Archive de la catégorie ‘Communique’

Communiqué du 19 mars 2010 : Les mensonges de la police relayés par la justice

Mardi 23 mars 2010

Suite à l’article « Le patron de la police écrit à ses troupes », Nouvelle République et Centre Presse du 17 mars 20101, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux se demande pourquoi M. le Délégué départemental de la sécurité publique a eu besoin d’écrire à sa police pour souligner la nécessité d’être exemplaire, si les « critiques mensongères » d’un « comité non nommé » – mais nommé malgré tout, par la police ou par la presse ? – sont vraiment mensongères. Un événement important est quasiment passé inaperçu la semaine dernière : jeudi 11 mars, lors du rendu de son procès en appel, Nina a été relaxée2. Le 30 juillet 2009, elle avait été condamnée en correctionnelle, pour « bris de “sucette” Decaux » dans la nuit du 18 au 19 mai 2009, à 500 € d’amende avec sursis et 850 € de dommages-intérêts pour Decaux3. Le procureur ayant fait appel, elle était repassée devant le tribunal le 21 janvier dernier. Et là, surprise : l’avocat général a quasiment demandé la relaxe. Après avoir démonté tous les éléments de l’accusation, il s’en était remis au tribunal.

Cela a laissé perplexe plus d’un observateur. L’un d’eux, pense que l’avocat général, «anticipant sur l’efficacité des arguments de la défense, a sans doute préféré abandonner la partie pour ne pas risquer un désaveu public. Ce serait aussi une façon d’appeler la police à un minimum de rigueur, si elle veut être suivie»4. Ou bien, il a fait un travail objectif et très rigoureux qui va à l’encontre de la politique actuelle qui met la justice aux ordres de la police. Là est peut-être la clef de ce procès. Comme dans la plupart des affaires de ce genre, l’accusation a été faite à charge et, les preuves n’ayant pas été apportées, elle a finalement reposé sur les seuls témoignages des policiers – témoignages discrédités par le procureur et désavoués par le juge. Cela ne veut-il pas dire que c’étaient des inventions de la police, des faux témoignages donc ?

Les faux témoignages policiers sont le talon d’Achille des poursuites judiciaires. D’abord, précisons-le, il est inexact de penser que les témoignages de la police valent plus que ceux des autres citoyens dans la mesure où ses agents sont assermentés. Le Code de procédure pénale dit en effet explicitement, dans son article 430 : « Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement, les procès-verbaux et les rapports constatant les délits ne valent qu’à titre de simples renseignements. » C’est même un principe général du droit, puisqu’en France il faut apporter la preuve de ce que l’on affirme. Sans preuve, le procès-verbal policier n’est donc utile qu’à titre de simple renseignement ; et dans ce cas le tribunal est censé prononcer une relaxe. Il y a néanmoins un hic : un décalage existe, d’une juridiction à l’autre, quant au poids de la parole d’un dépositaire de l’autorité publique5.

On le voit à travers d’autres affaires reposant exclusivement sur les témoignages de la police et qui ont été traitées par le tribunal de Poitiers ces dernières années. Où sont les preuves qui corroborent ces témoignages ? Qu’en est-il de Sami, délégué lycéen notoire, condamné le 5 juin 2009 sur le seul témoignage de cette police pour violences en réunion contre personnes dépositaires de l’autorité publique6 ? Qu’en est-il de Lucille, 14 ans, condamnée pour rébellion le 5 janvier dernier sur les seuls témoignages des policiers qui l’ont arrêtée le 10 octobre 2009 – ou encore de Samuel, Jean-Salvy, Léo… arrêtés en même temps7 ? Qu’en est-il de Guillaume, condamné sans preuves le 4 mars8 ? Qu’en est-il enfin de David, condamné il y a quelques jours pour outrage et menaces de mort à l’encontre d’un des policiers de la BAC, sur les seuls témoignages plutôt contradictoires du policier partie civile et de ses collègues, alors que les témoignages des amis de David n’ont pas été recueillis9 ? Ne peut-on pas appliquer à toutes ces personnes ce qu’a dit l’avocat général pour Nina : que « les conclusions de la police relevaient plus d’hypothèses fragiles, voire d’une “construction” comportant des affirmations sujettes à doutes sérieux »10, en clair de faux témoignages ? Si nous appliquons le vieux principe de l’égalité de traitement, toutes ces personnes auraient dû être relaxées puisque Nina l’a été.

