sur l'autel de la rigueur, des policiers et des gendarmes d'un genre nouveau voient le jour. Nés de la loi sur la prévention de la délinquance de mars 2007, les «référents sûreté» se propagent à travers le pays afin d'anticiper des actes de malveillance. En d'autres termes, faire en sorte que le volume de délinquance à gérer soit moindre dans les années à venir. Prévenir, pour avoir à guérir le moins possible. Formés en commun pendant quatre semaines à l'école de police de Gif-sur-Yvette, ces techniciens viennent déjà au secours des chefs d'établissement en proie aux problèmes d'intrusions et de violences. «Ces derniers, qui ne voulaient entendre parler que de pédagogie ont rééquilibré leur discours, prenant plus en compte la notion de sécurité», se félicite le lieutenant-colonel Bigot, au service des opérations et de l'emploi à la direction générale de la gendarmerie.

 

Influer sur l'urbanisme

Depuis un an, 86 gendarmes et 120 policiers experts passent au crible les écoles, collèges et lycées aux côtés des chefs d'établissement, diagnostiquant la délinquance qui l'environne et proposant des solutions très concrètes pour améliorer l'éclairage des zones sombres, l'implantation des caméras de vidéosurveillance, pour détecter les failles dans les murs d'enceinte de l'école ou encore limiter les points d'accès pour mieux les contrôler. Précieux pour sanctuariser les écoles, ces conseillers techniques en uniformes influent aussi sur l'urbanisme qu'ils souhaitent modeler à la marge pour éviter la fixation d'abcès de délinquance, comme ceux qui pourrissent la vie les grands ensembles édifiés dans les années 1970.

De plus en plus, ces référents sont sollicités sur les plus grands projets d'aménagement urbains, où les études de sûreté sont obligatoires. Ainsi, les maîtres d'ouvrage planchant sur les futurs ensembles commerciaux, complexes hospitaliers ou sportifs et autres installations culturelles de grande ampleur, travailleront aux côtés de policiers et de gendarmes. Dernier exemple en date : la gendarmerie a décrypté les possibles écueils du World Trade Center-Airapolis, l'immense centre d'affaires qui poussera d'ici à 2011 à Roissy-en-France. «Prévenir la malveillance dès la construction d'un bâtiment ou d'un ensemble d'habitations est un défi que nous devons relever», martèle un fonctionnaire. L'avenir du maintien de l'ordre passera donc aussi par l'analyse des planches d'architecte.

Dès 2010, chaque département français disposera de deux référents sûreté afin de relever ce défi stratégique.

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Les conseillers de sécurité entrent en milieu scolaire NR 27-12-09

Posté par antirepression le 27 décembre 2009

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Les conseillers de sécurité entrent en milieu scolaire
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Photo NR d’archives, Jérôme Dutac
Dix personnes constitueront des équipes mobiles de sécurité dans les établissements scolaires de la région.

 

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Au moment où le nombre d'enseignants régresse, le gouvernement place
des gendarmes retraités dans les établissements scolaires. Explications.

A la retraite depuis quelques mois, l'ex-commandant de gendarmerie Philippe Gouty vient de se voir confier une nouvelle mission. Il va devenir une pièce centrale du nouveau dispositif imaginé par le gouvernement pour surveiller les cours d'écoles et les préaux. Dans le texte, conseiller sécurité du plan de sécurisation des établissements.
Sous les ordres de la rectrice, Philippe Gouty recrute et forme actuellement les personnels qui composeront les équipes mobiles de sécurité. Une dizaine de personnes, « issues de différents ministères », qui seront à terme placées dans les quatre départements de la région.

Diagnostic sécurité
et vidéosurveillance

Contacté hier, Philippe Gouty explique qu'il travaillera « sous les ordres de la rectrice, et en appui des chefs d'établissements qui le souhaiteront. Notre tâche sera de faire de la prévention afin de réduire les tensions en établissant un diagnostic sécurité, en liaison avec la police et la gendarmerie ». L'ex-militaire refuse d'y voir une nouvelle mesure sécuritaire de la part du gouvernement. « La mise en place de notre équipe permettra de poser un œil neuf sur certaines tensions, certaines addictions ou mêmes des intrusions dans les établissements. » Il cite l'exemple de la vidéosurveillance, souvent évoquée par le ministre mais aussi sujette à controverse.
De son côté, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, fermement opposé à cette initiative, indique que « le gouvernement fait la promotion de moyens structurels de répression de la jeunesse, à l'échelle nationale », et accuse le gouvernement de « casser les velléités de revendications et de protestations » des élèves.

Mario Raulin

 

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Le mur de la prison tagué NR 26-12-09

Posté par antirepression le 26 décembre 2009

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Le mur de la prison tagué
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Photo NR, Patrick Lavaud
 

 

Photo NR, Patrick Lavaud
Les employés de la ville ont fait disparaître les traces des tags apparus jeudi en fin de matinée.

 

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Poitiers. A droite de l'entrée principale de La Pierre-Levée,
des inscriptions ont été taguées en souvenir du 10 octobre.

Dans la nuit de mercredi à jeudi une ou plusieurs personnes ont tagué le mur de la maison d'arrêt de La Pierre-Levée à Poitiers. A droite de l'entrée principale, on pouvait lire ceci : « Nous ne nous rendrons jamais car nous préférons mourir sous vos balles que de votre temps. Nique la police. 10 octobre. » Cette date fait référence aux émeutes du 10 octobre dernier où le centre-ville de Poitiers avait été saccagé par plusieurs personnes venues de l'extérieur du département et particulièrement bien organisées. Ces exactions avaient été commises en plein festival des Expressifs, ce qui avait jeté un émoi auprès du public venu massivement assister aux différentes animations.
Les services de la ville de Poitiers ont effacé dès jeudi matin le message des auteurs de ce texte qui, pour l'heure, n'ont pas été interpellés.

 

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La prison : non seulement inutile mais contre productive ? par Jean-François Chazerans

Posté par antirepression le 23 décembre 2009

La ministre de l'intérieur Michèle Alliot Marie est venue inaugurer la prison de Vivonne (NR du 19 décembre 2009). Elle a précisé que « La prison doit protéger la société, sanctionner une faute, aider à la réinsertion des détenus. » Certes, mais en fait la prison n'aboutit-elle pas à l'inverse ? Là comme ailleurs nous aimerions voir des évaluations faites et/ou rendues publiques. Si nous connaissons à peu près bien les chiffres de la sanction, pour le reste nous sommes assez dans le flou. Quelle protection apporte la prison à la société ? Quelle aide est apportée aux détenus pour qu'ils se réinsèrent ? Quels sont les chiffres de la récidive ? Quelle est l'évaluation des quatre lois qui ont concerné la récidive ? Un gouvernement si avide de chiffres et d'évaluations, et si prompt à dénoncer l'insécurité, ne devrait-il pas s'empresser de nous informer à ces sujets ?

Au contraire, concernant la protection de la société par la prison, nous sommes en face d'un discours paradoxal. La ministre dit que la prison doit protéger la société mais le gouvernement, faisant continuellement de l'insécurité son cheval de bataille, annonce régulièrement à la fois qu'il y en a toujours plus et les bons résultats de ses services. Il faut de l'insécurité pour mettre en place des mesures sécuritaires. Mais l'insécurité est un constat d'échec des précédentes mesures. Au lieu de constater que l'insécurité est un faux problème créé par les mesures sécuritaires, le pouvoir met en place une fuite en avant sécuritaire qui conduit à toujours plus d'insécurité. Cette fuite en avant se caractérise par le fait qu'il y a toujours plus d'ouvertures de places en prison - « « D'ici 2012 »« On est passé de 75, 5 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2001 à 103 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2009 ! », promet-elle [Michèle Alliot Marie], la France comptera 63.000 places de prison, 68.000 en 2018 » et toujours plus de détenus - «  témoigne Barbara Liaras »1. Difficile alors de dire que la prison protège la société.

Concernant la réinsertion des détenus, ne faudrait-il pas d'abord parler d'insertion ? Car n'est-ce pas parce qu'ils ne sont pas insérés dans la société que certaines personnes se trouvent en prison ? N'ont-elles pas souffert dans leur passé, souvent dans leur enfance, de carences éducatives, affectives, et de problèmes psychosociaux qui ne leur ont pas permis d'avoir une vraie place dans la société ? Par exemple, l'illettrisme est d'un niveau très élevé en Prison, 4 fois plus que dans le reste de la population. 40% des détenus sont illettrés contre 10% dans le reste de la population. Mêmes remarques concernant la trajectoire scolaire, « en 2005, près de la moitié des entrants en prison étaient sans diplôme et les trois quarts ne dépassaient pas le niveau du certificat d’aptitude professionnelle (Laurent, 2006), contre, respectivement, moins de 3 personnes sur 10, et 6 personnes sur 10 dans la population en général (INSEE, 2007). Un peu moins de 5 % de la population carcérale possédaient un baccalauréat ou un équivalent, et 3 % un diplôme du supérieur, contre, respectivement, 13 % et 19 % dans la population en général. Les personnes détenues sont donc sous-diplômées par rapport à l’ensemble de la population à l’extérieur. »2

Pour ce qui est de la réinsertion, il faut avoir à l'esprit la libération concrète des détenus pour se faire une idée adéquate. Selon le site internet Prisons3 :

  • 60% des sortants déclarent ne pas avoir d'emploi (notamment les femmes, les étrangers, les moins de 25 ans, et les plus de 40 ans)

  • En moyenne, les libérés sortent avec 130 €

  • 20% des détenus sortent avec moins de 8 €

  • Plus d'un quart des libérés sortent avec moins de 15 € en poche

  • 80% des libérés sous conditions déclarent être embauchés à leur libération.

Les conditions d'emprisonnement, non seulement ne favorisent pas la réinsertion des détenus et leur « amendement » (qui n'a pas été évoqué, comme par hasard; par la ministre à Vivonne), mais produit plutôt leur “désinsertion” et le “pourrissement” de leur situation. L'encellulement ne fait que les séparer encore plus de leur famille, de leur travail et de la société. Elle lâche brutalement ceux qui sont libérés sur un trottoir, les avertissant seulement quelques heures avant. Ils ne sont pas non plus informés de leurs droits. La prison « les a brisés, dépersonnalisés, déstructurés durant des années, au point de transformer certains d'entre eux en larves et en mollusques, et de les rendre incapables de refaire face à la vie extérieure »4 Même les maîtres chiens et les vétérinaires savent que c'est de cette façon que l'on rend les animaux soit dangereux soit complètement apathiques.

L'inhumanité de la prison et de ses conditions d'enfermement produit l'inverse de ce pour quoi elles sont mises en place : une forte récidive. « L'enfermement des mineurs se solde par des taux de récidive de 85 % »5 et « La dernière enquête que détaille A. Kensey évalue la proportion de casiers judiciaires comportant au moins une nouvelle condamnation (toutes infractions et toutes peines confondues) 5 ans après la sortie de prison. On mesure donc ici un « taux de recondamnation ». Il est d’environ 50 % dans les 5 ans qui suivent la libération. Le taux de retour en prison est pour sa part d’environ 40 %. Et si l’on se limite aux affaires les plus graves, celles sanctionnées par une peine de réclusion criminelle, le taux chute pour se limiter à 1 % pour les auteurs de viol et 0,5 % pour les auteurs d’homicide »6. Au vu de cette forte récidive, sanctionner une faute en mettant en prison abouti donc à l'inverse de ce qui était souhaité : cela insécurise la société et ne permet pas la réinsertion des détenus.

Pourquoi alors sanctionner une faute ? Un citoyen autonome et responsable devrait assumer ses actes, réparer ce qu'il a fait et, le cas échéant, dédommager la ou les victimes. Mais pourquoi faudrait-il en plus le sanctionner ? « Afin que ni le coupable ni les témoins de sa punition ne soient tentés de recommencer. »7 me répondrez-vous ? Nous venons de le voir, la punition n'empêche pas la récidive. Au contraire même elle la favorise. Mais il y a plus : la punition favorise la répétition. « La multiplication des accidents et des maladies vient d’être mise en évidence par Jacqueline Cornet qui, en France, effectuant en 1995 une recherche sur 300 jeunes accidentés de la route8, a pu établir une relation très étroite entre la force, la fréquence et la durée des coups reçus en famille à titre éducatif et le nombre des accidents subis dans l’enfance et l’adolescence. La différence en nombre et en gravité des accidents est déjà notable entre des enfants jamais battus et ceux qui n’ont reçu que des coups « légers et rares ». Et les enfants les plus souvent battus sont aussi les plus gravement malades. Par ailleurs, phénomène déjà connu, plus les parents ont été battus dans leur enfance et plus ils battent à leur tour leurs enfants. Mais ils se retrouvent aussi plus nombreux à avoir été élevés dans des pays gouvernés par des régimes dictatoriaux : un véritable cercle vicieux de la violence semble ainsi se mettre en place, entraînant l’enfant, la famille et la société de laquelle ils sont issus »9.

Ainsi la punition n'arrivant pas à empêcher la récidive et même encourageant la répétition revient en fait à ne chercher qu'à se venger, abolissant par là l'idée même de justice. René Girard explique dans La violence et le sacré que la vengeance appelle la vengeance et que la justice est l'ultime vengeance. Se venger abolit donc la justice mais la justice n'est, elle-même, jamais bien loin de la vengeance. Les victimes ou leurs parents sont toujours insatisfaits des peines prononcées qui sont toujours trop clémentes à leur goût. Comme l'écrivait Platon dans le Protagoras (324b), en punissant un coupable en ayant en vue le fait même de la faute commise, on « s'abandonne comme une bête féroce à une vengeance dénuée de raison ». Et la sanction, étant en fin de compte pure vengeance, ne saurait ni protéger la société, ni, a fortiori, aider à la réinsertion des détenus. Car la sanction s'inscrit dans le cycle de la vengeance et appelle toujours une vengeance supérieure qui se perpétue sans fin au sein de la société, entretenant la violence endémique et le désordre social.

 

Notes

________________

 

1 Nouvelle République 19 décembre 2009

2 http://www.repap.fr/docs/3/article4.pdf

3 http://prisons.free.fr/reinsertion.htm

4 http://prisons.free.fr/reinsertion.htm

5 Selon le Le délégué national de l’OIP (Observatoire international des prisons) Patrick Marest dans Metro, 14 avril 2008 http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/14/np0J0eaWh1acc/index.xml

6 Laurent Mucchielli, De la dénonciation de la récidive à une politique responsable d’aménagement des peines, 6 octobre 2009 http://www.laurent-mucchielli.org/public/Recidive_et_amenagement_des_peines.pdf Chiffres à comparer avec la déclaration de la ministre de l'intérieur le 3 novembre dernier concernant la nouvelle loi sur la récidive concernant la castration chimique : « En 2008, les récidives pour les crimes de viols sont montés à 2,6%”, ce qui représente “43 viols”, a-t-elle déclaré. “Pour les délits sexuels, le taux de récidive a été de 4,5% en 2008″, soit “467″ cas » http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20091103.OBS6647/?xtmc=taux_de_rA_cidive&xtcr=3

7 Platon, Protagoras, 324b

8 Cornet J., Faut-il battre les enfants, Paris, Hommes et Perspectives, 1997.

9 Eduquons sans violence http://pagesperso-orange.fr/education-positive/crbst_49.html

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Réunion le 14 janvier 2010 Accès aux droits de plus en plus restreints pour les étrangers dans la Vienne

Posté par antirepression le 21 décembre 2009

Accès aux droits de plus en plus restreints pour les étrangers dans la Vienne

Le fonctionnement de la préfecture de la Vienne nous pose de plus en plus de problèmes.

