Archive pour juin 2010

Bagarre du 21 juin, il en reste un en prison Centre-Presse 30-06-10

Mercredi 30 juin 2010

OAS_AD(‘Position1′);Bagarre du 21 juin, il en reste un en prison Centre-Presse 30-06-10 dans 21 juin

P utain, y a du monde. En entrant dans la salle, Samy, l’un des cinq détenus dans l’affaire des incidents avec la police lors de la Fête de la musique semble épaté de voir autant de personnes. Pourtant, hier après-midi, le tribunal n’a pas jugé l’affaire sur le fond mais devait simplement étudier la demande de mise en liberté des cinq jeunes soupçonnés de violence et d’outrage envers des policiers en attendant leur procès prévu le 8juillet.

Nina. Elle aurait jeté des mouchoirs mouillés sur les caméras de sa cellule pendant sa garde à vue. Son avocate, scandalisée, dénonce surtout l’expertise médicale. «Un torchon, selon elle.On veut créer un personnage « Nina ». On dit qu’elle est incurable alors qu’elle n’a que 20ans.» La justice accède à sa requête. Elle est libre.
Adrien. Étudiant poitevin scolarisé à Niort, il a un passé un judiciaire qui ne joue pas en sa faveur. «J’avais beaucoup de mal avec l’autorité, j’ai fait des bêtises», admet-il. En détention depuis le 22juin, son avocat pense que «l’électrochoc a déjà été donné». Le tribunal ne l’écoute pas. Il restera en prison jusqu’au 8juillet.
Samy. Étudiant en sociologie à Toulouse, il était à la tête du mouvement lycéen à Poitiers il y a quelques années. Durant sa garde à vue, il refuse de signe le procès-verbal. Il est remis en liberté.
Medhi. Educateur et maître-nageur, il a déjà été condamné dans une précédente affaire avec Samy en avril2009. Il aurait tenté de s’étrangler avec un vêtement durant sa garde à vue. «C’était juste pour alerter les policiers de ma détresse.» Il est libre jusqu’au procès.
Clément. Sans profession. «Il a comparu le 23juin avec le visage complètement tuméfié et les yeux au beurre noir», rappelle son avocate. SDF durant un temps, il s’en est sorti. «Il y a une crainte de re-désocialisation.» La crainte est levée, il est libéré.
Dans cette affaire, il y a aussi Evan, une jeune fille impliquée dans la rixe mais qui faisait l’objet d’un contrôle judiciaire. Il est levé. Le 8juillet, la justice reviendra en détail sur cette fête de la musique qui a mal tourné pour une poignée de jeunes. Dans la salle, il y aura encore du monde.

Bruno DELION

[VIDEO] Nouvelle action du collectif anti-pub Nouvel Obs 26-06-10

Mercredi 30 juin 2010

Le collectif des Déboulonneurs de Paris repasse à l’attaque contre l’invasion publicitaire.

Le collectif des Déboulonneurs de Paris, qui lutte contre l’invasion publicitaire, a repris ses bombes de peinture pour sa 45e action de barbouillage de panneaux devant la gare Montparnasse, vendredi 25 juin. D’autres actions à travers la France étaient prévues. Il revendique une taille maximale de l’affichage publicitaire de 50X70, un nombre d’affiches limité en fonction du nombre d’habitants et la suppression des panneaux lumineux et animés dans l’espace public. Sept personnes ont été interpellées.

Un jugement historique

Ils avaient suspendu leurs actions durant trois mois après la relaxe de huit militants. « Un jugement historique, la justice avait compris le sens de notre action », rappelle un militant. « Alors que nous aurions dû définitivement remiser nos bombes, eu égard à la décision judiciaire, les reculs de la classe politique devant les afficheurs nous obligent donc, de fait, à les reprendre en main. C’est en présentant nos excuses à la justice que nous repasserons à l’action ce vendredi », peut-on lire sur leur tract.

Parmi la vingtaine de personnes venue les soutenir : Danielle Simonnet, du Parti de gauche et des membres de Génération écologie.