Nous exigeons la révision de tous ces procès politiques
Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux http://antirepression.unblog.frhttp://antirep86.free.frantirep86@free.fr

1http://www.poitiers.maville.com/actu/actudet_-Le-patron-de-la-police-ecrit-a-ses-troupes-_dep-1299856_actu.Htm

2http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=1575956#

3« Sucette cassée contestée », NR du 21 mai 2009, http://antirep86.free.fr/?p=34 ; « CORRECTIONNELLE – Nina a été reconnue coupable d’avoir brisé une “sucette” dans le quartier Montierneuf », Centre-Presse du 31 juillet 2009, http://antirep86.free.fr/?p=97 ; « Gentille étudiante ou militante anti-pub ? », NR du 31 juillet 2009, http://www.poitiers.maville.com/actu/actudet_-Gentille-etudiante-ou-militante-anti-pub-_dep-1021211_actu.Htm

4Notes d’audiences Cour d’appel de Poitiers par Sylestre Gilloire Jeudi 21 janvier 2010 http://antirep86.free.fr/?p=411

5Que vaut la parole d’un policier ? Moins qu’on ne le croit, Par Chloé Leprince,Rue89, 16/05/2009, http://www.rue89.com/2009/05/16/que-vaut-la-parole-dun-policier-moins-quon-ne-le-croit

6http://antirep86.free.fr/?p=59

7http://antirep86.free.fr/?p=266

8http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php?dep=86&num=1568186

9Pour un outrage qu’il n’a pas commis, David sera jugé au tribunal de Poitiers le 8 septembre 2009 http://antirep86.free.fr/?p=144 ; Le SDF a-t-il outragé “Hooker”, flic zélé ? Centre Presse 09-09-09 http://antirep86.free.fr/?p=104 ; Les relations entre policiers et marginaux au tribunal NR 09-09-09 http://antirep86.free.fr/?p=107 ; Compte rendu du procès de David par Julien Chaigneau http://antirep86.free.fr/?p=109 ; Communiqué de presse d’Admnesty International au sujet du procès de David M. http://antirep86.free.fr/?p=111 ; Le SDF a outragé Hooker Centre presse 14-10-09 http://antirep86.free.fr/?p=465 ; Trois mois ferme pour le SDF NR 05-02-10 http://antirep86.free.fr/?p=161 ; POITIERS David contre David PQR 08-03-10 http://antirep86.free.fr/?p=461

10Notes d’audiences Cour d’appel de Poitiers par Sylestre Gilloire Jeudi 21 janvier 2010 http://antirep86.free.fr/?p=411

Demande de rectificatif à propos de l’article « Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché » Centre-Presse – Nouvelle République du 5 mars

Dimanche 7 mars 2010

Dans Centre-Presse et la Nouvelle République du 5 mars, le petit article « Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché » appelle quelques commentaires.

D’abord, son auteur nous raconte que, dans la nuit du 2 au 3 mars, « la police repère deux personnes vers minuit et demi. Des tags viennent d’être tracés sur des murs. Quand la patrouille intervient, les deux jeunes hommes se séparent, chacun dans une direction. Ils sont interpellés et les tags repérés sont tout frais. Les policiers fouillent le duo. Sur l’un d’eux, une bombe de peinture est retrouvée » ; mais, quelques lignes plus loin, il est dit que le procureur de la République Pierre Sennès a déclaré : « Ces deux personnes ont été arrêtées en flagrant délit. » Si cela avait été le cas, elles auraient sans doute eu la bombe en main et non dans une poche, non ? Et la rédaction même des faits n’indique-t-elle pas que la police est arrivée après que les tags ont été réalisés ?