  1. Les étrangers ne sont plus reçus que sur rendez-vous et les rendez-vous sont extrêmement difficiles à obtenir : téléphone encombré ou sur répondeur, attentes interminables aux guichets…

La préfecture ne donne plus de rendez-vous aux personnes dites « en situation irrégulière ». Il n'y a par conséquent pratiquement plus de régularisations possibles.

D'où :

* impossible d'obtenir un rendez-vous pour une ré-ouverture de demande d'asile à l'OFPRA -qui doit impérativement lui être envoyée par la préfecture – même avec des éléments nouveaux. En effet, la personne est en situation irrégulière du fait des premiers refus de l'OFPRA et de la Cour Nationale du Droit d'Asile.

* impossible de revenir sur un refus de carte de séjour avec un changement de situation.

Ex : refus de rendez-vous pour un père d'enfant français qui depuis le refus s'est vu attribuer la garde conjointe de son enfant par le Juge des Affaires Familiales, alors que la préfecture lui refusait le séjour prétendant qu'il ne s'occupait pas de son enfant.

  1. Les étrangers en situation régulière qui occupent un emploi sont régulièrement mis en difficulté lors du renouvellement de leur autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travailler. La préfecture leur donne systématiquement rendez-vous quinze jours après l'expiration de leur autorisation de séjour et de travail, les mettant durant ce laps de temps en risque de perdre leur travail, les employeurs craignant de se retrouver dans l'illégalité.
  1. Les couples franco-étrangers sont continuellement en butte à des interprétations restrictives d'une loi qui l'est déjà.

Ce ne sont que quelques illustrations des situations auxquelles nous sommes quotidiennement confrontés. Certains étrangers se retrouvent dans le « non droit » : « ni expulsables, ni régularisables ». D'autres vivent dans la peur et l'inhumanité : menaces de séparation des familles, précarité totale…etc

 

Cela ne peut pas durer !

Seules une large mobilisation et la création d'un rapport de force permettront de sortir de ces impasses.

Pour en discuter, nous vous invitons à participer à une réunion qui se tiendra

le jeudi 14 janvier 2010 à 20 h

au Centre Socio-Culturel  des Trois Cités Place de France .

Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France - Comité poitevin contre les répression des mouvements sociaux antirep@free.fr

 

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Inauguration de la prison de Vivonne PQR 19-12-09

Posté par antirepression le 19 décembre 2009

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MAM a inauguré la prison NR 19-12-09
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Photo NR, P. Lavaud
Inauguration sous la neige pour la ministre de la justice Michèle Alliot-Marie.

 

 

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La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a inauguré hier le nouveau centre pénitentiaire de Vivonne. Au pas de charge.

C'est avec trois bons quarts d'heure de retard sur l'horaire prévu que la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, est arrivée hier à Vivonne pour inaugurer le centre pénitentiaire. Inauguration au pas de charge. La ministre ne dispose que d'une petite heure. Alors, dans cette enceinte flambant neuve, flanquée de ses conseillers, suivie par une ribambelle de parlementaires, d'élus locaux et de magistrats, la garde des Sceaux n'a que peu de temps pour se poser. Elle dévoile d'abord la plaque officielle de l'établissement, échange quand même quelques mots avec le docteur Méry, le patron du service médico psychologique régional. Il fait part au ministre des difficultés qui sont les siennes pour accéder aux détenus dans cet établissement d'une autre dimension (par rapport à la Pierre-Levée) et du recrutement difficile de jeunes psychiatres volontaires pour travailler en milieu pénitentiaire.

“ La prison doit devenir l'école
de la lutte contre la récidive ”

La ministre prend note puis file vers la nurserie, enchaîne avec les fameuses UVF, ces unités de vie familiale où les détenus peuvent sous certaines conditions recevoir femme et enfants pour une durée qui peut aller de 6 à 72 heures. A l'heure du discours, la ministre rappelle ses fondamentaux : « La prison doit protéger la société, sanctionner une faute, aider à la réinsertion des détenus. » Vivonne doit être à ce triple titre un exemple. « D'ici 2012 » promet-elle, la France comptera 63.000 places de prison, 68.000 en 2018. Elle veut aussi « rompre avec la logique d'inactivité » en prison, lutter contre le fléau du suicide, mieux préparer la sortie des détenus en développant les mesures de semi-liberté, les bracelets électroniques. « On dit souvent que la prison ne sert pas à lutter contre la récidive. Moi je veux en faire l'école de la lutte contre la récidive. »
Il est un peu plus de midi. Déjà les gardes du corps et les attachées de presse s'impatientent. La ministre utilise ses derniers instants à Vivonne pour récompenser son maire, Maurice Ramblière, de la médaille d'honneur de la pénitentiaire. Fermez le ban.

Jean-Michel Gouin

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L'Observatoire international des prisons (OIP), association juridiquement créée en France en 1996, agit pour la défense des droits fondamentaux et libertés individuelles des personnes détenues et milite pour le développement des d'alternatives à l'emprisonnement. Barbara Liaras, coordinatrice interrégionale de l'association pour les régions Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, était hier à l'inauguration du centre pénitentiaire. « C'est vrai qu'il y a du positif. Les conditions d'hygiène s'améliorent (ndlr : une douche par cellule) mais dans l'immense majorité des établissements ça reste trois par semaine. Mais on perd sur beaucoup d'autres points, notamment en humanité. Vivonne est loin de tout, en rase campagne. Il faut que les prisons soient dans les villes et on doit fermer les plus vétustes ».

Quelles alternatives ?

Pour l'OIP, la prison ne peut pas être la seule peine de référence à l'heure où en France le taux d'incarcération a augmenté de manière spectaculaire. « On est passés de 75, 5 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2001 à 103 détenus pour 100.000 habitants au 1er janvier 2009 ! », témoigne Barbara Liaras.
Face à une logique du tout sécuritaire par laquelle on semble privilégier toujours plus la construction de nouvelles places de prison, l'OIP s'interroge : « On parle sans cesse des alternatives mais que fait-on vraiment ? Aujourd'hui on punit de prison des délits qui autrefois n'étaient pas sanctionnés, la pathologie mentale est de plus en plus incarcérée. » Il faudrait pour l'OIP favoriser d'autres alternatives telles que le sursis mise à l'épreuve, les travaux d'intérêt général, les suivis sociojudiciaires…

J.-M. G.

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La coordination nationale infirmière de Poitiers vient de déposer pour le 23 décembre prochain un préavis de grève pour demander des soins de qualité au centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne.
Dans un communiqué, la coordination estime que « les professionnels n'ont pas les moyens logistiques et humains pour assurer une prestation sanitaire de qualité ».

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la phrase
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Les surveillants du centre pénitentiaire et leurs organisations syndicales étaient présents en nombre hier sur le site de Vivonne. Histoire de faire remonter à leur ministre de tutelle, même au cours d'une visite éclair, quelques-unes de leurs revendications. C'est d'abord un manque d'agents, qu'ils ont chiffré à 23. Des surveillants qui prédisent d'ores et déjà une surcharge prochaine de la maison d'arrêt et des « problèmes techniques récurrents » dans le nouvel établissement : des fuites ici et là, un chauffage défectueux dans le quartier « arrivants », une salle de sports magnifique mais qui ne peut être utilisée, bref toute une somme de dysfonctionnements qui irritent les personnels en tenue. « Pour moi, on a ouvert beaucoup trop tôt », résume Renaud Corbeille, le délégué de la section locale du syndicat FO pénitentiaire.

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le chiffre 300 NR 19-12-09
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C'est le nombre
de détenus que compte actuellement le centre pénitentiaire de Vivonne. Des détenus qui viennent d'un peu partout en France mais surtout de Paris, Limoges, Gradignan ou Rochefort. Les syndicats de la pénitentiaire estiment qu'à fin mars 2010, le nouvel établissement sera déjà au maximum de ses capacités, soit 578 places.
Vivonne fait partie du « programme 13.200 ». D'ici 2012, a rappelé hier à Vivonne la ministre Michèle Alliot-Marie, le parc pénitentiaire français disposera au total de 63.000 places de détention.

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Centre Presse 19/12/2009 01:45 | Vienne | | Imprimer

« La prison de Vivonne est le symbole de nos ambitions »

Société Michèle Alliot-Marie a inauguré hier le centre pénitentiaire de Vivonne, présentée comme un outil-modèle de la nouvelle politique pénale.

 

Bernard Ramir, directeur de l'établissement, a guidé la ministre dans sa visite.

TOURON Emmanuel

« Cet établissement est le symbole de nos ambitions. » Ainsi la Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie résume-t-elle le centre pénitentiaire de Vivonne qu'elle a inauguré hier matin. Une visite au pas de charge qui lui a permis d'exposer les grandes lignes de « la nouvelle conception » de la politique pénitentiaire du gouvernement, une démarche dans laquelle la sanction, portée « pour une société sûre et apaisée », aurait un triple rôle : la protection de la société, la sanction de la faute et l'aide à la réinsertion des détenus, notamment par la lutte contre la récidive.

Un exemple d'adaptation

Comme elle le déclarait en exclusivité dans nos colonnes hier matin, la ministre a répété qu'elle veut faire des prisons « l'école de la lutte contre la récidive ». A ce titre, Vivonne est présenté comme « un exemple d'adaptation » à ce nouvel enjeu.

Au-delà de l'amélioration générale des conditions d'accueil des détenus, Michèle Alliot-Marie milite aussi pour une adaptation des centres pénitentiaires aux populations qu'ils doivent accueillir. Ainsi, les futures prisons seraient conçues pour accueillir tels ou tels délinquants (stupéfiants, moeurs, criminels…).

La ministre souhaite également « une rupture avec la logique d'inactivité des détenus », ce en créant « des établissements à réinsertion active » qui feront « une place plus importante aux activités ». Elle plaide pour cela pour des rapprochements avec les entreprises de réinsertion ou le Medef.

Des peines exécutées

Elle annonce par ailleurs « de nouvelles pratiques » en terme d'application des peines, un axe qu'elle a placé au coeur des politiques pénales des parquets.

« Aujourd'hui, indique-t-elle, 30 000 condamnations par an ne sont pas exécutées, en partie faute de places en prison (*). » Estimant que ce phénomène décrédibilise l'institution judiciaire, elle annonce que, dans trois ans, « toute peine prononcée sera exécutée ». « Il ne s'agit pas d'envoyer tout le monde en prison, rassure-t-elle, mais je préfère le bracelet électronique ou le travail d'intérêt général à rien du tout. »

Préparer la sortie

Elle attend aussi que les aménagements de peine permettent aux condamnés de « préparer plus efficacement leur sortie » : « La semi-liberté, le placement à l'extérieur et le bracelet électronique sont autant de moyens d'éviter que le détenu passe, du jour au lendemain de l'incarcération au vide. »

Michèle Alliot-Marie est convaincue que « les prisons, premier instrument de lutte contre la récidive, peuvent être les lieux où, grâce aux agents de l'administration pénitentiaire, se nouent et se renouent les liens d'une société sereine et apaisée »…

(*) D'ici 2018, les prisons françaises devraient proposer 68 000 places.

A ce jour…
A ce jour, la prison de Vivonne compte environ 300 détenus. Sa mise en service a permis de désengorger les maisons d'arrêt de Gradignan, Limoges, Rochefort.

TOURON Emmanuel

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Communiqué de presse au sujet de l’intervention des forces de l’ordre devant le lycée Victor Hugo le 17 décembre 2009

Posté par antirepression le 18 décembre 2009

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT), la FSU et le SNES sont scandalisés par l'intervention des forces de l'ordre, les brutalités policières et l'arrestation d'un lycéen, heureusement remis en liberté, hier matin 17 décembre 2009 devant le lycée Victor-Hugo à Poitiers.

Les signataires jugent que nous sommes en présence d'une véritable escalade. Jamais les forces de l'ordre n'ont été si nombreuses, si rapidement présentes et actives qu'hier. Il y a un peu plus de trois ans, la police ne se mêlait pas des actions des lycéens au sein des établissements scolaires. Aujourd'hui et depuis le mouvement lycéen d'avril-mai 2008, nous avons constaté non seulement que les policiers sont massivement présents devant les établissements y compris en étant brutaux – et hier, pour la première fois, en arrêtant un élève. Si l'on prend en considération ce qui s'est passé dernièrement à Reims, Dijon, Rouen… nous pensons qu'il s'agit d'un plan sécuritaire concerté nationalement. D'autant plus qu'en parallèle, et au détriment de postes d'accompagnement social, le gouvernement fait la promotion de moyens structurels de répression de la jeunesse, à l'échelle nationale : vidéosurveillance et création d'un corps de vigiles intégrés à l'Education Nationale, “blousons verts”, chargés de veiller sur l'ordre dans les établissements scolaires (et de casser les velléités de revendications et protestations ?). Dans l'Académie de Poitiers, un gendarme retraité a été recruté pour mettre en place une équipe de 10 « intervenants sécurité » (Cf. http://www.ac-poitiers.fr/1259138932102/0/fiche___actualite/&RH=1174038579894 )

Les signataires condamnent cette tactique policière faite pour intimider les jeunes, effrayer leurs parents, et empêcher l'élargissement de la lutte à d'autres établissements ; il s'agit de façon générale de dissuader les jeunes de s’engager sur le terrain reventicatif.

Afin d'éviter les provocations grossières, les signataires exigent que les forces de l'ordre se tiennent dorénavant loin des lycées et qu'elles, y compris leurs chefs, ne rentrent plus dans l'enceinte des établissements scolaires.

Ils exigent enfin que les droits d'expression des lycéens, particulièrement le droit de réunion, soient rigoureusement respectés dans les établissements scolaires. Que les intimidations, voire les menaces, de la part de l'institution Education nationale à l'encontre des lycéens engagés, de quelque nature qu'elles soient (chantage à l'internat, contrats, convocation des parents…), cessent immédiatement.

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Résumé du jeudi 17 décembre 2009 par les lycéens du lycée Victor Hugo – Poitiers.

Posté par antirepression le 17 décembre 2009

Depuis quelques jours une vingtaine de lycéens ont convenu tous ensemble d'une action afin d'opérer une prise de conscience des dangers de cette réforme imposée par le gouvernement. Ce jeudi 17 décembre nous nous sommes donc donné rendez-vous afin de bloquer le lycée, non pas pour empêcher les élèves d'aller en cours, de leur priver du droit à l'éducation mais plutôt pour les mobiliser une journée, leur expliquer en quoi consiste cette mutation de l'école. Vingt, trente puis quarante élèves intéressés s'amassent devant les portes. Donc tout ses passait bien dans la joie et la bonne humeur, trois policiers faisaient la circulation car la masse d'élèves s'agglutinaient sur la route. Mais il aurait fallu la bloquer totalement puisqu'à plusieurs reprises des voitures ont failli percuter des élèves qui traversaient et ceux qui avaient bloqué la route la route pour permettre à tous les lycéens de discuter autour d'un bon café, d'un gâteau ou d'un jus de fruit (pour ceux qui avaient froid, ils voulaient faire un , déjà fait l'an passé). Mais lorsque le feu s'allume, un policier tente de l'éteindre en le pietinant, tout le monde le hue et l'applaudit ironiquement. La tension monte brutalement lorsqu'arrive simultanément une dizaine de policiers et huit autres en civil (les membres de la BAC réputés pour leur zèle. La foule s'agite et une cinquantaine de lycéens prennent place spontanément sur la route. La pression monte encore d'un cran lorsque les policiers sortent les tonfas, casques et les gaz lacrymogènes.