Les Parisiens d’accord pour limiter la pub

Un sondage Ifop, réalisé à la demande de la fédération des Verts de Paris, en fin de semaine dernière, à propos de la publicité dans la capitale, montre que 53% des personnes interrogées jugent que la présence de la publicité (panneaux, écrans, affiches…) est « suffisante ». 45% pensent qu’elle est « trop présente ». Aux trois questions concernant la suppression des grands panneaux 4 x 3, l’extinction des panneaux lumineux la nuit et l’interdiction d’installer des panneaux à moins de 50 m des écoles, les sondés ont répondu positivement à plus de 80%.

La vidéo
(Malika Elkord – Nouvelobs.com)

Un journaliste giflé, des insultes, une interpellation: Yeah…Sarkozy est dans le 9-3 Peuples.net 25 juin 2010 Par Christophe

Mercredi 30 juin 2010

Lire sur le site

« Les journalistes, il faut leur cracher à la gueule ». Pardonnez-moi pour la finesse mais nous devons cet instantané pur-beurre au président de la république, c’était en avril  2009. Nous venons d’apprendre aujourd’hui, que lors de son déplacement mercredi dernier en Seine Saint-Denis, le service de sécurité présidentiel a giflé Pierre Lassus, journaliste à France3, afin que celui-ci…. ne filme pas. il n’est donc pas question de joindre le geste à la parole, mais bien de l’inverse ce coup-ci.

J’espère pour ma part que le garde du corps ne s’est pas blessé en frappant la caméra puisque c’était elle qui était visée. Si c’était le cas, il aurait lui aussi droit à un accident du travail. La déclaration de Pierre Lassus, salarié de france3, est éloquente à ce sujet: « Je trouve choquant qu’en France, on traite des journalistes comme ça, qu’on leur donne des gifles. D’autant, qu’il m’a vraiment serré fort. Du coup, j’ai hurlé, il a senti qu’il déconnait et il m’a lâché ».

Au moment même où les critiques sur l’influence grandissante de l’Elysée sur les médias publics et privés Français (Radio-France, France-télévision, Le monde..) n’ont jamais été aussi fortes, cette nouvelle affaire tâche encore davantage l’image de proximité que tentent d’insuffler quelques pros en public relations pour ce président taillé uniquement pour les lieux à déférence exigée.

Le président se devait donc d’aller en pays ennemi, on ne sait toujours pas pourquoi si ce n’est pour faire quelques communiqués de presse laborieux à ce sujet le lendemain jour de grêve. La presse n’était donc pas la bienvenue sur ces terres hostiles du 9-3. On comprends aisément pourquoi. Et là, patatra…..pas de chance, verveine, pas de pot…. la visite dégénère, comme dans le pire des cauchemar. Et c’est cet instant que choisit d’ailleurs un dangereux gauchiste de France3 trainant dans les parages avec…une caméra pour venir tâter le terrain. Alors là, pétage de plomb live,avec départ en catastrophe dans la caisse haut de gamme d’un constructeur Français. Ouf, il y a failli avoir des images.

Court-métrage

Il faudrait donc pour satisfaire pleinement la com’ de l’Elysée quelques courts-métrage bien sentis dans lesquels, tout le monde il est petit, et où tout le monde il est gentil. Oui, où tout le monde il est un gentil pauvre prêt à sourire au gentil (petit) prince venu sentir l’acre fumet du manant suant son désespoir au pôle-emploi. Snif snif…on se croirait presque revenu au Modem quelques temps après l’élection présidentielle de 2007, ou dans quelques films Hollywoodiens des années 50.

Bref, la vraie-vie est ailleurs comme a toujours dit l’autre.

je suggère donc aux communiquant de l’Elysée d’investir dans un studio cinématographique, et en rémunérant quelques figurants de temps en temps et en commandant quelques décors, ceux-ci auraient la bonne image du président au bon moment. Ils pourraient ensuite publier les videos sur Dailymotion, France-télévision ainsi que sur les instruments de diffusion de masse des groupes Bouygues, Bolloré et Dassault. Et le risque serait enfin éliminé d’entendre un couillon déblatérer des conneries du monde parallèle d’en-bas.

D’ailleurs, n’est-ce pas déjà le cas ? vous reprendrez bien un cigare ?