Ensuite, on nous annonce qu’« une perquisition a été menée au domicile du jeune Poitevin de 21 ans interpellé », avec en note : « Il était convoqué, hier, devant le tribunal correctionnel, pour des dégradations sur un panneau publicitaire »… Or, il y a là carrément erreur sur la personne – ou plutôt amalgame, volontaire ou non, entre deux personnes connues pour leur militantisme sur Poitiers. Le moins que l’on puisse attendre de Centre-Presse et de la Nouvelle République, donc, c’est un rectificatif à ce sujet dans les plus brefs délais.

Enfin, après avoir mentionné à cinq reprises ( !) qu’il y avait eu récemment au centre-ville de Poitiers une vague de tags haineux contre la police, et plus particulièrement contre son patron, l’auteur de l’article conclut par : « La PJ va s’attacher à déterminer le degré d’implication des deux jeunes relâchés : simples imitateurs ou tagueurs en guerre contre la police » – comme s’il allait de soi qu’ils sont les auteurs des derniers tags, ce que rien ne prouve à ce jour.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux http://antirepression.unblog.frhttp://antirep86.free.frantirep86@free.fr

 

Lettre ouverte au maire de Poitiers. La jeunesse est notre avenir, protégeons-la !

Dimanche 21 février 2010

Lettre ouverte au maire de Poitiers
La jeunesse est notre avenir, protégeons-la !


Le samedi 6 février à Poitiers, à l’appel de plusieurs Associations, une manifestation calme du début à la fin, pour dénoncer les pratiques illégales de la Préfecture de la Vienne, et en soutien aux « Sans-Papiers », a de nouveau été le théâtre de provocations et de répression policières. Elle s’est terminée par l’arrestation brutale et la garde à vue de six jeunes manifestants1.

Devant le tollé général, une première entrevue a eu lieu lundi 8 au soir entre les Associations organisatrices, Catherine Coutelle et Jean-Michel Clément. Elle a débouché sur un communiqué de presse commun aux deux Députés2. Le Maire de Poitiers, seulement représenté à cette première entrevue par son Directeur de Cabinet, a reçu à son tour, jeudi matin, une partie des Associations organisatrices et a fait une déclaration, non seulement publiée dans la presse, mais aussi largement envoyée par courrier postal et par courriel aux habitants de Poitiers et de la CAP3.

De l’avis de tous les participants à cette seconde réunion, les propos de la déclaration publique du Maire ne correspondent pas à ce qui s’est dit jeudi matin. Selon eux, « la discussion a essentiellement tourné autour du rôle de la police et de son Directeur départemental lors de la manifestation de samedi dernier »4. Or, cela n’apparaît pas – sauf sous forme de deux vagues allusions – dans le communiqué final. Catherine Coutelle et Jean-Michel Clément avaient été plus clairs en dénonçant dans leur communiqué « la présence oppressante de forces de l’ordre en nombre démesuré, le zèle de certains fonctionnaires, le recours systématique au fichage vidéo et photo, les interpellations abusives et les brimades régulières en direction des jeunes ».

Alain Claeys demande, on aimerait bien savoir à qui d’ailleurs, de « refuser tout amalgame » entre la manifestation du 10 octobre et celle du 6 février. Certes, mais comment, à son tour, peut-il, en renvoyant dos à dos des dégradations matérielles et la liberté de manifester, occulter les brutalités répressives ? Matraquages, tabassages, usage de gaz lacrymogènes, arrestations musclées, gardes à vue agressives notamment par des humiliations sexistes, témoignages de la police approximatifs, voire carrément faux, enquêtes à charge, comparutions immédiates, procès d’exception… Le coût humain de la répression n’est-il pas infiniment plus élevé que le coût matériel des dégradations ? Sans parler du coût financier de la répression qui serait, selon nos estimations les plus basses, sept ou huit fois supérieur au coût des dégradations de biens5. Comment le maire de Poitiers peut-il, de la même manière, occulter la dégradation des conditions d’existence des gens, et en particulier des jeunes ? Précarité, pauvreté, misère, chômage, mal logement, inégalités sociales, casse des services publics… Le capitalisme coûte très cher à la collectivité. Selon nous, ces coûts humains et sociaux n’ont aucune commune mesure avec des dégradations matérielles car, contrairement à ces dernières, qui peuvent être effacées en quelques heures voire quelques minutes, ils laissent des séquelles souvent indélébiles.