Ensuite, ils tentent violemment de défaire le blocus en utilisant la force mais les lycées résistent, s'accrochent entre eux. Les policiers tentent des interpellations. Des coups sont portés, certains s'interposent et sont violemment jetés à terre (l'un d'eux à le coude écorché et l'autre se plaint de douleurs au poignet). Un des lycéens est interpellé, il proteste et se tient à une barrière, quatre policiers arrivent et le forcent à lâcher prise. Il est ensuite menotté et emmené au commissariat mais comme il n'y a aucuns chefs d'inculpation puisqu'il n'a strictment rien fait, il est relâché une demi heure plus tard. Les policiers sont maintenant devant la porte, il est 10h et le blocus est terminé.

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Gaza : on n’oublie pas ! rassemblement devant le cinéma Le Théâtre à Poitiers samedi 19 décembre à 15 heures.

Posté par antirepression le 16 décembre 2009

Gaza : on n'oublie pas !

Le 27 décembre 2008, Israël déclenchait l'offensive “Plomb durci” contre la population de Gaza, déjà victime depuis deux ans d'un blocus quasi-total pour ne pas avoir élu les dirigeants voulus par le monde occidental.

1400 morts dont un tiers d'enfants. Des milliers de blessés. Des centaines de maisons détruites. Des milliers de sans abris. Une infrastructure totalement détruite. Des terres bulldozées sur des milliers d'hectares. Voilà le résultat des 22 jours d'agression barbare israélienne.

La Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, présidée par le juge Goldstone, identifie clairement les responsables et qualifie les actes commis par Israël “de crimes de guerre voire de crimes contre l'humanité”. Surtout elle conclut que “les incidents et la configuration des évènements examinés dans le rapport sont le résultat d'une planification et de décisions politiques délibérées” de la part d'Israël.

Un an après, les coupables de ce massacre ne sont toujours pas sanctionnés.

Plus même, ils ne sont même pas inquiétés. Plus encore, ils maintiennent toujours la population de Gaza sous blocus, empêchant toute organisation des secours et toute reconstruction et continuent leurs opérations militaires avec la complicité du régime égyptien et des puissances occidentales. Aucun Etat n'a sanctionné Israël à titre conservatoire.

Parce que c’est en notre nom qu’en 1945 a été signée la Charte des Nations unies,

parce que c’est en notre nom que le plan de partage de la Palestine a été approuvé par l’Assemblée générale de l’ONU en 1947,

parce que c’est en notre nom qu’en 1949, ont été signées les conventions de Genève,

Parce qu’aucune des résolutions de l’ONU concernant la Palestine, adoptées elles aussi en notre nom, n’a été appliquée par l’État d’Israël et que celui-ci, depuis sa fondation, viole en permanence, en toute impunité et de façon de plus en plus cynique, les principes de l’ONU et les conventions internationales,

nous, peuples des Nations Unies, avons aujourd’hui le devoir de rappeler la communauté internationale à ses obligations.

Nous demandons solennellement que l’Assemblée générale des Nations Unies utilise son pouvoir pour mettre en accusation Israël pour les crimes commis en Palestine.

Dans l’immédiat nous exigeons :

  • L’arrêt de toutes les exactions contre le peuple palestinien ;

  • La levée totale du blocus de la bande de Gaza ;

  • Des sanctions pour l'agresseur Israélien ;

  • Qu'au plus tôt soient trouvées des solutions respectant les droits de chacun qui mettent fin au conflit.

Nous invitons chacun à venir manifester cette volonté

et à se rassembler devant le cinéma Le Théâtre à Poitiers

samedi 19 décembre à 15 heures.

Comité poitevin France Palestine – NPA 86 –Les Alternatifs – Communauté Musulmane de Poitiers – PCF section de Poitiers – Cap à gauche 86 – Sud Etudiants Poitiers – Le Comité Poitevin contre la Répression des Mouvements Sociaux

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Non au débat sur l’identité nazionaliste - Mardi 15 décembre 2009

Posté par antirepression le 15 décembre 2009

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150 personnes étaient rassemblées mardi 15 décembre à partir de 17h devant la préfecture pour dire non au débat indigne sur l'identité nationale.

Le fait que l'identité nationale soit liée au ministère de l'immigration ne pouvait conduire qu'à des réactions xénophobes voire racistes. Qu'à des amalgames nauséabonds qui ne peuvent que rappeler un passé qu'on croyait oublié.  Le ventre de la bête est encore fécond. Comme c'était à prévoir, la droite décomplexée léchant les bottes de l'extrême-droite, se vautre dans cette fange raciste et nationaliste :”Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers”, explique la secrétaire d'Etat Nadine Morano présente au débat organisé dans commune vosgienne de Charmes, choisie par le député (UMP) Jean-Jacques Gaultier, parce qu'elle est la ville natale de l'écrivain nationaliste et antidreyfusard Maurice Barrès.

Voir Nouvel Obs 15 décembre 2009

 

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Appel Rassemblement 15/12 contre le débat identité nationale

Posté par antirepression le 13 décembre 2009

Suite à une réunion aujourd'hui, le Collectif “contre l'identité nationale”, à Poitiers, appelle à un Rassemblement mardi 15 décembre 2009 à 17h devant la Préfecture, pour manifester contre la tenue du débat sur “l'identité nationale”.
et appelle à la soirée organisée par le Toit du Monde le 17 décembre à 20H30.
(Ci-joint le tract qui sera diffusé durant le rassemblement)

Une banderole sera prévue pour l'occasion, nous vous invitons à apporter vos slogans, affiches, banderoles, …..etc

Merci de faire tourner l'information dans vos réseaux.

____________________

NON AU DEBAT

SUR L'IDENTITE NATIONALE

 

En imposant, partout en France, un « débat » sur l'identité nationale, organisés par les Préfectures et encadré au sein même de leurs locaux, le gouvernement cherche à nous instrumentaliser dans le but de légitimer sa création d'un Ministère de « l'immigration, de l'intégration, et de l'identité nationale ».

C'est une claire tentative de détournement face à la situation de crise qui touche de plein fouet la population. Non content de démembrer impunément le système social (généralisation de la précarité, licenciements massifs, privatisations, casse des droits sociaux..) l'Etat renforce sa répression des mouvements sociaux, désigne des « ennemis de l'intérieur » et stigmatise les plus démunis : chômeurs, précaires, jeunesse, étrangers….

 

L'actuelle montée des nationalismes xénophobes en Europe en relation avec les pouvoirs en place n'est pas à négliger : pour exemples le récent référendum islamophobe en Suisse, mais aussi la résurgence des groupuscules néo-nazis en France, sans compter les meurtres et agressions de militants anti-fascistes en Russie, en Rép. Tchèque, en Italie, et en Espagne.

Le renforcement de « l'Europe forteresse » se traduit par l'immigration choisie, les quotas d'expulsions, l'externalisation des frontières au delà de la méditerranée, la multiplication des centres de rétention… et pose les cadres de ce pseudo débat sur « l'identité nationale ».

 

C'est en associant « immigration », « intégration » et « identité nationale » que le fameux ministère crée il y a deux ans reflète son idéologie qui n'est pas sans rappeler les sombres années qui ont suivi la crise de 1929.

Ironie de la création de ce ministère, c'est à Vichy que s'est tenue la conférence européenne sur l'intégration, réunie par Brice Horteffeux en novembre 2008, rassemblant essentiellement les ministres de la justice et de l'intérieur des pays européens pour voter le Pacte européen sur l'immigration et l'asile.

 

Nous ne cautionnerons pas cette mascarade nationaliste !

Nous refusons ce débat !

Nous appelons à la suppression du ministère de l'immigration,

de l'intégration, et de l'identité nationale !

 

Jeudi 17 décembre à 20h30 Le Toit du Monde organise une soirée  :  « Identité, nationalité… et la fraternité ? » (31, rue des Trois Rois 86000 Poitiers)

—-> Proposition d' un autre regard sur « l’identité » et le « national ». A quoi correspond le débat que le ministère de l’immigration organise aujourd’hui ? Quel sens politique et quels présupposés revêtent les thèmes qui y sont abordés ? Intervenant : Jean-Claude Bourdin, Professeur de Philosophie à l’Université de Poitiers. Entrée libre

Le collectif contre l'identité nationale, Poitiers.

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Premier Forum contre la répression des mouvements sociaux Maison du Peuple samedi 5 décembre 2009

Posté par antirepression le 13 décembre 2009

Le premier Forum contre la répression des mouvements sociaux qui s'est tenu à la Maison du Peuple samedi 5 décembre a réuni plus de 150 personnes durant l'après-midi et la soirée.

> Le Forum a commencé avec la présentation du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux. Ce collectif d'individus s’est constitué fin avril 2009 en résistance aux provocations et au harcèlement exercés par le pouvoir – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – contre les acteurs et les actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager sur le terrain politique. Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux est soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union locale Poitiers CNT).

> L’objectif du Forum – organisé en soutien aux personnes sur lesquelles s'abat la répression – a bien sûr été rappelé ensuite. Une caisse de solidarité était disponible sur place – et il est encore possible d’apporter une aide financière (chèques à faire à l'ordre de Acratie et à envoyer à Acratie, 86310 La Bussière). 


> Il a aussi été rappelé les prochaines dates de mobilisation contre la répression :

> *Le 5 janvier : Procès – pour refus de prélèvement d'ADN et rébellion – d'une jeune fille mineure arrêtée le 10 octobre.

> *Le 14 janvier : Appel du procureur contre six personnes arrêtées le 10 octobre et qui ont été jugées en comparution immédiate le 12 :

- Charles : Déclaré coupable de détention de feu d’artifice ; 2 mois avec sursis ;

- Samuel : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- Jean-Salvy : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- Léo : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis ;

- Candice : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve, 300 euros d’amende pour refus de prélèvement d’ADN et 650 euros pour la Mairie de Poitiers ;

- Nathalie : Déclarée coupable de détention de feu d’artifice ; 2 mois avec sursis.

> *Le 21 janvier : à 10h30 appel du procureur contre Nina condamnée le 30 juillet 2009 à 500 € d'amende avec sursis et 850€ de dommages et intérêt pur JC Decaux pour bris de « sucette »  et qui avait été relaxée pour son refus de prélèvement ADN.

> *Le 23 février : Procès de Sarah et d’Angélique, arrêtées le 10 octobre et poursuivies pour refus de prélèvement d’ADN (ainsi que pour refus de prise de photo et d’empreintes concernant Angélique).

> Le premier débat : La prison, outil de gestion de la pauvreté et bon investissement pour les milieux économiques, avec Gabi Mouesca, chargé de mission sur la prison à Emmaüs France, ex-président de l’Observatoire international des prisons et militant de la cause basque – dix-sept ans de prison (salle Jouhaux), a permis de comprendre que la prison est d’abord une arme contre les pauvres. C’est maintenant un moyen de rentabiliser celles et ceux que la société appelait les « indigents », c’est à dire les personnes « inutiles », non rentables. Les prisonniers, composés à 95 % d’inutiles, de non-rentables, le deviennent ainsi car, par le biais du système carcéral (construction de prisons, privatisation des « services », travail, etc.), ils font gagner du fric à des entreprises privées capitalistes. L’« inutile » devient « utile ». Il faut savoir aussi que la personne qui entre en prison est très souvent dans un état physique et psychique grave qui nécessiterait des soins (elle l’est encore davantage au fil des mois). Or un « malade » pris en charge coûte dix fois plus que le même « entretenu » en prison. Les nouvelles prisons sont en général détestées des prisonniers parce qu’elles rajoutent encore une couche de déhumanisation liée à l’automatisation. Sans doute est-ce finalement plus supportable d’avoir affaire à un maton désagréable qu’à une machine aseptisée qui ne dit rien.

> Dans le même temps, salle Timbaud, le débat avec le Collectif des sans-papiers de Poitiers, Christophe Pouly (avocat), le Toit du Monde et le RESF86-Antenne universitaire a permis de faire le point sur les sans-papiers et le délit de solidarité. Suite aux témoignages des associations et aux analyses et conseils éclairés de Christophe Pouly, nous en sommes arrivés à pointer le problème : la législation existe, les recours existent, mais les demandeurs sont dans l'impossibilité de faire valoir leurs droits. Par exemple, c'est le sans-papiers lui-même qui doit prendre rendez-vous avec la préfecture, mais il doit le faire exclusivement par téléphone. Les sans-papiers ne parlant pas français et utilisant les services d'un interprète sont donc soumis à une injonction paradoxale. Ils n'ont qu'une liberté formelle, et non réelle.

> A 16 h 30, tout le monde s'est réuni salle Jouhaux pour le débat : La répression va bon train. Témoignages sur la répression de la jeunesse poitevine en 2008-2009 ; retour sur les événements du 10 octobre et leurs suites. Il était inévitable que nous revenions longuement sur ces événements et sur ce que certains ont appelé sans rire les « émeutes » ou même le « sac » de Poitiers. Mais le Comité antirépression a très rapidement replacé ces événements dans une double perspective – en premier lieu historique : ce qui s'est passé le 10 octobre n'est pas isolé, mais se situe dans une série d'autres événements qui a commencé à Poitiers au moins lors du mouvement anti-CPE en février-avril 2006 et s'est poursuivi avec le mouvement lycéen d'avril-mai 2008 et durant toute l'année scolaire 2008-2009. Ensuite, ces événements sont à considérer dans une perspective plus nationale que locale : les témoignages apportés lors du débat par le Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB) sur la répression à Saint-Nazaire ainsi que par le comité antirépression de Tours, de même que les multiples exemples de répression exercée ailleurs au cours de ces derniers mois (notamment à Strasbourg, à Reims ou à Dijon) le montrent bien – et la perspective internationale elle-même a été évoquée avec l’exemple de la répression lors du G20 de Gênes. 
Nous avons également approfondi le problème pointé auparavant : la répression n'est-elle qu'une dérive sécuritaire ou est-elle intrinsèquement liée à la nature même de l'Etat ? L'Etat n'est pas neutre, il n'est pas un arbitre mais l’instrument par lequel la classe dominante exerce sa domination sur les classes populaires. L'offensive capitaliste menée depuis les années 80 pour augmenter toujours davantage les profits ne laisse plus de place à un consensus social construit pour durer, comme celui qui fut mis en place dans l'après-guerre. L'Etat se montre d'abord répressif et sécuritaire ; c'est par la peur que les dominants entendent gouverner. Cela est accentué par la crise économique actuelle, qu'ils veulent faire payer exclusivement aux classes populaires pour préserver les profits capitalistes, ceux des banques en particulier. S’il est apparu des divergences entre les participants au débat sur l'analyse des diverses institutions étatiques et para-étatiques, cet aspect-là de l'analyse a semblé partagé.