Manif de soutien à Alain Evillard NR 29/06/2010

Mardi 29 juin 2010

Alain Evillard. -

Alain Evillard. –  - Photo NR

Manif de soutien à Alain Evillard NR 29/06/2010 dans Outrage

Hier soir, une petite centaine de personnes s’est réunie devant le palais de justice de Poitiers. Ils entendaient soutenir Alain Evillard qui doit être présenté aujourd’hui devant un juge d’instruction parisien pour avoir comparé le procureur de la République, Pierre Sennès, à Maurice Papon lors d’une manifestation organisée à Poitiers le 17 octobre 2009. Le juge devrait lui signifier sa mise en examen pour injure envers un fonctionnaire public.

Feux de poubelle en série à Poitiers 27/06/2010

Mardi 29 juin 2010

Feux de poubelle en série à Poitiers 27/06/2010 dans Banlieues Poubelles-brulees-3-cites-26-06-10
Aux Trois-Cités. – Aux Trois-Cités. – – Photo NR

La nuit de vendredi à samedi a été agitée pour les pompiers de Poitiers qui sont intervenus à plusieurs reprises pour éteindre des feux de poubelle. Leur périple a démarré au 23 rue Mirabeau, dans le quartier de Montbernage, en début de soirée autour de 22 heures. L’urgence a repris plus tard dans la nuit, autour de trois heures trente du matin, aux Trois-Cités. Un premier feu a pris au 5, rue du Clos-Gaultier, puis vers quatre heures au 7, rue des Sablonniers et enfin vers cinq heures au 33, avenue Rhin-et-Danube.

La Cour de cassation donne raison à La Rumeur contre Nicolas Sarkozy Libération 25-06-10

Mardi 29 juin 2010

Un jugement intéressant de la cour de cassation sur les histoire d’outrage, de diffamation, etc…

http://www.liberation.fr/societe/0101643537-la-cour-de-cassation-donne-raison-a-un-rappeur-contre-nicolas-sarkozy
La Cour de cassation donne raison à La Rumeur contre Nicolas SarkozyAprès huit ans de procédure, la cour de cassation a donné finalement raison à Hamé, rappeur du groupe La Rumeur, contre l’ex-Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy.  «Le vent a tourné, ça valait le coup d’être endurant, jubile l’avocat du rappeur, Dominique Tricaud. Pour la première fois, les plus hauts magistrats de ce pays viennent de reconnaître qu’il n’est pas diffamatoire de dire que « les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces l’ordre sans que les assassins ne soient inquiétés ».»Son client, Mohamed Boroukba, dit Hamé, est moins enthousiaste : «Tout ça pour ça ? Cinq procès, huit ans de procédure… pour me dire que j’avais le droit d’écrire ce que j’ai écrit.»C’est que l’affaire, somme toute banale d’un rappeur poursuivi pour diffamation envers la police nationale, avait pris une tournure politique. Elle se situait sur un autre cadre juridique, celui de la liberté de la presse, et pour la première fois dans une affaire de presse, l’Etat s’était pourvu une deuxième fois en cassation pour dénoncer la deuxième relaxe de la cour d’appel de Versailles.
En juillet 2002, c’est le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui porte plainte pour «diffamation, atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale» contre Hamé non pas pour une chanson mais pour un article publié dans un fanzine qui accompagne la sortie de leur album L’ombre sur la mesure.

Passages non diffamatoires
Dans ce texte, L’insécurité sous la plume d’un barbare, écrit pendant la campagne présidentielle 2002, Hamé démontre que les jeunes de banlieue plutôt qu’acteurs de l’insécurité en sont surtout les victimes.

Le fanzine tiré à peine 10.000 exemplaires n’a pas fait long feu, puisqu’il était retiré des présentoirs lors des concerts deux mois après sa parution. Depuis huit ans, ce sont surtout les magistrats qui se sont penchés sur ce texte, dans les tribunaux de grande instance, les cours d’appel de Paris et de Versailles, la Cour de cassation…

À chaque relaxe, le Parquet faisait appel, jusqu’à un deuxième passage en cassation. Finalement lors de l’audience du 11 juin, l’avocat général a demandé le rejet du pourvoi en cassation, stipulant que cet article participe au débat d’idées, que la Cour européenne rappelle que dans une société démocratique, on a le droit d’avoir des jugements sévères sur les institutions.