La déclaration publique du Maire de Poitiers ne peut qu’envenimer les choses. Puisqu’il choisit de privilégier le matériel sur l’humain et le social, et que donc il prend fait et cause pour la police et la Préfecture et pour le capitalisme, il se place d’emblée dans le camp de la répression sans chercher les causes profondes du malaise, s’ôtant par là même l’occasion d’agir efficacement pour protéger les plus fragiles, particulièrement les jeunes.

Nous exigeons donc que le Maire de Poitiers condamne fermement l’attitude irresponsable de la police et de la préfecture.

Nous exigeons aussi qu’il s’intéresse au plus haut point au coût humain des déprédations de l’économie libérale et de la répression qui lui est inhérente.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, collectif d’individus soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, Cap à gauche, Europe Ecologie, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT)

http://antirepression.unblog.frhttp://antirep86.free.frantirep86@free.fr

1Pour plus d’informations voir le site : Manif réprimée du 6 février 2010 – Photos, analyses et témoignages http://antirep.free.fr/

2http://antirep.free.fr/?p=133

3http://www.mairie-poitiers.fr/rubriques/actualites/actualites-2.0-602-vieCite–_Poitiers_est_une_ville_de_droits_et_j_entends_qu_on_n_y_porte_pas_atteinte_.html

4Voir les commentaires suite à la déclaration du maire : http://antirep.free.fr/?p=171#comments

5Cf. Pourquoi le maintien de l’ordre public serait-il « nécessaire et essentiel » ?

Rendu d’appel du 14 janvier : 19 février – Débat et concert de soutien : 20 février – Procès pour refus de prélèvement ADN : 23 février

Mardi 16 février 2010

Suite au 10 octobre, les procès et la pression policière continuent à Poitiers.
Une journée débat/concert de soutien est organisée le samedi 20 février 2010.

Cette date n’a pas été choisie au hasard. En effet, le 19 février le rendu d’appel pour 5 des 18 interpellé-e-s aura lieu --> le rendez vous est a 9h au tribunal.

Et 4 jours plus tard (le 23 février) le procès de 2 militantes poursuivies pour avoir refusé de donner leur ADN (et ses empreintes et sa photo pour l’une d’entre elles) aura lieu --> le rendez vous est a 16h devant le tribunal.

Le samedi 20 février a donc pour sujet le fichageA 15 heures dans la salle Timbaut de la maison du Peuple (21 bis rue Arsène Orillard ; entrée par la rue Saint Paul), aura lieu un débat à ce propos, suivi d’un repas convivial  et d’un concert à partir de 19h à la maison de la Gibauderie (111 rue de la Gibauderie)

Avec à l’affiche :

- Puta Guerrilla (Punk/Paris)
- S.I.C (Metal/Poitiers)
-Black Cat (Punk Rock/Poitiers)
- Le Père Duchesne et les Petits Cons Masqués (Punk Folk/Poitiers)
-Les Volcalchimistes (Hip Hop/Poitiers)

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La pétition contre le prélèvement ADN, qui a déjà recueilli 261 Signatures, est toujours en ligne sur http://antirep.free.fr/adn/spip.php?article1 , si vous ne l’avez pas déjà fait, merci de la signer et de la faire signer autour de vous.