> A 19 heures, le débat sur les prélèvements d’ADN et les Faucheurs volontaires, avec Jacques Pasquier, secrétaire national de la Confédération paysanne (salle Jouhaux). Le prélèvement d’ADN n’est pas seulement un moyen colossal de fichage, le signe de la venue d’une société totalitaire : c’est aussi une atteinte à la dignité de la personne. L’ADN fait partie de son intimité, de soi, et s’y immiscer est une sorte de viol. C’est là une dimension que Jacques Pasquier a ressentie et mise en avant pour refuser le prélèvement. Il a été noté au cours du débat que c’est bien une volonté de fichage de toute la population, puisque le prélèvement est demandé potentiellement à tout le monde… Tout le monde est susceptible d’être mis en garde à vue pour une raison ou une autre, sans qu’il y ait délit ou crime ! Ce débat a porté aussi sur les OGM, et il a été constaté que sans les actions illégales des Faucheurs la question n’aurait jamais été portée sur la scène publique. Egalement, que bien peu de municipalités (de droite comme de gauche) se sont mouillées pour interdire les OGM sur leur territoire (les seules, dans la Vienne, ont été de petites communes). Il a souligné aussi que le choix de faire des fauchages en plein jour et à visage découvert avait été choisi après discussions. Ce choix a permis de susciter un soutien populaire de plus en plus large, jusqu'à ce que ce débat soit reconnu comme légitime, y compris par les défenseurs officiels des OGM. Une dizaine d'années de persévérance auront été nécesaire pour que cette première victoire soit obtenue.

 

> Dans le même temps, salle Timbaud, les jeunes des quartiers populaires des Couronneries et des Trois-Cités ont commencé à témoigner sur leurs relations avec la police et la justice. Mais ils ont vite dénoncé le rôle de victimes dans lequel le Forum aurait pu les cantonner, et s'est instauré un débat très intéressant sur la spécificité de la lutte dont l'essence politique est occultée, de cette jeunesse populaire elle aussi, en soi, occultée. Il y avait dans le discours de ces jeunes un superbe parfum à la fois de revendication des droits formels pour tous – les mêmes lois et le même accès aux lois pour tous – et de revendication des droits réels, avec la délicieuse métaphore du partage du gâteau : certains qui ont plus ne veulent pas avoir autant que les autres. Tout cela avait des accents revendicatifs rappelant le mouvement pour l'égalité des droits des Noirs américains dans les années 60-70. Un autre point abordé très intéressant a été la question de la convergence des luttes des jeunes des quartiers populaires, des jeunes étudiants et des jeunes militants.

> Le Forum s’est terminé avec le visionnage d'un documentaire sur les prisons.

 

 

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Copenhague : les organisateurs des manifestations accusent la police NOUVELOBS.COM | 13.12.2009

Posté par antirepression le 13 décembre 2009

Lire l'article sur le site

 

La coalition Climate Justice Action dénonce des “violations des droits humains” après les 600 à 700 arrestations opérées en marge des défilés qui ont rassemblé samedi entre 40 et 100.000 personnes.

Arrestation de manifestants à Copenhague le 12 décembre 2009 (Sipa)

Arrestation de manifestants à Copenhague le 12 décembre 2009 (Sipa)

Les organisateurs des manifestations de Copenhague pour un accord sur le climat ont accusé samedi 12 décembre la police danoise de “violations des droits humains” après les arrestations opérées en marge des défilés.
“La police danoise a arrêté sans distinction des centaines de militants au cours de la manifestation qui a rassemblé 100.000 personnes dans les rues de Copenhague. Les arrestations se sont produites à des moments et en des lieux différents éloignés des incidents sporadiques” enregistrés, note dans un communiqué, la coalition Climate Justice Action (CJA).

Blacks Blocs ?

Selon CJA, “une centaine de personnes étaient toujours retenues dans la rue, menottées et maintenues en position assise malgré le froid extrême” en début de soirée et “sans accès aux toilettes depuis 15h30″ (14h30 locales) et “certaines se sont évanouies“.
Pour CJA, la police danoise non seulement “criminalise” ainsi les manifestants mais aussi les “déshumanise”.
Entre 600 et 700 personnes ont été interpellées samedi lors de différentes interventions policières à Copenhague, où des dizaines de milliers de personnes ont défilé en marge de la conférence climat.
Selon la police, la plupart des personnes interpellées étaient des membres “des Blacks Blocs”, ces groupuscules autonomes ultra-violents d'Europe du Nord qui se sont notamment illustrés lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg, dans l'est de la France, en avril.
Un porte-parole de la police a indiqué précédemment que les forces de l'ordre avaient préféré intervenir assez tôt “pour empêcher la situation de dégénérer”.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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De l’étau répressif qui se resserre à Poitiers…

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

Voilà un texte reçu qui récapitule la répression poitevine depuis 1 an. Le  Comité Poitevin Contre la Répression des Mouvements Sociaux a décidé de le publier sur son Blog afin d'en débattre.

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Depuis environ un an, les possibles de nos existences, en ce qu'elles ont de politique, s'amenuisent dans la ville de Poitiers. Dans cette municipalité qui tend à s'aseptiser décret après décret, la proximité entre policiers et toute personne stigmatisée comme suspecte instaure une tension de plus en plus palpable. Gardes à vue systématiques, procès à répétition, acharnement ciblé, pression psychologique et physique personnalisée (pistage, insultes, violences).  Le fichage ADN, qui se banalise dans les commissariats, est un outil de plus dans la volonté de soumettre les individus à une surveillance totale. Face à ce procédé insultant qui va chercher jusque dans notre corps le levier pour nous plaquer sur la grille de l'hyper-contrôle, les refus se multiplient, entrainant des peines qui vont parfois jusqu'à du sursis. L'omniprésence policière permet la mise en place d'un tel dispositif, qui semble essentiellement s'abattre sur une population politisée souvent qualifiée de « marginale ». Effectivement, nos existences tentent de défier en permanence cet engrenage gestionnaire, par tous les moyens que nous pouvons inventer afin de s'extraire des cadres prédéfinis. Par nos modes de vie, nous désertons cette mascarade capitaliste qui assouvit chaque jour sa soif de profit au dépens de vies humaines, au nom du « progrès » et de la « cohésion sociale » dans ce système qui se veut sans failles. Nous cherchons à habiter ces failles pour ne pas être un rouage de plus dans le bon fonctionnement des flux marchands et humains. L'acharnement répressif se durcit et vise donc ce type de pratiques pour maintenir cet ordre établi et éliminer toute contestation.

 

Lors du mouvement étudiant de 2009, un amphi est occupé à la fac de Poitiers. Les principes d'autogestion se mettent en place, créant une dynamique collective. De nouvelles envies naissent suite aux rencontres, aux échanges et aux confrontations des multiples idées qui motivent cette occupation. Le mouvement étudiant se révèle cependant être une impasse au vu des perspectives politiques qui cherchent un nouveau terrain d'expression face à la volonté de récupération des syndicats et autres partis. Il faut viser plus haut, chercher la subversion ailleurs que dans ces murs de consommation du savoir enfermant les cerveaux dans des discours préfabriqués. Après trois mois d'occupation, l'amphi se vide et l'envie d'ouvrir un lieu pour généraliser et approfondir cette lutte se dessine. C'est finalement un squat d'habitation qui s'ouvre. Il est expulsé manu-militari dix jours plus tard, avant même qu'il n'ai pu devenir ce lieu d'échange et d'impulsions révolutionnaires. La justice s'en mêle, il n'y a plus qu'à cracher les billets pour rembourser ce mode de vie qui n'a visiblement pas son mot à dire dans cette société.

Durant toute cette période, le mouvement Anti-pub reprend de plus belle avec la destruction pure et simple des panneaux publicitaires, comme autant de gestes qui s'attaquent frontalement et matériellement à l'expression la plus perverse du capital. La seule raison d'exister de la publicité n'est-elle pas la manipulation de nos désirs, pour qu'ils participent à faire tourner la machine productiviste? C'est sur ces actions là que la répression sera la plus intransigeante. Les procès s'enchainent, les peines sont de plus en plus lourdes, jusqu'à de la prison préventive le temps que ces messieurs pataugent allègrement dans l'enquête. Les activités se calment, les esprits refroidis par cette concentration de mauvaises expériences payées au prix de notre liberté. Guetté-e-s, suivi-e-s, surveillé-e-s, le poids de la justice devient omniprésent, telle une réalité de plomb qui se diffuse dans tous les moments de notre quotidien, une fumée nauséabonde qui s'infiltre dans nos espaces de vie et jusque dans nos amitiés. La protection à tout prix des valeurs de propriété privée et de libéralisme se matérialise alors dans l'absurdité des mesures employées, quand à un bris de vitrine est accolée la possibilité de la prison ferme.

Face à nous, les projets ne manquent pas. La construction de la nouvelle prison de Vivonne réveille à nouveau la rébellion que nous portons en nous. Le 10 octobre est donc organisée une journée de lutte contre le système carcéral, qui appelle à débattre et à se rassembler autour de la question de la prison, dans une intention de créer une nouvelle dynamique locale, le tout associé à un appel à une manifestation. Si les objectifs initiaux de cet événement semblent avoir été dépassés dans les actes, puis occultés par le matraquage médiatique qui s'en est ensuivi, c'est malgré tout un ras-le-bol général qui s'est exprimé ce jour là, dans des actes plus radicaux qu'à l'ordinaire. Ce qui résonna alors dans les rues de Poitiers, c'est la rage, la volonté de détruire tout ce qui nous écrase, de liquider ce qui nous opprime, d'anéantir ce qui nous tue à petit feu. Là encore la main de la justice pèse lourd dans un procès spectacle où flotte l'odeur fétide de la corruption. Dès l'annonce de la venue du Ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, il ne faisait aucun doute que les « évènements » de Poitiers allaient devenir pour un temps le nouveau jouet anti-terroriste de l'État policier. Le spectre de « l'ultra-gauche violente » ou de la fantasque « mouvance anarcho-autonome » plane sur ces comparutions immédiates où vont s'enchainer un festival de vices de procédures, des conditions de détention en garde-à-vue aux faux témoignages des flics, le tout orchestré par un procureur sur-vitaminé à la dope ministérielle. On sent clairement la volonté de rattraper l'impuissance des forces de l'ordre lors de la manifestation. Résultat des courses: des peines surdimensionnées pour tou-te-s les inculpé-e-s…et, ironie du sort, trois camarades qui partent dès la fin de l'audience inaugurer la nouvelle prison de Vivonne contre laquelle nous nous dressions.

 

Il y aurait bien d'autres choses à dire sur la nébuleuse morbide qui a recouvert les jours et les semaines qui ont suivis le 10 octobre. Ici il s'agit seulement de montrer comment la répression qui s'ensuivit constitue une sorte d'apogée dans l'anihilement de toute résistance politique au sein de notre ville. Notons enfin que ce politique que nous évoquons reçut un ultime coup quand diverses tendances du milieu militant local tentèrent de l'éviscérer des comités de soutien, l'innocentisme devenant la seule « valeur » défendable face au trio crapuleux média-justice-police. Aujourd'hui nous en sommes à aligner les sommes gargantuesques des multiples amendes et dédommagements voués à renflouer les caisses de ceux qui nous oppressent, tandis que sur les corps et les esprits l'épée de Damoclès de la prison pèse comme jamais.

-dégradation de mobilier urbain (pubs, horodateurs…): environ 10500€, prison préventive (5 inculpés)
-refus de prélèvement d'ADN: amendes et prison avec surcis (5 inculpés)
-squat: 2480€ (2 inculpés)

-manifestation du 10/10/09: 4300€ d'amende, 3 ans ½ de surcis, 6 mois de ferme (en totalité pour les 8 inculpés)

 

Dès à présent nous appelons toutes les volontés qui se refusent à la résignation à soutenir tou-te-s les inculpés de cette lutte qui se poursuivra malgré l'oppression étatique.

 

A tou-te-s les opprimé-e-s!

A tou-te-s les révolté-e-s!

Le combat n'est pas terminé!

 

 

Quelques partisan-e-s de la lutte en cours…

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La prison, une machine industrielle qui déstructure ” La Nouvelle République 07-12-09

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

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“ La prison, une machine industrielle qui déstructure ”
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Gabi Mouesca : « J’ai une triple connaissance de la prison, charnelle, humanitaire et politique. »

 

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Un nouveau combat pour le militant
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Gabi Mouesca, militant basque incarcéré dix-sept ans, puis devenu président
de l'Observatoire international des prisons, témoigne de la réalité carcérale.

Il parle sans détours. La réalité des prisons, il l'a connue. Incarcéré dix-sept ans pour son engagement en faveur de la cause basque (lire par ailleurs). Depuis sa libération, Gabi Mouesca n'a de cesse de vivre la prison. Il en parle, il l'écrit et il la vit à travers ses nouveaux engagements. Rencontre, samedi, lors du forum organisé à Poitiers sur les nouvelles formes de la répression (lire « La Nouvelle République Dimanche »).« La réalité des prisons aujourd'hui est-elle différente de celle que vous avez connue comme détenu ? »

« J'ai été libéré en 2001. La prison des années 2000, tous les clignotants étaient déjà au rouge et nous le dénoncions. Depuis, tous les feux n'ont fait que persister et ils s'aggravent. Il y a de plus en plus de gens malades que l'on incarcère. »« Vous présentez la prison comme un outil de gestion de la pauvreté. Qui sont ces plus grands pauvres ? »

« Depuis quelques jours l'administration pénitentiaire a opéré une révolution dans les termes employés. Elle a abandonné un terme moyenâgeux pour les désigner. Elle ne parle plus des indigents, mais des personnes sans ressources suffisantes. Ces pauvres, ils représentent 30 % des 64.000 détenus. De plus en plus, on trouve de grands malades, qui sont les grands pauvres de la prison avec les étrangers. Ils vivent la détention puissance dix. Un détenu, ça coûte 65 € par jour à l'administration, un malade, c'est 450 à 750 € par jour ! Les malades et les mineurs, que moi j'appelle des enfants, n'ont rien à y faire. »« Vous parlez de logique industrielle et économique pour la prison… »

«… Oui, les pauvres, ces socialement inutiles, on leur trouve une utilité sociale, dans les prisons construites par les grands groupes. La prison, c'est la même chose que l'esclavage. Ils rapportent beaucoup d'argent à certains, et c'est détestable. Ils travaillent dans des ateliers où le droit du travail ne s'applique pas pour cantiner et acheter des choses parfois 40 % plus cher que dehors. La prison, c'est une industrie qui déstructure, une machine à broyer. »« Allez-vous jusqu'à défendre la suppression des prisons ? »

« Il faut sanctionner. Ceci dit, on voit que la prison accueille beaucoup de gens pour lesquels elle n'est pas la bonne réponse pour la personne mise en cause et elle n'apporte rien aux victimes. L'abolition de la prison, à l'Observatoire international des prisons, on n'a jamais utilisé ces termes. On a tenté de “ déconstruire ” l'idée que c'était un mal nécessaire, on milite pour les alternatives. Maintenant, j'ai la liberté de dire qu'il ne s'agit pas simplement d'une question de respect des droits des détenus. Il faut se demander qui et pourquoi on met en prison. C'est la misère qu'on incarcère. »« La prison moderne du type de celle Vivonne représente-t-elle pour vous une amélioration de la condition du détenu ? »

« On constate, depuis cinq ans, que la courbe des suicides et tentatives de suicide est plus importante dans les établissements neufs. Quand on discute avec les détenus, on se rend compte qu'ils préfèrent les établissements anciens où il y a plus de rapports humains. La modernité et l'informatique déshumanisent totalement la prison, qui plus est, avec des gens qui sont de plus en plus fragiles. En plus, ce sont des établissements qui sont beaucoup trop grands, ça accroît encore cette déshumanisation-là. »

Propos recueillis par Emmanuel Coupaye (en interview et lors de la conférence)

 

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Un nouveau combat pour le militant Nouvelle République 07-12-09

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

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Un nouveau combat pour le militant
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“ La prison, une machine industrielle qui déstructure ”

« J'ai une triple connaissance de la prison, charnelle, humanitaire et politique », lâche Jean-Gabriel Mouesca. Un résumé lapidaire de sa vie et de ses engagements. L'homme a passé dix-sept ans derrière des barreaux. Il s'est même évadé en 1986 avant d'être repris.
Avec Philippe Bidart, il fut l'un des leaders historiques d'Iparretarak, l'organisation séparatiste militaire basque clandestine aujourd'hui dissoute. Il a été jugé et condamné pour cet engagement et notamment pour une fusillade où un gendarme avait été tué et un de ses compagnons avait disparu à jamais. Les faits dataient de 1983, ils furent jugés… en 2000.