Les trois passages incriminés de L’insécurité sous la plume d’un barbare ne peuvent être considérés comme diffamatoire car les faits retranscris ne sont pas assez précis et déterminés. A défaut, il ne s’agit que d’une injure ou d’une opinion. Il souligne que l’emploi du terme «assassin» est certes injurieux, mais il ne peut être condamné car le ministère de l’Intérieur n’a pas poursuivi pour ce délit mais pour diffamation. Après le jugement, Hamé s’est félicité dans un communiqué de l’indépendance de la justice.

Ce jugement intervient alors qu’à Pontoise, cinq habitants de Villiers-le-Bel sont jugés aux assises pour «tentatives d’homicides volontaires sur des fonctionnaires de police» pendant les émeutes qui ont touché leur ville les 25 et 26 novembre 2007.

A lire aussi, «Tous coupables», un portrait du groupe La Rumeur

et un article détaillé de 2008 sur l’affaire: «La Rumeur vit avec la justice aux trousses pour quelques mots».

 

La Rumeur vit avec la justice aux trousses pour quelques mots Libération 05-06-2008

ARNAUD Didier

Deux cent vingt-sept lignes. «Un texte très bref, plein d’images littéraires, de métaphores et d’hyperboles. Et trois critères récurrents : la brièveté, la virulence et le sentiment d’injustice.» C’est Dominique Lagorgette, une linguiste spécialiste du pamphlet, qui s’exprime. Elle parle du texte écrit par Mohamed Bourokba, dit Hamé, 33 ans, rappeur du groupe La Rumeur, sweat vert, capuche, et jeans. Dominique Lagorgette relativise. Elle a trouvé des choses «bien plus violentes», chez Sade, Voltaire, ou The Last Poets. «Je ne voudrais pas vexer le groupe, mais je serai tenté de dire : « peut mieux faire »». A cause de ces 227 lignes, Hamé s’est encore retrouvé mardi devant la justice, à la huitième chambre de la cour d’appel de Versailles. Est-ce de l’acharnement ? Relaxé d’abord, en 2003, ensuite, en 2004. A chaque fois, le parquet a fait appel, contredisant ses propres réquisitions. La troisième fois, c’est la Cour de cassation, en 2007. Elle estimait qu’il y avait bien diffamation.

A Versailles, autour d’Hamé, se trouvent des «fans» de La Rumeur, mais aussi la rappeuse Casey, des proches du groupe Noir Désir, des militants du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB) et de l’association Les mots sont importants. Le public pouffe lorsque le président parle du rap «bling-bling», ou évoque, comme s’il s’agissait d’un mot français, le «tauque-chaud» [talk-show, ndlr].« talk (prononcer tauque) show » où ils sont invités

«Convulsions». De quoi parle-t-on ? De phrases tirées d’un article publié sous le titre «Insécurité sous la plume d’un barbare». Il accompagnait l’album du groupe La Rumeur, L’ombre sur la mesuresorti en 2002. Hamé écrivait : «Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété.» Mais aussi : «La réalité est que vivre aujourd’hui dans nos quartiers, c’est avoir plus de chance de vivre des situationsde discrimination à l’embauche, de précarité du logement, d’humiliations policières régulières.»

C’est de la police dont il est question lors de cette audience. Elle pour qui Nicolas Sarkozy a apposé sa signature au bas de la plainte qui vise le groupe de rap. Hamé s’exprime doucement, avec des mots choisis. Il ironise. Quand il a écrit, il n’était pas «pris de convulsions. J’avais toute ma conscience et ma raison». Hamé déroule son argumentaire : Il a voulu «renverser la perspective». Sa première intention, «c’était d’indiquer que derrière le thème de l’insécurité qui occupe les ondes il y a des formes d’insécurité dont on ne parle pas». Celle des abus policiers. Il raconte aussi que dans ses morceaux il essaie de faire le lien entre le passé et l’avenir, l’histoire de l’immigration et celle du colonialisme. Selon lui, tout cela a à voir «avec nos désordres intimes et les difficultés de ce qui se joue en nous», confie-t-il, énigmatique. Et puis, il se fait soudain pragmatique : «15 contrôles d’identité musclés par semaine, mon article ne pèse rien à côté de cela». Et s’il était besoin de préciser, il ajoute : «C’est bien souvent une population, pas que des jeunes, mais d’une même couleur de peau, qui est visée.»