“ La police harcèle les jeunes militants ” NR 16-02-10

Mardi 16 février 2010
polémique
“ La police harcèle les jeunes militants ” 

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Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce « le harcèlement policier dont sont victimes des jeunes militants anticapitalistes ». Un « harcèlement » qui a commencé bien avant les événements du 10 octobre dernier, « mais remonte au mouvement lycéen de 2008 ». Depuis cette date, ces jeunes « catalogués comme anarchistes ou libertaires » se disent constamment en butte à des menaces et injures de la part des policiers de la brigade anticriminalité (Bac), « notamment vis-à-vis des jeunes filles ». « Les interpellations effectuées après la manifestation du 6 février dernier ont révélé publiquement ce ciblage systématique », ont expliqué les membres du comité, hier, lors d’une conférence de presse. « Le durcissement du comportement policier obéit à une finalité : intimider les jeunes générations pour qu’elles ne s’engagent pas en politique », estiment-ils.http://antirepression.unblog.fr

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Manifestation de soutien aux sans papiers : Encore une journée de répression à Poitiers !

Mardi 9 février 2010

Le samedi 6 février à Poitiers, à l’appel de plusieurs Associations, une manifestation calme du début à la fin, pour dénoncer les pratiques illégales de la Préfecture de la Vienne, et en soutien aux « sans papiers » a été de nouveau le théâtre de provocations et répression policières.

Un dispositif policier démesuré avait été mis en place par la direction de la police : une dizaine de camions CRS, une vingtaine d’agents de la BAC, etc. Tout le long du parcours, ils ont sillonné la manifestation, se sont livrés ostensiblement à un fichage systématique (photos, vidéos, suivi de personnes), et à des insultes. Les manifestants furent provoqués par les équipes spéciales de l’État dès le début de la manifestation.

Au moment de la dispersion, toutes les sorties possibles devant la Préfecture étant contrôlées, un départ groupé a été décidé en direction de la place d’Armes. Dans une rue adjacente, la BAC a interpellé violemment 3 manifestant-e-s et les ont plaqué-e-s contre le mur avec fouille et contrôle d’identité.

Le cortège s’est rapproché pour protester, et veiller à la sécurité des personnes contrôlées afin qu’elles repartent avec les manifestant-e-s. A ce moment-là, avec le renfort des CRS, la BAC a essayé d’extraire les personnes contrôlées pour les embarquer. La tension a monté d’un cran, les CRS ont encerclé de très près les manifestant-e-s et la BAC a commencé à matraquer. D’autres interpellations violentes ont suivi. Les manifestant-e-s, sommé-e-s de se disperser, ne pouvaient de toute façon pas bouger car encerclé-e-s.

Finalement 4 personnes ont été embarqué-e-s, plusieurs contrôles d’identité musclés ont été effectués, et les CRS ont obligé les manifestant-e-s à évacuer les lieux.

Les manifestant-e-s sont donc reparti-e-s, toujours suivi-e-s de près par la BAC et les CRS. Des manifestant-e-s protestant contre les fichages qui se poursuivaient, ont été réduit-e-s au silence de manière virulente. Une personne a alors été embarquée, ainsi qu’une autre, sans raison, car elle ne se trouvait pas impliquée.

Après 4h de garde à vue, les personnes arrêtées ont été relâchées sur demande du Procureur de la République, puisqu’aucun motif n’était valable pour les garder.

Nous saluons la grande dignité des manifestant-e-s qui sont resté-e-s solidaires et ont résisté aux provocations policières.

Nous étions là pour dire que l’État se comporte de façon indigne avec les « sans papiers », et que cette indignité nous concernait en tant qu’habitant-e-s. Nous avons malheureusement vécu l’indignité de ce pouvoir qui s’attaque une fois de plus à la liberté d’expression, à la liberté de manifestation, à nos libertés. Nous allons en témoigner, nous continuerons à lutter et à manifester.

Encore une fois à Poitiers, les forces de l’ordre nous ont fait une démonstration de leur politique de répression, arbitraire et systématique, dans une volonté de casser tout mouvement de contestation quel qu’il soit : entre autres, le mouvement dans l’éducation et la répression des lycéen-ne-s ces dernières semaines, les manifestations de soutien aux inculpé-e-s du 10 octobre, sans compter les surveillances continues de militant-e-s. Le harcèlement à l’encontre de certaines personnes dans le collimateur de la police et particulièrement de la BAC est permanent et s’intensifie. C’est une véritable milice qui construit à son gré des accusations mensongères pour les interpeller quand ils le souhaitent et multiplier ainsi les gardes à vue.