Libéré en 2001

Après sa libération en 2001, il est devenu un militant. Un porte-parole de la réalité de la prison. D'abord au sein de l'Observatoire international des prisons, présidé durant cinq ans. Puis, désormais, au sein d'Emmaüs France. Il se présente comme une exception, un homme qui doit« témoigner », pour les autres.

“ Un recul énorme ”

Aujourd'hui, sa parole stigmatise les centres socio-médico-judiciaires lancés en 2008 pour suivre des personnes remises en liberté, mais toujours considérées comme dangereuses, car soumises à des pulsions sexuelles ou meurtrières non canalisées. « Le monde médical ne disposait pas du cadre juridique qui permettait de neutraliser ces personnes », relevait la garde des Sceaux lors de l'inauguration du premier centre expérimental de ce type, à Fresnes. « L'objectif, c'est de réduire la dangerosité de ceux qu'il accueillera pour leur permettre de sortir sous surveillance et de se réinsérer. »

“ Montés à l'envers ”

« C'est ce qu'il y a de pire », estime Gabi Mouesca. « C'est un recul énorme. On emprisonne des gens qui ont commis des actes délictueux. Et là, on se propose de les garder ad vitam aeternam, une fois leur peine purgée. On ne condamne pas les actes, mais le potentiel, c'est infâme. On parle de 50 à 70 personnes, ce sont des gens malades, le comble de la pauvreté, des gens montés à l'envers, qui n'ont pas d'équilibre personnel. »

 

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1er Forum contre la répression des mouvements sociaux - Poitiers 5 décembre 2009

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

Les sans-papiers et le délit de solidarité

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La “ répression industrielle ” pointée du doigt NR 06-12-09

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

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La “ répression industrielle ” pointée du doigt
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DR
Gabi Mouesca est venu témoigner sur la prison.

 

 

 

 

Depuis plusieurs semaines, la question de la répression suscite débats et discussions après les violences survenues à Poitiers le 10 octobre dernier.
Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, organisait hier, à la Maison du Peuple de Poitiers, une série de débats sur les nouvelles formes prises par cette répression.
« C'est le premier forum de ce type que nous organisons », expliquait Jean-François Chazerans en préambule. « Il s'agit d'expliquer quelles sont les formes de la répression et éclairer plus particulièrement sur ce qui s'est passé à Poitiers. Les médias ont donné à voir certaines images de ce qui s'est passé, nous voulons nous aussi expliquer. Ce n'est pas arrivé comme ça, comme un cheveu sur la soupe. Il y a une série de faits qui ont précédé et succédé au 10 octobre. » Le Collectif est en effet né en avril dernier « en résistance aux provocations et au harcèlement exercés par le pouvoir contre les acteurs et actrices de mouvements sociaux ».

Deux témoignages

Deux témoignages forts sont venus colorer les débats du forum. Gabi Mouesca ouvrait le bal sur le thème de la prison. Cet ancien militant de la cause basque en France a passé dix-sept années en prison. Aujourd'hui, il est chargé de mission pour Emmaüs sur la prison après avoir présidé l'Observatoire international des prisons. L'homme parle sans détours. Direct. « La prison, j'en ai une triple connaissance : charnelle, j'y ai passé dix-sept ans, humanitaire avec Emmaüs et politique avec l'Observatoire international des prisons. La question de la prison, ce n'est pas simplement la question du respect des droits des personnes emprisonnées, mais de savoir qui et pourquoi on met en prison. Ce sont ceux qui sont considérés comme socialement inutiles qui sont envoyés en prison. Mais là, ils rapportent beaucoup à ceux qui les construisent. Ces inutiles ont alors toute leur utilité. C'est détestable. La prison, c'est une industrie qui déstructure. »
Et l'avocat parisien Christophe Pouly, invité à témoigner sur le délit de solidarité et les arrestations de sans-papiers reprend les mêmes mots.
« A Paris, il y a un service spécialisé qui s'occupe de sans-papiers. Ça se fait de manière industrielle tout est très rodé. D'ailleurs, les policiers travaillent avec des procédures pré-rédigées qui sont mieux blindées et que l'on a plus de mal à attaquer. »

E. C.

 

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Les demandeurs d’asile à la rue La Charente Libre 03-12-09

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

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LES DEMANDEURS D'ASILE À LA RUE

Depuis que les demandes d'asile sont centralisées à Poitiers pour toute la région, les dispositifs d'aide et d'hébergement sont saturés. Explications

03.12.2009

Céline AUCHER

Au restaurant social de l'association Toit du monde à Poitiers, un tiers des 24.000 repas servis en 2008 ont nourri des demandeurs d'asile • photo Quentin Petit

Reproduction interdite.

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Cela fait deux semaines que Maxime (1) dort dehors. Trois nuits sur quatre parce qu'ils sont trop nombreux à taper à la porte du 115, l'hébergement d'urgence, à Poitiers. «Je connais au moins dix demandeurs d'asile comme moi», balance le jeune homme en arménien. Dans la Vienne, le sujet est délicat. Si délicat que les interlocuteurs sont peu nombreux à parler à visage découvert. «Sujet brûlant», dit-on à la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass) de la Vienne. «La situation est très tendue, confie un employé de la ville de Poitiers. Tendue en terme de logement et d'aide à la subsistance depuis qu'il n'y a plus de partage dans la région.» Tendue en matière d'aide tout court pour les demandeurs d'asile qui atterrissent en Poitou-Charentes.

Depuis la régionalisation liée à l'installation de la borne Eurodac (2) à la préfecture de région en mai 2008, l'accueil est centralisé à Poitiers. Le point unique pour obtenir une autorisation provisoire de séjour avant de préparer un dossier de demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) dans les 21 jours suivants.

Sauf que les délais sont longs. Arrivés mi-novembre à Poitiers, Vladimir, Irina et leurs deux enfants ont rendez-vous le 17 décembre. Liana et Alexandre l'ont déjà eu. «Mais on doit revenir en décembre parce qu'on n'avait pas d'interprète», raconte le couple. Femmes et enfants dorment dans les dortoirs du 115. Les hommes, eux, tournent: une nuit au chaud, trois nuits dehors, avec des couvertures données par la Croix-Rouge (3). Ils mangent au restaurant social de l'association Toit du monde. «On a droit à quinze repas dans le mois. Le soir, des fois, on ne mange pas. Ou on se partage des gâteaux et un peu de nourriture donnée par la Croix-Rouge», raconte Irina. Elle ne sait pas qu'il faut un interprète à la préfecture. Ne sait pas non plus que son mari peut prendre une douche au Relais Charbonnier, le pôle médico-social, ou qu'elle a droit à une carte de bus. Complètement larguée, sans beaucoup d'informations sur les démarches à suivre et ses droits. «Mais on ne blâme personne, dit Irina. On était prêt à aller n'importe où pour fuir la Russie.» Et à accepter tout ce qui se présente ici.

Sur le papier, la régionalisation avait l'air organisée: avec une association, Toit du monde, désignée comme plateforme régionale d'accueil, chargée de suivre les demandeurs d'asile dans toutes leurs démarches sociales et administratives. Un dispositif qui remplaçait les plateformes départementales existant auparavant à Angoulême, Niort ou La Rochelle, sachant que les trois quarts environ des crédits ont été transférés vers la Vienne (lire encadré).

Des bénévoles

à la place de salariés

Créditée de 40.000 € supplémentaires par la Ddass en 2008, l'association Toit du monde a vu le nombre de nouveaux demandeurs d'asile augmenter de 20 % entre 2007 et 2008, passant de 276 à 325 personnes. Un afflux difficile à absorber, lié à la régionalisation, mais aussi à la hausse des demandes d'asile au niveau national.

C'est encore plus difficile depuis que la préfecture de région a commencé à basculer la mission d'accompagnement vers la délégation régionale de l'Office français de l'immigration (OFI), établissement d'Etat, en mars 2009. «On a perdu plus de la moitié de nos crédits, soit environ 100.000 €, précise Hubert Dujardin, le président de Toit du monde. L'an prochain, on s'attend à n'avoir rien du tout. On a dû licencier. Aujourd'hui, on compte surtout sur les bénévoles pour faire tourner un service minimum.» Malgré une demande accrue, les entretiens individuels sont passés de 797 au premier semestre 2008 à 502 au premier semestre 2009. La seule action encore financée est la rédaction du récit relatif à la demande d'asile. L'enveloppe liée à l'interprétariat s'est rétrécie alors que les personnes viennent majoritairement aujourd'hui d'Europe de l'Est - Georgiens, Arméniens, Tchétchènes - et qu'un interprète est presque toujours nécessaire.

«Aujourd'hui, il n'y a plus d'accompagnement des demandeurs d'asile dans la région.» Ce n'est pas une association qui le dit. C'est un employé de la Ddass. «J'ai vu des demandes gribouillées sur une feuille A4 partir vers l'Ofpra sans aucune chance d'aboutir», témoigne un professionnel. Sans assistance, sans interprète, c'est perdu d'avance.

A partir du 1er janvier, l'OFI reprendra tout à son compte. Tout, mais en moins bien. Un chiffre: aujourd'hui, 95 % des demandeurs d'asile sont déboutés par l'Ofpra, mais l'OFI n'est pas missionné pour aider les déboutés à monter un dossier de recours. Ceux-ci arrivent en masse à Toit du monde. La boucle est bouclée. On voudrait décourager les demandes d'asile, on ne s'y prendrait pas mieux. «Plus le niveau de prestations est élevé, plus les demandeurs d'asile sont là, dit Jean-Philippe Setbon, le secrétaire général de la préfecture de Poitiers. Toit du monde offrait des prestations qui allaient bien au-delà des obligations légales et tout ça sur des crédits publics.» Le droit d'asile est plus beau sur le papier que dans la réalité.

(1) Les noms ont été changés.

(2) La base de données de l'Union

européenne de comparaison

des empreintes digitales

des demandeurs d'asile

et des immigrants illégaux.

Un requérant débouté dans un pays

ne peut déposer une autre demande

d'asile dans un autre état

de l'Union européenne.

(3) La Croix-Rouge n'a pas souhaité

répondre à nos questions.

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Couvre-feu: les policiers ne veulent pas jouer les «nounous» Libération 04/12/2009

Posté par antirepression le 6 décembre 2009

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A Nice, un arrêté prévoit que les moins de 13 ans dehors après 23 heures devront être raccompagnés chez eux par la police. Qui fait savoir par voie syndicale qu'elle a d'autres chats à fouetter.

Liberation.fr

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Christian Estrosi, maire de Nice.

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, et Christian Estrosi, maire de Nice. (© AFP Stephane Danna)

A Nice, et à compter de ce vendredi, les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés sont tenus d’observer un couvre-feu. S'ils sont dehors entre 23 heures et 5 heures du matin les mardi, vendredi et samedi (veilles de jours de repos), ils devront être reconduits chez eux par la police, stipule l’arrêté pris par le maire Christian Estrosi (UMP), dont la légalité a été validée par la préfecture.

Il s'agit d'assurer la sécurité des mineurs, argumente Estrosi. Mais, au cas où un mineur reconduit une première fois à son domicile récidiverait, l’arrêté prévoit son inscription à un fichier spécial, après autorisation de la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), son inscription d’office à des activités périscolaires et, en ultime ressort, la suppression de certaines allocations municipales allouées aux familles.

Face à cette nouvelle mission, une partie de la police a fait savoir ce vendredi qu'elle avait autre chose à faire que de raccompagner les mineurs chez eux. «La police nationale n’est pas là pour jouer un rôle d’assistante sociale. Avant d’être un problème de police, il s’agit d’un problème de société et d’un problème parental», s'est ainsi agacé Laurent Laubry, représentant départemental du syndicat Alliance.

«Assistantes sociales»

«La police nationale n’a pas vocation à faire la nounou», estime aussi Frédéric Guérin, secrétaire départemental adjoint d’Unité police (ex-Unsa), qui pointent des difficultés pratiques: «Qu’est-ce qui va se passer si les parents ou les tuteurs ne sont pas joignables? Qui va les surveiller? Comment on va les retenir?». Sans compter, ajoute-t-il, que les locaux de la police ne sont pas adaptés pour recevoir des enfants.

Les deux syndicats, Alliance et Unité police, alertent aussi sur le problème d’effectifs. «On a déjà une charge de travail de plus en plus importante, avec moins d’effectifs, si on nous rajoute une mission, ça va être encore plus difficile», dit Laurent Laubry. «Si on bloque 1 ou 2 équipages de police (pour cette mission), ça aura forcément une incidence sur la sécurité», prévient Frédéric Guérin.

En moyenne, une cinquantaine de policiers nationaux et municipaux en service la nuit à Nice, selon des sources syndicales, au minimum 80, selon la municipalité, pour un peu plus de 347.000 habitants. A la mairie de Nice, on précise qu’aucune augmentation des effectifs n’est prévue.

«Effet marginal»

Du côté de la police municipale en revanche, Frédéric Poncel, vice-président du Syndicat national de la police municipale (Snpm) s’est déclaré favorable au nouvel arrêté: «On voit d’un œil favorable tout ce qui peut permettre de réduire l’insécurité et la dérive des jeunes.»

Chez les politiques, la mesure attire les critiques de l'opposition. Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, juge que ce couvre-feu s’inscrit dans une politique visant à «tendre le climat» sur l’insécurité. Ce sont «des mesures dont on sait très bien que l’effet est marginal mais qui ont une vocation symbolique dans un climat entretenu par le gouvernement qui considère aujourd’hui que, pour essayer d’agréger l’électorat de la droite la plus dure autour de lui, il faut durcir le ton».