Au secours d’Hamé, son avocat a cité à la barre Jean Pierre Garnier, ingénieur de recherche au CNRS. Garnier évoque «l’actualité» du texte, qui «résume le vécu de la majorité de la population masculine qui vit dans les quartiers». Notamment le «harcèlement souvent agressif des forces de l’ordre», et les «décisions de justice deux poids deux mesures [selon qu'on est du côté de la police ou du citoyen lambda, ndlr]». «Quel effet d’entraînement peut avoir un tel texte sur une population jeune ?» demande le président. «Au plan littéraire, il est accessible à ceux qui ont un certain niveau culturel», répond le chercheur. A l’appui des propos d’Hamé sur les violences policières, l’historien Maurice Rajfus note ce qu’il nomme une «invariance» dans le comportement des forces de l’ordre. Entre 1977 et 2001, il a répertorié 196 morts. Depuis 1982, il en a relevé 80. «En majorité des jeunes mineurs, d’origine maghrébine qui avaient reçu une balle dans le dos ou la tête. La seule chose qu’on n’apprenne pas dans les écoles de police, c’est comment ne pas se servir de son arme», lance-t-il. Puis il conclut : «Il faut que les policiers cessent de considérer le reste de la population comme suspecte.» Vient ensuite Jean-Luc Einaudi, spécialiste des événements d’octobre 1961. Il parle de l’«écho» qui a résonné en lui dans les mots d’Hamé, à propos des «assassins non inquiétés». Ils lui rappellent cette «vaste tentative d’étouffement et de dissimulation des Algériens tués par des policiers» avant et après octobre 1961 – plus de 400 disparus -, ces 60 informations judiciaires ouvertes à la demande du préfet «toutes closes par des non-lieux».

Impunité. En détachant singulièrement les syllabes, l’avocat général demande la condamnation d’Hamé. «Il ne s’agit pas de voir brocarder la police à la manière de Brassens, scande-t-il. Les allégations portent atteinte à l’honneur et la considération de la police nationale dont on affirme qu’elle agit criminellement.» Quant aux comparaisons avec les faits d’octobre 1961, il juge que c’est «un élargissement du champ spatio-temporel non exempt d’une part de subjectivité». Les avocats du rappeur persistent, plaident encore la relaxe. Dominique Tricaud explique qu’il y a dans le dossier des «particularités procédurales invraisemblables, notamment un pourvoi du parquet général en matière de presse c’est du jamais-vu». Pour lui, ce dont parle Hamé ne sont pas des faits suffisamment «précis pour qu’on puisse les qualifier d’injures». Qui plus est, l’arrêt de la Cour de cassation est un «oukase», qui «cite des faits qui ne sont pas dans la prévention». Il évoque enfin ce rapport d’Amnesty International qui conclut à un système d’impunité des policiers en France particulièrement dans les quartiers sensibles. Pour lui, si Hamé est là aujourd’hui, c’est parce qu’il a «honte» que son père a été «ratonné» quand il était ouvrier agricole, dans les années 60, en France. «Les médias parlent du rap avec un prisme réducteur, pas en écoutant ce qu’il dit», avait souligné un journaliste cité par la défense. Les magistrats versaillais le contrediront-ils ? Délibéré le 23 septembre.

Procès Villiers-le-Bel : un témoin sous X accepte de témoigner LEMONDE.FR avec AFP | 28.06.10

Lundi 28 juin 2010

Lire sur le site du Monde

 

Procès Villiers-le-Bel : un témoin sous X accepte de témoigner LEMONDE.FR avec AFP | 28.06.10  dans Methodes policieres a

près le désistement de deux des quatre témoins sous X attendus, un témoin anonyme a été entendu lundi 28 juin en début d’après-midi  par la cour d’assises de Pontoise au procès des tireurs présumés de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise).Identifié dans la procédure sous le matricule PT02/08,  il a raconté, par visioconférence, caché derrière un store et  la voix déformée, la scène dont il a été témoin.  « J’ai vu un individu tirer sur les forces de l’ordre, à deux ou trois reprise. Il portait une capuche, quand il s’est retourné je l’ai reconnu, c

Les deux témoins sous X qui devaient être entendus dans la matinée par la cour ne se sont pas présentés. Leurs récits, sur lesquels repose une grande partie de l’accusation, devaient être entendus par visioconférence depuis un autre tribunal.