Nous ne céderons pas à cette répression !

Nous réaffirmons notre soutien inconditionnel aux sans-papiers, à leur juste lutte,

et à toutes les victimes des répressions policières et d’État.

Nous exigeons la dissolution de la Brigade anti-criminalité, facteur d’insécurité quotidienne.

Signataires : des manifestant-e-s, le Comité Poitevin contre la répression des mouvements sociaux (les Alternatifs Poitiers, Cap à gauche 86, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français ,le SELF, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT), le Pavillon Noir (FA86), RESF86 (dont l’antenne universitaire), LDH Poitiers et LDH Châtellerault, Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, SUD Culture Poitiers, syndicat EPA (éducation pluralisme action solidaire)

Manifestation Samedi 6 février 2010 14h30 devant le Palais de justice

Samedi 30 janvier 2010

Les étrangers ne sont pas dangereux, ils sont en danger !

Leurs droits sont bafoués

Notre liberté et notre démocratie sont menacées !

 

Manifestation

 

Samedi 6 février 2010 14h30

Place Lepetit (devant le palais de Justice) à Poitiers

 

- Non à la précarité, français-immigrés solidarité !

- Respect des droits des étrangers !

- Régularisation de tous les sans papiers !

A l’appel de : La Cimade Poitiers – Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France – Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – Emmaüs Naintré – Ligue des droits de l’homme Poitiers et Chatellerault – RESF Poitiers – RESF Antenne universitaire – SELF 86 – Solidaires 86 – SUD Education – SUD Etudiants – SUD Santé Sociaux – Les Alternatifs – Groupe Pavillon Noir (FA86) – Lutte ouvrière – NPA – PCF – PS – Les Verts -

LA CHASSE AUX ÉTRANGERS EST OUVERTE TOUTE LANNÉE

Le ministre de l’immigration, Eric BESSON, a dressé avec satisfaction son bilan pour l’année 2009 : 29 288 personnes étrangères ont été expulsées, soit plus que l’objectif fixé par Sarkozy.

La chasse aux étrangers est devenue une mission à part entière. Contrôles au faciès, arrestations arbitraires, traquenards dans les Préfectures, accélération des procédures, placements en rétention, expulsions sont devenus les éléments ordinaires constitutifs de cette activité.

LES PRÉFECTURES PORTENT QUOTIDIENNEMENT ATTEINTE AUX DROITS DES ÉTRANGERS

La course aux chiffres a fait émerger des pratiques lamentables, véritables entraves aux droits des étrangers. La Préfecture de la Vienne n’est pas en reste et ses pratiques sont aujourd’hui dénoncées par les avocats et les associations de défense des étrangers.

- les personnes en situation irrégulière sont empêchées de demander le réexamen de leur situation : pour déposer un dossier, il faut un rendez-vous…et les rendez-vous sont refusés aux personnes en situation irrégulière.

- Les situations régulières deviennent précaires : la Préfecture ne délivre plus de carte de 10 ans mais d’un an et des autorisations provisoires de séjour renouvelables.

- Les personnes en situation régulière se retrouvent en situation irrégulière : lors du renouvellement, les rendez-vous sont donnés après l’expiration de l’autorisation provisoire de séjour. Pendant quelques semaines, les personnes perdent leurs droits : emploi, droits sociaux…

LES PRÉFECTURES FABRIQUENT DE LA PRÉCARITÉ MAIS AUSSI DU DÉSESPOIR ET DE LA FOLIE

- les promesses de renouvellement sont suivies de refus de dernière minute

- les conjoints et les familles vivent dans la crainte de la séparation et de l’éloignement

- certaines personnes ne sont ni régularisées ni expulsées, en raison, par exemple, de leur situation dans leur pays ou de leur situation personnelle. Elles sont privées des droits élémentaires : droit d’avoir un travail, droit à un logement décent, aides sociales…

On est loin de l’examen au cas par cas prôné par le gouvernement. Le refus est le principe, la régularisation est l’exception, relevant du pouvoir arbitraire des Préfets. Les abus sont sanctionnés par les tribunaux mais la Préfecture de la Vienne peine à exécuter les décisions de justice qui lui sont défavorables.