(Source AFP)

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Forum contre la répression des mouvements sociaux 5/12 à partir de 14h Maison du peuple

Posté par antirepression le 27 novembre 2009

Suite aux événements du 10 octobre à Poitiers, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux organise samedi 5 décembre à partir de 14 heures, à la Maison du peuple (21 bis rue Arsène-Orillard) à Poitiers, une série de débats autour de la répression : ses nouvelles formes, son utilisation contre les sans-papiers, contre la jeunesse étudiante et des banlieues, à partir du prélèvement d’ADN…

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux est un collectif d'individus qui s'est constitué fin avril 2009 en résistance aux provocations et au harcèlement exercés par le pouvoir – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – contre les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager sur le terrain politique. Ce collectif est soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l'Union Locale Poitiers CNT).

Au programme

- A partir de 14 heures : Accueil et présentation du forum.

- 15 heures :

La prison, outil de gestion de la pauvreté et bon investissement pour les milieux économiques, avec Gabi Mouesca, chargé de mission sur la prison à Emmaüs France, ex-président de l’Observatoire international des prisons et militant de la cause basque – dix-sept ans de prison (salle Jouhaux) ;

Les sans-papiers et le délit de solidarité, avec le Collectif des sans-papiers de Poitiers et Christophe Pouly, avocat (salle Timbaud).

- 16 h 30 : La répression va bon train. Témoignages sur la répression de la jeunesse poitevine en 2008-2009 ; retour sur les événements du 10 octobre et leurs suites. Témoignages du Comité de défense des libertés fondamentales contre les dérives sécuritaires (CODELIB) sur la répression à Saint-Nazaire (salle Jouhaux).

- 19 heures :

• Les prélèvements d’ADN et les Faucheurs volontaires, avec Jacques Pasquier, secrétaire national de la Confédération paysanne (salle Jouhaux) ;

Les jeunes des quartiers populaires (salle Timbaud).

- 20 h 30 : Restauration.

- 21 heures : Films sur la prison (salle Jouhaux) et concert (salle Timbaud).

Venez nombreux et nombreuses !

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

http://antirepression.unblog.fr/ Contact : antirep@free.fr

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4,8 millions de Britanniques dans le fichier ADN Le Monde du 26.11.09

Posté par antirepression le 27 novembre 2009

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Londres Correspondante

Les policiers anglais, gallois et nord irlandais auraient tendance à multiplier les arrestations dans le souci d'alimenter leur fichier ADN. C'est l'une des conclusions d'un rapport publié, mardi 24 novembre, par l'autorité indépendante qui conseille le gouvernement sur les questions de génétique, la Human Genetics Commission (HGC).

“Cela fait désormais partie de la routine de prélever des échantillons d'ADN au cours d'une arrestation”, quel qu'en soit le motif, juge Jonathan Montgomery, son président. Il cite le discours tenu devant la commission par un policier à la retraite : “Aujourd'hui, dès que c'est possible, on procède à des arrestations. C'est devenu la norme. Les policiers en exercice pensent qu'une des raisons de cette évolution, c'est de pouvoir relever de l'ADN.”

Et comme les forces de l'ordre ont tendance à arrêter plus souvent des Noirs que des Blancs, cette minorité ethnique est sur représentée dans leur fichier ADN. Un tiers des hommes d'origine afro-caribéenne y sont inscrit. Cette proportion monte aux trois quarts pour ceux âgés de 18 à 35 ans, affirme la HGC.

“Il est totalement faux de dire que nous multiplions les arrestations pour prélever plus d'ADN”, a réagi l'association des officiers de police, mardi. Toujours est-il qu'entre le 1er avril 2008 et le 31 mars 2009 le fichier ADN britannique s'est enrichi de quelque 590 000 noms pour en compter plus de 4,8 millions. Rapporté à la population, c'est la plus importante base de données de ce type dans le monde. Créée en 1995 pour rassembler les empreintes génétiques de criminels avérés, elle a, depuis 2005, une vocation beaucoup large : garder la trace de toute personne impliquée d'une manière ou d'une autre dans un délit, qu'elle soit témoin, victime, simple suspect ou coupable. Et ce, ad vitam aeternam.

980 000 innocents fichés

En décembre 2008, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que ce “caractère général et indifférencié” de la conservation des empreintes génétiques était illégal et constituait une “atteinte disproportionnée au respect de la vie privée”. Pour l'heure, des innocents continuent d'être fichés. On en comptait en avril plus de 980 000, contre 850 000 un an auparavant. En outre, 40 000 échantillons d'ADN ont été prélevés sur des enfants de 10 à 17 ans.

Avant l'été, le ministère de l'intérieur a bien ébauché une réforme des conditions de stockage des empreintes ADN. Les coupables resteraient fichés à vie. Les autres, en fonction de la gravité du crime auquel ils ont été mêlés, disparaîtraient de la base de données au bout de six ou douze ans.

Pour se justifier, le gouvernement de Gordon Brown avait invoqué une étude du Jill Dando Institute for Crime Science, un centre de recherche en criminologie de l'University College London (UCL). Celle-ci, affirmait-il, montrait que des personnes arrêtées avaient autant de chances de récidiver qu'elles soient par la suite jugées coupables ou innocentées. Depuis, les chercheurs de l'UCL ont fait savoir que leur travail n'était pas achevé et n'aurait pas dû être utilisé en l'état.

Les associations de défense des libertés publiques ont protesté. L'opposition également. Craignant de se voir infliger une défaite à la Chambre des lords, le Premier ministre a retiré son projet. Il y a quelques jours, M. Brown en a présenté une nouvelle mouture qui ramène à six ans la durée de conservation de l'ADN des innocents. Mais rien, dans le projet de loi, ne prévoit de limiter les prélèvements d'ADN par les policiers lors des arrestations.

Virginie Malingre

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L’UMP ouvre la porte à la création de nouveaux fichiers LE MONDE | 25.11.09

Posté par antirepression le 27 novembre 2009

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La proposition de loi visant à encadrer la création et le fonctionnement des fichiers de police présentée, jeudi 19 novembre, par Delphine Batho (PS, Deux-Sèvres) a été rejetée, mardi 24 novembre, par la majorité de l'Assemblée nationale. Ont aussi été rejetées les deux autres propositions de loi - sur le droit de finir sa vie dans la dignité et sur la régulation de la concentration dans les médias - défendues par le groupe socialiste dans le cadre de sa journée d'initiative parlementaire.

Le texte sur les fichiers de police présentait la particularité d'être issu d'une proposition commune de Mme Batho et de Jacques-Alain Bénesti(UMP, Val-de-Marne), rédigée dans la foulée du retrait des décrets créant le fichier Edvige. Cette proposition avait été adoptée, le 16 juin, à l'unanimité de la commission des lois de l'Assemblée. Selon celle-ci, l'autorisation de créer des fichiers intéressant la sécurité publique ou ayant pour objet la prévention, la recherche, la constatation ou la poursuite des infractions pénales devait relever de la loi. Elle détaillait précisément les points sur lesquels le législateur devrait statuer, les caractéristiques des fichiers qui devraient être déterminées.

Un recul

C'est ce qu'a rappelé Mme Batho, mardi, avant le vote qui devait aboutir au rejet de la proposition. “Nous étions tous d'accord, a-t-elle souligné, pour refondre entièrement le cadre juridique des fichiers de police, (…) améliorer la protection des citoyens et (…) moderniser les outils dont disposent les policiers.”

“Tous d'accord”, avant que le gouvernement ne publie, le 18 octobre, deux décrets autorisant la création de deux fichiers “post-Edvige” sur des délinquants potentiels “susceptibles d'être impliqués dans des actions de violences collectives” ou “dont l'activité indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique” (Le Monde du 20 octobre). Ainsi a été balayé par le gouvernement le travail des parlementaires de la majorité et de l'opposition.

Dès lors, le gouvernement ne souhaitait plus que la proposition de loi voie le jour. Mais ce qui aurait pu n'être qu'un épisode de plus dans l'opposition de l'exécutif et du législatif prend une tout autre tournure après ce qui s'est passé, mardi, en commission des lois. En effet, si l'UMP a refusé de voter la proposition de loi coécrite par un de ses membres, elle a en revanche approuvé une série d'amendements déposés sur le même sujet par… M. Bénisti à une proposition de loi dite “de simplification et d'amélioration de la qualité du droit” qui doit être examinée mardi 1er décembre en séance.

Des amendements en totale contradiction avec la proposition de loi initiale puisqu'ils autorisent la création de fichiers par simple arrêté gouvernemental et énumèrent de façon extrêmement large, et générale, les catégories et les finalités de fichiers pouvant être créés. Loin de “préciser” la loi, ils constituent en ce sens un recul par rapport au droit existant. “Ces amendements venus d'ailleurs sont une sorte de blanc-seing donné au gouvernement pour passer par la voie réglementaire”, s'insurge Mme Batho.

Patrick Roger

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Les préfectures d’Ile-de-France ne respectent pas le droit d’asile Les décodeurs 27 novembre 2009

Posté par antirepression le 27 novembre 2009

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Prefecture Yvelines

Les préfectures d’Ile-de-France ne respectent pas le droit d’asile

Vrai

 Malgré les dénégations d’Eric Besson, le rapport des associations sur les conditions d’accueil des demandeurs d’asile en Ile-de-France est implacable.

Ce que disent les associations et le ministre de l’immigration

Mercredi, six associations, dont Amnesty international, la Cimade et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) ont dressé un “constat accablant des pratiques préfectorales illégales” en Ile-de-France, destinées, selon elles, à dissuader les demandeurs d’asile de solliciter une protection en France. (Voir la dépêche AFP sur le sujet / leur dossier de presse). Ces associations se sont rendues dans six préfectures (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Yvelines) et ont constaté “de graves violations des droits des demandeurs d’asile et des lois”.

Jeudi, le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, Eric Besson, a répondu à ces affirmations en estimant que ces accusations sont “dénuées de tout fondement et démenties par les chiffres” (voir le communiqué). Selon lui, affirmer que la préfecture des Yvelines a été “condamnée” est faux. Il assure également que le droit à l’information des demandeurs d’asile est respecté.

Pourquoi c’est vrai

Les conditions d’accueil des demandeurs d’asile sont régies par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (voir ici sur Legifrance, et une explication pédagogique sur Service-Public.fr). Il s’agit donc de savoir si les associations ont raison d’estimer que les préfectures franciliennes ne respectent pas ces dispositions. Le ministre dément les accusations des associations sur trois points.

1- Les préfectures font obstacle à l’exercice du droit d’asile

VraiSelon la loi, tout demandeur d’asile doit pouvoir déposer sa demande auprès de la préfecture de son lieu de résidence ou de domiciliation postale. Or les associations estiment, après un an d’enquête dans les préfectures, que ce droit n’est pas respecté et qu’il existe un “numerus clausus” de fait. Files d’attentes interminables, absence d’accueil au guichet, demande de pièces illégale dans les dossiers : les associations égrènent les exemples et les témoignages.

Le ministre répond que cette affirmation est “démentie par les chiffres”. “Le nombre d’autorisations provisoires de séjour (APS) pour démarches auprès de l’OFPRA [Office français de protection pour les réfugiés et apatrides] délivrées par ces préfectures est en augmentation en 2009″, assure le ministère, chiffres à l’appui. (Voir le tableau dans le communiqué)

Sauf que ces chiffres n’évoquent pas les conditions d’accueil. Et sur le fond, les pratiques des préfectures sont en fait dénoncées depuis longtemps, notamment par la Commission nationale consultative des droits de l’homme (en 2001, déjà), par Amnesty international entre 2007 et 2009 et par la Cimade . De même, les associations lui ont écrit en novembre 2008 et juin 2009 sur ces questions, en vain. “En fait, sur le constat, tout le monde est d’accord. En off, les préfets reconnaissent bien les difficultés de gestion, même si on n’est pas forcément d’accord sur les réponses”, explique Florence Boreil, de l’ACAT. Les avocats spécialistes de l’asile, regroupés dans le réseau ELENA, sont d’ailleurs unanimes pour dénoncer les conditions d’accueil des demandeurs d’asile dans les préfectures.

Enfin, le sociologue Alexis Spire, (voir ici une vidéo réalisée par Le Monde.fr) qui s’était fait embaucher comme guichetier pour étudier les pratiques d’accueil était même plus sévère, qualifiant de “lieu de relégation” les centres de réception des demandeurs d’asile dans son ouvrage Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l’immigration (Paris, Raisons d’agir, 2008).

2 - La préfecture des Yvelines a bien été condamnée

VraiLes associations assurent dans leur dossier que “la préfecture des Yvelines a de nouveau été condamnée à dix reprises entre le 11 et le 14 novembre 2009 pour atteinte grave et manifeste au droit d’asile en raison de son refus d’enregistrer des demandes d’asile”. Le ministère, lui, répond que cette affirmation “est erronée” et qu’il s’agit “d’injonctions adressées par le juge des référés au préfet pour qu’il convoque dans un délai de cinq jours des demandeurs d’asile qui n’avaient pas pu être reçus du fait de l’affluence au guichet”.

Maître Lagrue rappelle qu’“il ne peut s’agir d’une condamnation pénale, puisqu’il s’agit d’un tribunal administratif : la préfecture à bel et bien été condamnée, dans le sens où elle n’a pas respecté ses engagements de service public. C’est une sanction, avec ordre de faire.”

La lecture des décisions du tribunal administratif en donne un exemple. Dans une décision du 12 novembre, par exemple, le juge des référés écrit : “Il est enjoint à la préfète des Yvelines de convoquer M. X dans un délai de trois jours (…), sous astreinte de 300 euros par jour de retard.” Décision qui m’a été envoyée par Jean-François Dubost, d’Amnesty international.

En fait, à dix reprises, la préfecture est condamnée pour des cas concrets sur lesquelles son attitude est considérée comme “une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale du droit d’asile”.

Là-dessus, les associations n’emploient pas le terme approprié, mais ont raison sur le fond : le ministère joue sur les mots.

3 - Le droit à l’information dans les préfectures n’est pas correctement assuré

VraiLe ministre assure également qu’il est “inexact d’invoquer un ‘défaut flagrant et criant d’information’”, comme le font les associations. Et assure avoir mis en place en mai 2009 dans toutes les préfectures un guide, “qui est distribué à tous les demandeurs”.

L’enquête des associations signale que dans quatre des préfectures, le guide n’est pas disponible, et que dans les deux autres, le guide n’est pas à jour. Le ministère précise qu’une traduction de ce guide en cinq langues “est en cours” et qu’il est disponible sur Internet. Florence Boreil souligne qu’il faut se rendre compte que “pour les demandeurs d’asile, aller sur Internet, c’est vraiment impossible ! Je rappelle qu’ils arrivent de pays en guerre.”

Surtout, les associations affirment n’avoir “jamais vu un demandeur d’asile avec le guide”. Maître Lagrue confirme : “Je n’ai jamais entendu parler de ce guide !” Et d’expliquer : “Les agents de la préfecture sont en flux tendu et voient énormément de monde, la présentation au guichet doit aller vite, ils n’ont pas le temps matériellement de donner des informations détaillées et un guide explicatif.” “C’est aussi un problème de budget, bien sûr”, souligne-t-elle.