INFORMATEURS DE LA POLICE

La semaine dernière, la défense avait mis à mal l’accusation en démontrant que ces témoins sous X – dont celui identifié par le matricule PT02/08 – pouvaient également être des informateurs de la police. « Lorsqu’un témoin est entendu sous X, nous avocats, n’avons aucun moyen de savoir que c’était un indicateur », avait insisté mercredi l’avocat d’un des accusés.

Un autre témoin, qui devait se présenter à visage découvert lundi après-midi, a annoncé par la voix de son avocat qu’il serait également absent. « Il attend un mandat d’amener afin d’avoir une protection policière », a déclaré Me Gilbert Collard. « Nous avions demandé un témoignage par visioconférence, qui nous a été refusé, ainsi que la protection policière », a-t-il ajouté.

Ce témoin assure avoir entendu deux des accusés discuter de l’affaire et reconnaître les faits alors qu’ils se trouvaient dans les geôles de la cour d’appel de Versailles, en attente d’une décision de la chambre de l’instruction. D’après la défense, il est impossible que le témoin ait entendu une telle discussion à cause de la configuration des lieux.

TENTATIVE DE MEURTRE EN BANDE ORGANISÉE

Pour ce procès, quatre jeunes, incarcérés, sont jugés pour tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers dans les nuits des 25 et 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, ainsi que pour détention et port d’arme prohibés. Le cinquième, sous contrôle judiciaire, soupçonné d’avoir fourni un fusil à pompe, comparaît pour complicité.

Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents – Moushin et Lakamy – tués à Villiers-le-Bel dans une collision entre leur moto et une voiture de police avait provoqué deux jours d’émeutes et d’échauffourées entre jeunes et forces de l’ordre.

A propos des arrestations de la fête de la musique à Poitiers…

Vendredi 25 juin 2010

 

Communiqué de jeunes militants.
Les arrestations de la fête de la musique n’ont en soi rien d’extraordinaire si l’on se rapporte au contexte de répression que connaît Poitiers depuis un an. Pas besoin de citer une nouvelle fois ici toutes les arrestations, contrôles d’identité, procès, incarcérations, fichages, qu’ont connu depuis un an bon nombre de personnes sur cette ville. Ce qui s’est passé depuis lundi aurait pu arriver bien avant tellement la flicaille pictave « veut la peau » de ceux qu’ils caractérisent comme « anarchistes ». Pour autant, même si nous connaissons ces pratiques de l’ennemi, flics et justice main dans la main, on ne peut pas se contenter de dire « c’est normal ». Tout simplement parce que le premier sentiment qui nous anime après l’incarcération de 5 de nos camarades est la rage !

Le contexte c’est d’abord une fête de la musique complètement morte parce qu’institutionnalisée. Rues vides, concerts choisis, présence policière massive, un cocktail détonnant qui traduit exactement l’apathie de cette ville. Mais il suffira aux flics, baceux et à notre très cher commissaire Papineau de repérer une quinzaine de têtes connues pour avoir un objectif dans la soirée. Des regards échangés,des phrases lâchées, une surveillance accrue, il suffisait juste d’attendre « le bon moment ».

Le prétexte, ce sera une soi disant menace accompagnée d’un pseudo jet de canette et ça y est tout est réuni pour faire un lynchage politique Place de la Liberté. Nous n’entrerons pas dans les faits, il suffisait de voir l’état de nos 6 camarades (contusions, fatigue…) à la comparution immédiate ainsi que les sourires des flics pour comprendre « qu’ils se sont fait plaisir » tout en gérant bien leur affaire pour les envoyer au trou.