LA PRÉCARITÉ DES ÉTRANGERS SINSCRIT DANS UNE PRÉCARITÉ SOCIALE PLUS GLOBALE

A l’heure où le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter, le gouvernement s’emploie à désigner des boucs émissaires. La chanson est vieille mais fait toujours recette…

Sous couvert de défendre une prétendue identité nationale, le gouvernement français, comme ses voisins européens, incite au repli communautaire et au racisme. Il crée sciemment la division entre français et étrangers. Il met en place un système qui permet l’exploitation d’une main d’oeuvre précarisée, flexible et jetable. Il maintient ainsi la pression sur l’ensemble des travailleurs afin de leur imposer bas salaires et mauvaises conditions de travail.

L’heure est à la mobilisation de toutes celles et tous ceux qui entendent faire respecter les droits humains fondamentaux !

Communiqué pour les concerts de soutien de Rennes et Saint-Nazaire

Vendredi 29 janvier 2010

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux – collectif d’individus soutenu par des syndicats et des partis politiques (les Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT) – dénonce l’actuelle escalade de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

Cette répression et cette criminalisation n’ont pas commencé, ni ne se sont terminées, le 10 octobre 2009 à Poitiers. Et elles n’existent pas seulement dans cette ville : partout en France et dans les autres pays occidentaux, le pouvoir provoque, harcèle, pourchasse et poursuit – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager, ou de les punir pour s’être engagés sur le terrain politique.

La liste de ces menées sécuritaires ne cesse de s’allonger depuis des années. Quelques exemples : condamnations très lourdes, jusqu’à quinze ans de prison ferme, pour des militants opposés au G8 à Gênes en 2001 ; acharnement policier et judiciaire, avec interpellations musclées et gardes à vue prolongées dans l’« affaire » de Tarnac ; condamnation des militants anti-Otan de Strasbourg à trois ans de prison ferme ; répression et arrestation de lycéens à Reims, Dijon et Rouen en novembre dernier ; rafles, persécution, expulsion et déportation de « sans-papiers » en tous lieux ; répression des Conti, dont six sont de nouveau passés en justice le 13 janvier à Amiens ; répression à EDF-GDF Suez, où 240 salariés sont sous le coup de sanctions allant jusqu’au licenciement pur et dur…

Concernant Poitiers, nous pouvons parler de la condamnation des militants lycéens du 6 juin 2008 ; et, depuis, de l’acharnement policier et judiciaire contre les jeunes militants, dont huit ont été jugés et condamnés pour des dégradations. Cet acharnement policier et judiciaire a connu son point fort le 10 octobre 2009. Une centaine d’arrestations – pour la plupart opérées plusieurs heures après les incidents qui s’étaient déroulés durant la manifestation anticarcérale organisée ce jour-là – pendant la rafle au lieu culturel appelé « 23 », durant laquelle les militants sont restés plus de quatre heures accroupis les mains sur la tête. Dix-huit gardes à vue, huit procès en comparution immédiate, et trois autres procès pour refus de prélèvement ADN et outrage. Une justice expéditive et arbitraire infligeant des peines disproportionnées. Ça a continué lors de la manifestation du 17 octobre, avec l’arrestation de trois personnes dont l’une a été auditionnée depuis pour outrage au procureur. Il y a également la présence policière aux abords des établissements scolaires, et même à l’intérieur, pour empêcher les blocus, avec son lot de brutalités – une élève a dû être hospitalisée car elle a eu la main écrasée par la botte d’un policier, une plainte est en cours – et plusieurs arrestations. Et la répression continue encore aujourd’hui avec l’arrestation et la garde à vue d’un jeune militant soupçonné d’avoir arraché une pub.