De même, la traduction du guide dans la plupart des langues n’est pas encore disponible, alors que la loi stipule qu’“une information doit être communiquée à un étranger dans une langue qu’il comprend”. “La traduction en 18 langues d’un formulaire a été réalisée par le ministère lui-même, mais les préfectures continuent curieusement à ne diffuser uniquement que les versions française et anglaise“, notent les associations.

Sur ce point, les associations disent vrai, et la défense du ministère est incomplète.

Nabil Wakim

Merci aux quelques internautes qui ont  contribué à cette recherche Xavier (sur Alexis Spire), Jean-François Dubost (Amnesty international France), Loloster et Paulo (sur les conditions d’accueil en préfecture).

A noter : Vos commentaires et informations complémentaires sont bien sûr les bienvenus ci-dessous et à l’adresse lesdecodeurs@gmail.com, ainsi que sur le compte Twitter du blog. Pour savoir comment fonctionne ce blog, cliquez ici.

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[zpajol] 1 euro pour l’honneur du sous-préfet de Calais et 1500 euros pour avoir mis en cause sa fonction

Posté par antirepression le 26 novembre 2009

—– Original Message —– From: “inter luttes calais” <interluttescalais@hotmail.com>
To: <zpajol@rezo.net>
Sent: Wednesday, November 25, 2009 8:22 PM
Subject: [zpajol] 1 euro pour l'honneur du sous-préfet de Calais et 1500 euros pour avoir mis en cause sa fonction

Fin octobre 2008, le sous-préfet et la maire de Calais attaquait le squat Pagniez, refuge de 300 érythréens.
Début novembre, le sous-préfet menait trois chasses à l'homme afghans dans la jungle, dans une voiture banalisée.
Témoins de la deuxième, la bénévole et moi contactions JC Lenoir et d'autres pour venir renforcer notre maigre effectif.
A l'occasion d'une disjonction entre nos groupes, les CRS s'en prenaient étrangement à JC Lenoir qui se retrouva en garde à vue.
Le soir-même, j'envoyais sur le site indymedia un article sur son arrestation et toutes mes pensées sur le sous-préfet de Calais.

J'y dénonçais le rôle du sous-préfet de Calais, dans la rafle et
la tentative d'expulsion de masse vers l'afghanistan.
Je l'avais aussi accusé d'avoir fait arrêter JC
Lenoir de Salam, de diriger une sous-préfecture xénophobe et de choisir par ses actes le camp
de la France de Pétain.

Le ministère de l'Intérieur avait déposé plainte fin
novembre 2008, puis le sous-préfet en décembre.
Au tribunal, le 6 octobre 2009 (jour de la tentative d'expulsion par Lille lesquin) le sous-préfet avait réclamé 1 euro symbolique pour
son honneur.
Le procureur réclamait 4500 euros.

Ce mardi 24 novembre, le sous-préfet a obtenu l'euro symbole de son
honneur et les 750 euros de frais de justice.
Le ministère civil a obtenu 1500
euros.

Je fais appel de ce jugement. Je n'avais pas pu produire les
preuves dans le délai des 10 jours par la faute des huissiers qui se sont tous
déclarés incompétents sur Calais ou débordés sur Boulogne-sur-Mer, sauf un mais trop tardivement…

Quand on attaque un rouage de l'Etat, les rouages
de l'Etat nous le rendent bien.

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Ils devront rembourser 6.800 € pour la sucette et les horodateurs NR 21-11-09

Posté par antirepression le 22 novembre 2009

Ils devront rembourser 6.800 € pour la sucette et les horodateurs
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Poitiers

C'était le 4 août dernier à Poitiers. Une patrouille de la brigade anticriminalité aperçoit en pleine nuit un groupe de jeunes. Elle suit leur parcours dans le quartier Montierneuf ; un parcours émaillé par des dégradations.
Vers 3 h du matin, le trio d'étudiants formé par Jean-Baptiste, Guillaume et Flavien, âgés de 19 à 22 ans, est interpellé. Les policiers retrouvent une barre de fer ainsi qu'un marteau brise vitres. Sur le parcours du groupe, les policiers notent qu'une sucette publicitaire Decaux a été brisée, boulevard Chasseigne, et que cinq horodateurs ont été dégradés.
Jeudi soir, le tribunal correctionnel les a condamnés à un mois de prison avec sursis. Jean-Baptiste écope en plus d'une amende de 100 € avec sursis. Le trio devra surtout rembourser. Le groupe publicitaire Decaux leur réclame 566 € pour la sucette ; quant à la Ville de Poitiers, elle présente une facture de 6.306 € pour les cinq horodateurs.

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Reims : Suites judiciaires

Posté par antirepression le 21 novembre 2009

Suite à la venue de Fillon les 10 interpellés passaient tous en compa immédiate. Les lycéens ont été relaxés, à part un qui a été blessé et dont le procès est reporté.
Quant aux 4 majeurs, ils comparaissaient pour “jet de projectile et violence sur agent”, ils ont chacun pris 3 mois de prison avec sursis et un d'entre eux a pris un 4éme mois de sursis pour “refus de prélèvement ADN”.
C'est clairement une attaque contre des militants investis (deux sont à la CNT et un troisième est au NPA), puisqu'absolument aucune preuve
n'était apporté au dossier.

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Mouvement lycéen : Étudier, pour pas dev’nir policiers Le Jura Libertaire Jeudi 19 novembre 2009

Posté par antirepression le 21 novembre 2009

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Lycées : 5 interpellations à Dijon AFP 19/11/2009

Posté par antirepression le 20 novembre 2009

Cinq lycéens ont été interpellés aujourd'hui dans les rue de Dijon lors d'une manifestation contre le projet de réforme du lycée préparé par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel, a-t-on appris auprès de la police.

“Cinq jeunes ont été interpellés ce matin (jeudi), principalement pour des jets de projectiles contre les forces de l'ordre lors d'une manifestation dans les rues de Dijon”, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la DDSP (Direction départementale de la sécurité publique).

Selon lui, “environ 70 lycéens” ont participé à cette manifestation contre la réforme de Luc Chatel. Mercredi, plusieurs dizaines de lycéens dijonnais avaient manifesté sans incident dans les rues de la ville.

De son côté le syndicat Uni-Lycée (droite) a exprimé jeudi dans un communiqué son “inquiétude après des tentatives de blocage de lycées” dans l'académie de Dijon qui, selon lui, “font craindre une reprise des violences (de) l'extrême gauche” de l'année scolaire 2008-2009.

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Les gardes à vue sont toutes “illégales” NOUVELOBS.COM | 17.11.2009

Posté par antirepression le 20 novembre 2009

Lire sur le site

 

Le bâtonnier de Paris appelle les avocats à faire casser toutes les gardes à vue, en se fondant sur deux arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme. “Depuis les deux arrêts en questions, toutes les gardes à vues qui ont lieu aujourd'hui en France sont illégales”, souligne-t-il.

Dans des locaux de garde à vue, à Lyon (Sipa)

Dans des locaux de garde à vue, à Lyon (Sipa)

Les avocats n'ont pas l'intention de laisser passer sans réagir une décision de la Cour européenne des droits de l'Homme condamnant l'absence d'avocat au début de la garde à vue. Dans une interview à France Info, mardi 17 novembre, le bâtonnier de Paris Christian Charrière-Bournazel appelle ses confrères à soutenir la nullité des gardes à vue, en se fondant sur deux arrêts de la Cour de Strasbourg (CEDH) (lire l'article de Nouvelobs.com le 29 septembre).

“Elles seront annulées”

“Depuis les deux arrêts en questions, toutes les gardes à vues qui ont lieu aujourd'hui en France sont illégales, sont des voies de fait, et seront donc annulées, je l'espère, par les tribunaux français si la justice française se ressaisit, et seront en tout cas condamnées par Strasbourg”, déclare Christian Charrière-Bournazel, “toutes les gardes à vues sont illégales”.
Pour le bâtonnier, les gardes à vue sont “des lieux de traitements inhumains et dégradants contrairement contraires aux libertés essentielles”. “C'est très grave. Ce sont des gardes à vues contraires au principe du procès équitables, selon la Cour européenne de justice de Strasbourg. Elles sont donc illégitimes, et elles sont nulles.”
“Dans tous les autres pays d'Europe, l'avocat est présent dès le début” de la garde à vue, poursuit Christian Charrière-Bournazel, qui note cependant une seconde exception en Belgique. “Nous sommes à la traine”, regrette-t-il.

Le ministère s'estime au contraire “conforté”

Au ministère de la Justice, cependant, on ne partage pas du tout cette analyse. L'arrêt de la CEDH “condamne la Turquie, et non la France'”, déclare à Nouvelobs.com le porte-parole adjoint du ministère, Arthur Dreyfuss. “Or, la Turquie n'a pas du tout le même système judiciaire que la France”.
Le ministère estime au contraire que l'arrêt de la Cour de Strasbourg “conforte le dispositif judiciaire français, car depuis près de 10 ans [la loi Guigou de juin 2000, ndlr], notre code de procédure pénale prévoit la présence de l'avocat dès le début de la garde à vue”. La Place Vendôme précise que même les exceptions, notamment en matière de terrorisme, ont été validées par la CEDH.

L'avocat peut mettre plusieurs heures avant d'arriver

Selon l'article 63-4 du code de procédure pénale, un gardé à vue a le droit de s'entretenir avec un avocat de son choix “dès le début de la garde à vue”.
“Cela ne veut pas dire que l'avocat arrive instantanément”, témoigne Me Philippe Dandaleix, avocat au barreau de Paris, joint mardi par Nouvelobs.com. Car dans les faits, lorsqu'il est commis d'office, l'avocat peut arriver une à deux heures après le début de la garde à vue, le temps pour les services de police de contacter l'ordre des avocats, puis pour l'avocat de se rendre sur place.
“Pour respecter les conditions d'un procès équitable, les services de police devraient avoir l'obligation d'attendre l'avocat avant de commencer l'audition”, relève Me Philippe Dandaleix.
L'entretien est confidentiel. Il peut durer 30 minutes au maximum. Si la garde à vue est prolongée, la personne peut demander un nouvel entretien avec un avocat dès le début de la prolongation.
L'avocat n'a jamais accès au dossier. Il peut vérifier qu'on a bien notifié les droits de la personne mise en cause: droit à consulter un médecin, droit à bénéficier d'un interprète, droit à faire avertir un membre de sa famille ou un proche. L'avocat peut également faire inscrire des observations au procès verbal.
Reste que l'audition elle-même se déroule sans l'avocat, ce que regrette Me Philippe Dandaleix, qui rapporte que “certains mis en cause signent des PV dont ils ne comprennent ni le sens, ni la portée”, rapporte .

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Violences à Poitiers : Patrick Dubreucq est libre (NR 20/11/2009

Posté par antirepression le 20 novembre 2009

Violences à Poitiers : Patrick Dubreucq est libre (20/11/2009)
 

 
 

 

 

(Photo NR, Dominique Bordier).
La joie des membres du comité de soutien à Patrick Dubreucq hier soir devant le palais de justice de Poitiers.

 

 

 

Patrick Dubreucq, 51 ans, incarcéré depuis la violente manifestation du
10 octobre à Poitiers est sorti libre hier soir à la suite de son procès en appel.

Vrai qu'il n'a pas le profil du délinquant ou du militant d'ultra gauche prêt à en découdre. Mais ce samedi 10 octobre à Poitiers, Patrick Dubreucq, ce Tourangeau de 51 ans, habitué des manifs en faveur des sans-logis ou des sans-papiers, s'est peut-être trouvé là où il ne fallait pas. Son tort est le suivant : avoir lancé une pile en direction de la police. Cette pile a atterri à 2 mètres de Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique. Jugé avec sept autres personnes le 12 octobre dernier en comparution immédiate à Poitiers, Patrick Dubreucq est condamné pour violences par jet d'objet à une peine de 8 mois d'emprisonnement dont 4 avec sursis. Des faits reconnus, commis selon lui sous l'empire d'un « coup de nerfs ». Le 23 octobre, la justice lui refuse sa demande de mise en liberté et l'accorde en revanche à deux étudiants poitevins interpellés le même jour. Hier après-midi, Patrick Dubreucq comparaissait devant la cour d'appel pour un nouvel examen des faits.

“ Ce n'est pas
la liberté
d'expression
qui est remise
en cause ”

Dans le box, Patrick dit qu'il « regrette entièrement et totalement » son geste, ajoutant : « J'visais personne à c' moment là ». La partie civile ne l'entend ainsi. « Est-ce qu'il a oui ou non lancé un objet en direction du commissaire ? Oui », assure Me Patrick Arzel avant de demander la confirmation de la décision de première instance. Pour l'avocat général Jean-Claude Belot, « il ne faut pas se tromper de débat. Ce jour-là, on s'est attaqué à l'ordre public, rempart de l'État de droit ». Il requiert une peine de 18 mois d'emprisonnement avec « un sursis possible qui ne serait pas inférieur à 10 mois ».
La plaidoirie de Me Philippe Brottier soulève bien des points, dont plusieurs exceptions de nullité mais s'attache aussi à brosser de son client un portrait différent de celui qu'on a bien voulu faire. Patrick n'est ni SDF, ni alcoolique. « Est-il logique de condamner à du ferme quelqu'un qui a jeté une pile à 30 m des policiers ? ».
La cour délibère une petite heure. Elle réforme la peine de première instance et condamne Patrick Dubreucq à 8 mois d'emprisonnement dont 7 avec sursis. Patrick est donc libre. L'un de ses soutiens, le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux s'en réjouit mais relève la partie ferme de la peine. « Pour quelqu'un qui n'a rien fait avant, c'est cher payé ! »

Jean-Michel Gouin

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Rouen: Sept lycéens en garde à vue après des manifestations AP | 19.11.2009

Posté par antirepression le 20 novembre 2009

Lire l'article sur le site

Sept lycéens, tous mineurs, qui participaient à des manifestations contre la réforme du lycée ont été placés en garde à vue jeudi à Rouen (Seine-Maritime) après des heurts avec la police et des dégradations dans une clinique privée de la ville, a-t-on appris de source policière.

Une jeune fille âgée de 17 ans a également été grièvement brûlée aux jambes et au visage au cours de ces événements après avoir tenté d'éteindre un engin incendiaire, a-t-on précisé de même source.

Les manifestations ont eu lieu dans la matinée en deux endroits de l'agglomération rouennaise.

Dans un premier temps, plus de 300 élèves de l'école industrielle de Rouen ont défilé dans les rues puis ont pénétré dans une clinique privée où des dégradations ont été constatées. Quatre jeunes gens ont été interpellés.

Ensuite, c'est au lycée Le Corbusier de Saint-Etienne-du-Rouvray que de violents heurts ont opposé les forces de l'ordre et plus de 200 lycéens. Trois jeunes ont été interpellés, a-t-on expliqué de source policière. La jeune lycéenne blessée par un cocktail molotov a été hospitalisée.