Plus de 30 flics au procès, 12 se portant partie civile, un préfet qui annonce que c’est l’État lui même qui porte plainte, des articles de journaux décrivant l’extraordinaire violence des personnes arrêtées, le chef des RG présent, un flic avec une attèle qui peine à montrer qu’il ne sait pas faire semblant de boiter, un commissaire Papineau sur son 31 faisant un entrée spectaculaire; bref il ne manquait plus, comme le dira d’ailleurs une avocate, que la venue du ministre de l’intérieur et la pièce du 10 octobre était rejouée. Outrage, rébellion et violence sont cités en chefs d’inculpation. Heureusement nos camarades décident de ne pas accepter la comparution immédiate, cet outil formidable de la justice pour annihiler toute possible défense, ce qui leur vaudra le renvoi du procès au 8 juillet et la détention provisoire à la prison de Vivonne pour cinq d’entre eux et un contrôle judiciaire pour la dernière.

Qu’ils se sentent aussi libres dans leurs façons d’agir n’est que la traduction d’un rapport de force en leur faveur. Grévistes, sans papiers ou « radicaux » en font les frais depuis trop longtemps. Plus que jamais nous appelons à ce que la peur change de camp.

Rendez-vous devant le Palais de Justice de Poitiers les 28 et 7 juillet à 18h et le 8 Juillet à 16h !

Solidarité avec les incarcéré-e-s!
Nous ne nous laisserons pas abattre car la joie et la rage animent nos vies!

Arrêtée après avoir collé des affiches dénonçant un « tabassage gratuit » CP 24-06-10

Jeudi 24 juin 2010

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130x130_42183 dans Liberte sous pression

Les affichettes étaient visibles, hier matin, dans les rues piétonnes de Poitiers, et sur le mobilier urbain de la place de la Liberté où a eu lieu la rixe de lundi soir.

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Après la rixe survenue dans la nuit de lundi à mardi entre des policiers et un groupe venu soutenir une jeune femme en cours d’interpellation, des affichettes ont fleuri dans la ville.
Mardi soir, une jeune femme est repérée en train de coller sur tous les supports possibles, bancs, poteau, armoires électriques, des affichettes photocopiées. Le titre «Fête de la musique» n’a pas grand-chose à voir avec le reste du texte. Il dénonce ce qu’il qualifie de «tabassage gratuit de la police envers des passants Place de la Liberté», le tout sous la direction du patron de la police. «Est-ce normal?», conclut l’affichette. Le procureur de la République parlait bien, lundi, d’une «agression gratuite» contre les forces de l’ordre et non l’inverse. Il assurait qu’aucun des interpellés n’avait été blessé.
La jeune femme de 26 ans, repérée par la police en train de coller les affichettes en ville, a été interpellée puis relâchée après quelques heures de garde à vue. Le parquet indique qu’il n’a pas pris de décision sur son sort judiciaire.

Emmanuel COUPAYE

Le préfet porte plainte et soutient la police CP 24/06/2010

Jeudi 24 juin 2010

Le préfet de région, Bernard Tomasini, a annoncé qu’il portait plainte au nom de l’État après ce qui s’est passé dans la nuit de lundi à mardi. Il l’avait déjà fait après les tags proférant des menaces de mort contre la police et son directeur, en février dernier. «Je le fais systématiquement quand des fonctionnaires de police sont insultés, menacés et blessés. Ce qui s’est passé n’est pas neutre. Il y a eu une menace de mort contre le directeur de la police, le commissaire Papineau, et des violences.»

Interrogé sur la personnalisation, localement, d’un conflit entre le patron de la police et certains groupes locaux, le préfet affiche son soutien aux forces de l’ordre.
«Le climat actuel n’est pas le fait des forces de l’ordre, elles font leur travail conformément à la déontologie. Ces agissements sont le fait d’une minorité qui s’oppose à la loi et à l’ordre.
J’apporte tout mon soutien au directeur de la police et à ses fonctionnaires. Les citoyens respectueux des règles n’ont pas cette attitude envers la police, tout ceci est le fait d’une partie marginale de la population.»
La plainte du préfet, au nom de l’État, a fait l’effet d’une bombe parmi les avocats des six prévenus, hier. «C’est du jamais vu», s’est emportée l’avocate Simone Brunet. «On veut faire pression sur les magistrats. On veut prendre la justice en otage!»

Emmanuel COUPAYE

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