Les lycéens rouennais manifestaient contre la réforme du lycée présentée jeudi matin dans le détail par le ministre de l'Education nationale Luc Chatel. AP

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[Resistons rezo] Reims : Communiqué lycéen contre la repression policière

Posté par antirepression le 20 novembre 2009

A l'appel de lycéens mobilisés de Reims contre la venue de F.Fillon, L.Chatel et V. Pécresse au lycée Roosvelt pour gratifier les « cordées de la réussite » et la réforme du lycée, près de 300 personnes ont répondu présentes.

Organisés en cortège pacifique, les lycéens se sont vus chargés par les CRS sans la moindre sommation. Dans la panique qui a suivi cette charge violente, une milice de barbouzes en costumes avec armes à feu apparentes en ont profité pour appréhendé violemment (coups de poings, coups de pied, coups de ceintures et coups de matraques et intimidation envers les personnes essayant d'aider les interpellés et blessés) des manifestants.

Notamment, quatre lycéens ont fini à l'hôpital, dont un emmené à l'écart de la manifestation par la police qui lui a fracturé les deux genoux.

La police de Sarkozy a toujours été violente, cependant cette fois-ci, les méthodes utilisées ont été particulièrement intolérables par leur démesure, qui plus est sur des lycéens dont la plupart sont mineurs.

Nous condamnons fermement cette répression ayant pour seul but de faire taire toutes les oppositions aux réformes réactionnaires de Sarkozy et son gouvernement. Nous exigeons la relaxe immédiate des interpellés et les sanctions les plus fermes possible envers les forces de l'ordre.

Nous appelons dès maintenant l'ensemble des lycéens et personnels de l'éducation à se mobiliser contre la réforme du lycée et la répression policière. Manifestation mardi 24 novembre à 10h : maison des syndicats.

des lycéens mobilisés de Reims

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Rassemblement de soutien à Patrick Dubreucq (NR 19/11/2009)

Posté par antirepression le 19 novembre 2009

Rassemblement de soutien à Patrick Dubreucq (19/11/2009)
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Photo NR, Patrice Deschamps 
Les amis de Patrick Dubreucq seront aujourd’hui au palais de justice de Poitiers.

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Photo NR, Patrice Deschamps
Les amis de Patrick Dubreucq seront aujourd’hui au palais de justice de Poitiers.

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Une trentaine de personnes se sont rassemblées, hier vers 18 h, place Jean-Jaurès à Tours, pour soutenir Patrick Dubreucq, ce militant tourangeau emprisonné à Poitiers à la suite des violences commises il y a un mois.
Patrick Dubreucq, condamné à 8 mois de prison dont 4 ferme pour avoir jeté une pile en direction des policiers, est jugé aujourd'hui en appel. Ses amis organisent un covoiturage pour ceux qui souhaitent assister au procès. Départ à 14 h 30 précises, place de la Liberté à Tours.

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eillée d’armes pour les soutiens à P. Dubreucq (NR 19/11/2009)

Posté par antirepression le 19 novembre 2009

Veillée d'armes pour les soutiens à P. Dubreucq (19/11/2009)
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Photo NR, Patrick Désert 
Les traditionnelles banderoles vont servir à nouveau aujourd’hui pour la manifestation de soutien à Patrick Dubreucq, jugé en appel.

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Photo NR, Patrick Désert
Les traditionnelles banderoles vont servir à nouveau aujourd’hui pour la manifestation de soutien à Patrick Dubreucq, jugé en appel.

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Une centaine de manifestants se sont retrouvés hier devant le palais de
justice. Une répétition avant les procès de cet après-midi.

Ils ont ressorti leurs banderoles : « Solidarité avec les inculpés ». Une centaine de membres du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux et du Comité de soutien aux « inculpés » du 10 ont manifesté hier soir devant le palais de justice de Poitiers en préparation des rassemblements prévus ce jour au même endroit.
A 16 heures, le premier comité apportera, seul, son soutien à trois jeunes gens poursuivis pour avoir brisé une sucette Decaux et cinq parcmètres le 5 août dernier. Une demi-heure plus tard, il sera rejoint par le second comité pour réclamer la relaxe de Patrick Dubreucq.
Ce Tourangeau de 51 ans a été condamné en première instance à quatre mois de prison ferme pour avoir jeté des piles sur le directeur de la police, aujourd'hui partie civile, lors des événements du 10 octobre dernier. Plus globalement, les manifestants réclament l'arrêt de toutes les poursuites engagées après l'émeute du 10, puis de la manifestation du 17 octobre, notamment les cinq jeunes Poitevins dont les procès en appel doivent avoir lieu le 14 janvier.

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Trois ans de prison ferme pour deux anti-Otan à Strasbourg Le point 16/11/09

Posté par antirepression le 17 novembre 2009

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Lors des manifestations anti-Otan à Strasbourg. Un Allemand et un Russe poursuivis pour avoir mis le feu à un bâtiment des douanes en marge d'une manifestation contre le sommet de l'Otan à Strasbourg, le 4 avril dernier, ont été condamnés lundi à quatre ans de prison dont un avec sursis. /Photo prise le 4 avril 2009/REUTERS/Vincent Kessler

Un Allemand et un Russe poursuivis pour avoir mis le feu à un bâtiment des douanes en marge d'une manifestation contre le sommet de l'Otan à Strasbourg, le 4 avril dernier, ont été condamnés lundi à quatre ans de prison dont un avec sursis.

Venus de Rostock, au nord-est de l'Allemagne, les deux manifestants, respectivement âgés de 23 et 18 ans, “se sont retrouvés, au niveau du Pont de l'Europe, dans une excitation extraordinaire, dans un tourbillon, et c'est là que tout a basculé”, a expliqué l'un de leurs avocats, Me Emmanuel Hoen.

Qualifiant le jugement de “relativement équilibré”, eu égard aux 10 ans de prison encourus et aux quatre ans ferme requis par le parquet, il a salué “la qualité du travail du juge d'instruction” qui a pu démontrer, selon lui, que ses clients n'appartenaient à aucun groupe violent.

Plusieurs centaines de jeunes gens avaient dévasté les abords du Pont de l'Europe durant près d'une heure et demie, sans être inquiétés, pendant que le gros des manifestants anti-Otan se rassemblait sur un champ de foire adjacent.

Les casseurs avaient incendié l'ancien poste de douane franco-allemand, un hôtel Ibis, une pharmacie ainsi qu'un bâtiment administratif des douanes encore en activité, le seul qui n'ait pas brûlé entièrement.

C'est pour ce dernier délit qu'étaient poursuivis l'Allemand et le Russe qui devront encore comparaître devant le tribunal au printemps prochain pour une audience en intérêts civils.

Il s'agit de la plus lourde sanction prononcée par la justice pour les incidents qui ont émaillé le sommet de l'Otan à Strasbourg. Moins d'une quinzaine de personnes ont été jugées depuis lors, le plus souvent pour des faits mineurs.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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Appel à venir soutenir Guillaume, Flavien, Jean-Baptiste et Patick au palais de justice ce 19 novembre.

Posté par antirepression le 16 novembre 2009

Communiqué du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux (composé d’individus et soutenu par les Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86 et SUD Etudiants Poitiers).

Guillaume, Flavien et Jean-Baptiste passeront à 16 heures le 19 novembre en procès. Ils sont tous trois accusés de dégradation et, pour Jean-Baptiste, de refus de prélèvement d’ADN. Le même jour à 16 h 30 se déroulera le procès en appel de Patrick Dubreucq qui, jugé coupable d'avoir lancé une pile en direction des forces de l'ordre lors de la manifestation anticarcérale du 10 octobre à Poitiers, a été condamné à huit mois de prison, dont quatre mois ferme.

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux appelle à venir soutenir ces quatre militants au palais de justice ce 19 novembre.

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Pour la justice, contre la répression, continuons la mobilisation !

Posté par antirepression le 16 novembre 2009

Suite aux événements du 10 octobre survenus à Poitiers, Patrick Dubreucq a été incarcéré à la prison de Vivonne. Jugé coupable d'avoir lancé une pile en direction des forces de l'ordre, il a été condamné à huit mois de prison, dont quatre mois ferme. Parce qu'il vit de minima sociaux, la justice n'a pas considéré qu'il présentait les garanties nécessaires à sa remise en liberté. Son procès en appel aura lieu le jeudi 19 novembre à 16 h 30 au palais de justice de Poitiers.

  Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, composé d'individus soutenus par des associations, des syndicats et des partis politiques (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l'Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86 et SUD Etudiants Poitiers), ainsi que le Collectif Justice pour tous appellent à deux nouveaux rassemblements :

- le 18 novembre à 18 heures devant le palais de justice de Poitiers, pour exiger l'acquittement de Patrick ;

- le 19 novembre, toujours au palais de justice, pour lui témoigner notre soutien lors de ce nouveau procès.

  A Tours, les organisations SUD Solidaires, le Collectif départemental de soutien aux sans-papiers, le NPA, Alternative libertaire et les Amis de Demain le grand soir appellent également à un rassemblement mercredi 18 novembre, à 18 heures, place Jean-Jaurès. Elles proposent aux Tourangeaux qui le peuvent de participer au rassemblement et au procès en appel le lendemain à Poitiers en organisant un covoiturage.

  Le procès en appel de Samuel Bastard et de Jean-Salvy Compte - qui, comme Patrick Dubreucq, avaient été écroués après leur procès le 12 octobre dernier - devait se dérouler le 10 décembre prochain ; il a été reporté au 14 janvier 2010. Comme Patrick Dubreucq, ces deux étudiants sont des boucs émissaires ; ils ont été condamnés à six mois de prison, dont un ferme, mais, contrairement à Patrick, Samuel et Jean-Salvy ont été remis en liberté le 23 octobre. Trois autres personnes (Charles, Léo et Candice), condamnées à de lourdes peines de prison avec sursis pour des faits aussi dérisoires que les trois précédemment citées, passeront en appel ce même 14 janvier.

  Enfin, le 5 janvier 2010 aura lieu le procès d'une mineure, et, le 23 février, celui de Sarah et d'Angel pour refus de prélèvement d'ADN. Quant aux trois personnes qui ont été arrêtées le 17 octobre, on ignore toujours le sort qui leur est réservé.

Pour la justice, contre la répression, continuons la mobilisation !
_____________

- Justice pour Tous – http://www.justicepourtous.org/ - soutien@justicepourtous.org
- Le Comité Poitevin contre la Répression des Mouvements Sociaux - http://antirepression.unblog.fr - antirep@free.fr

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Fillon fait de la sécurité une priorité Le Figaro 09/11/09

Posté par antirepression le 14 novembre 2009

Fillon fait de la sécurité une priorité

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De notre envoyé spécial à Thionville (Moselle), Bruno Jeudy
09/11/2009 | Mise à jour : 22:39
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François Fillon, lundi, en visite à l'hôtel de police de Thionville.
François Fillon, lundi, en visite à l'hôtel de police de Thionville. Crédits photo : AFP

À quatre mois et demi des régionales, le premier ministre affirme sa détermination à lutter contre toutes les délinquances.

Inénervable, le premier ministre ? Faites-lui remarquer qu'il multiplie les déplacements et les discours consacrés à la sécurité et l'immigration, et voilà François Fillon légèrement agacé par la question. «Ce ne sont pas des thèmes importants pour la campagne des régionales, mais des thèmes importants pour les Français. Le rôle de mon gouvernement, c'est de combattre cette violence en permanence. Et c'est ce que nous faisons !» s'exclame-t-il sur le perron de l'hôtel de police de Thionville (Moselle). Entre une réunion matinale à l'Élysée et les cérémonies parisiennes pour commémorer la chute du mur de Berlin, François Fillon a fait un saut de deux heures en Lorraine pour enfoncer le clou sur la sécurité. Il s'agit, en effet, de son troisième déplacement en moins d'un mois sur la politique de lutte contre la délinquance. Preuve que le gouvernement veut maintenir la pression sur ce sujet hautement symbolique pour le chef de l'État et la majorité. A fortiori à cent trente jours du premier tour des élections régionales.

 

Hausser le ton

À Thionville, le premier ministre est passé aux travaux pratiques. À son arrivée, il est allé réconforter le personnel d'un bureau de Poste attaqué, le matin même, par une équipe de quatre braqueurs armés de pistolets et de fusils à pompe. L'employé lui a expliqué comment les malfaiteurs avaient emporté trois mille euros, frappé à coups de crosse un postier et laissé derrière eux clients et fonctionnaires sous le choc. Fillon a écouté, ensuite, les responsables de la circonscription de police détailler leurs résultats plutôt favorables. La délinquance a, en effet, baissé de 3,5 % depuis le début de l'année contrairement à la tendance nationale. «Les résultats sont positifs, mais la bataille n'est naturellement jamais gagnée», a confié le premier ministre, qui a profité de cette table ronde pour tacler le maire PS de Thionville. Ce dernier réclamait le retour de la police de proximité. «Nous avons supprimé la police de proximité, car il y avait une dérive. Les fonctionnaires de la police ne sont pas là pour faire de l'animation de quartier», a rétorqué Fillon.

À la Maison de quartier de Yutz, le premier ministre a défendu son bilan en matière de sécurité tout en mettant en garde contre l'illusion d'un «grand soir de la fin de la délinquance». Il a donc développé longuement trois des thèmes favoris de Nicolas Sarkozy et de l'UMP : la sécurité, l'immigration et l'identité nationale. Mais il a commencé par concéder une «pause», une «sorte de relâchement» au premier trimestre 2009 qui expliquerait, selon lui, la hausse constatée depuis le début de cette année.

Face à ces mauvais chiffres (qu'il n'a pas détaillés alors que le ministère de l'Intérieur doit annoncer jeudi une légère baisse pour le mois d'octobre), Fillon a exhorté les policiers à «ne pas relâcher l'effort». Il a confirmé les nouveaux moyens financiers débloqués en faveur de la vidéosurveillance : «Nous avons décidé de tripler le nombre de caméras sur la voie publique.» Il a détaillé, une nouvelle fois, l'arsenal gouvernemental contre les cambriolages et les bandes.

Sur le fond, le chef du gouvernement n'a rien annoncé mais son ton, sa détermination et son vocabulaire ont surpris. Fillon n'a pas hésité à hausser le ton contre les «petits caïds qui vivent au-dessus de leurs moyens». Interrogé sur les revendications syndicales en matière d'effectifs policiers, il s'est montré catégorique : «On a beaucoup de dettes. On fera avec les moyens que nous avons et nous rechercherons plus d'efficacité.»

Sur l'immigration, Fillon s'est félicité de la reconduite aux frontières de 20 000 personnes entrées illégalement depuis le début de l'année et a annoncé qu'il maintiendrait ce cap. Il s'est d'ailleurs réjouit que les 27 chefs de gouvernement européens aient décidé «d'organiser et financer» des vols de retour vers les pays d'origine. Il a conclu en défendant bec et ongles le débat sur l'identité nationale confirmant ainsi qu'il en faisait un argument pour les régionales.

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Soutien aux inculpés du G8 de Gênes Le Jura Libertaire Vendredi 6 novembre 2009

Posté par antirepression le 13 novembre 2009

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Le 9 octobre 2009, la justice italienne a condamné en appel dix inculpés du contre-sommet du G8 de Gênes de 2001. Ils ont reçus, pour «destruction et saccage», de très longu