Sont particulièrement visés tous ceux que la bourgeoisie considère comme des classes dangereuses : les jeunes à qui l’on doit faire peur pour éviter qu’ils se politisent ; les SDF, les chômeurs et les précaires ; les salariés dans les entreprises qui tentent de résister au patronat ; les fils et filles d’immigrés victimes d’un racisme d’Etat sans précédent ; les immigrés, avec ou sans papiers, considérés comme du bétail qu’il faut expulser ou exploiter.

La lutte antirépression ne peut pas se contenter d’une « défense passive » ou juridique au cas par cas ; elle doit prendre en compte tous les paramètres des situations politique, sociale et économique actuelles, et considérer que ce qui se passe actuellement n’est nullement une « dérive » mais bel et bien la poursuite d’une logique destinée à assurer la paix sociale.

C’est pour toutes ces raisons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux soutient sans distinction tous les militants et militantes inculpés et condamnés.

Pas de répit au palais de justice ! Appel à soutien contre le fichage ADN

Dimanche 17 janvier 2010

Pas de répit au palais de justice !

Appel à soutien contre le fichage ADN

 

Arrêtées le 10 octobre à Poitiers, A. et S. passeront en procès le 23 février 2010 pour refus de prélèvement d’ADN – ainsi que pour refus de prise d’empreintes et de photos, concernant A.

Condamnée à 500 € d’amende avec sursis et 850 € de dommages et intérêts le 30 juillet dernier pour « bris de sucette JC Decaux », N. se retrouve le 21 janvier 2010 devant la cour d’appel. Le procureur n’en a, une fois de plus, pas eu assez. Peut-être est-ce la relaxe sur le refus de prélèvement d’ADN qui lui est restée en travers de la gorge ? Sans doute, mais aujourd’hui c’est sur cette chose-là que nous nous devons de nous attarder.

 

Le prélèvement d’ADN est devenu systématique à chaque garde à vue, qu’on soit ou non coupable des faits qui nous y conduisent.

Revenons à la création de ce fichier : en 1998, le gouvernement de Lionel Jospin met en place le prélèvement génétique pour les auteurs de crimes et délits sexuels commis sur des mineurs de moins de 15 ans. Seules 1 300 personnes étaient fichées.

En 2001, le champ d’application s’est étendu aux atteintes graves et volontaires à la vie de la personne (crime contre l’humanité, homicide volontaire, actes de torture, proxénétisme…) ou les atteintes aux biens accompagnées de violence. 23 000 personnes sont alors concernées. Il y a donc création du Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), fichier de police regroupant les ADN. La première sanction de refus de prélèvement est prévue : six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.

2004. Le fichage passe un cap : l’ADN peut être conservé entre vingt-cinq et quarante ans dans le FNAEG, même si la personne n’est pas condamnée. De plus, le fichage s’étend aux crimes et aux délits. Les sanctions de refus de prélèvement sont alourdies : un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende ; deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende en ce qui concerne les personnes condamnées pour crime. Les personnes qui prennent plus de dix ans d’emprisonnement seront aussi obligées de se soumettre au prélèvement d’ADN.

En 2007, le fichier comptait près de 480 000 profils, soit environ 20 000 nouveaux prélèvements par mois.

« Les citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès la naissance » : déclaration de Christian Estrosi lors d’une réunion de l’Union européenne le 15 janvier 2007.

En clair, l’avenir du FNAEG est un fichage généralisé et systématique – et il entre dans la logique de l’hypercontrôle et du délire sécuritaire qui envahit de plus en plus nos existences : on recense aujourd’hui plus de 1 300 000 personnes fichées, dont les trois quarts ne sont pas condamnées.

 

Non au contrôle et au fichage de la population ! Nous exigeons la relaxe des militant-e-s poursuivis.

 

Signez et faites signer la pétition sur : http://antirep.free.fr/adn/

 

Rassemblements de soutien devant le Palais de Justice :

    - le 21 janvier à partir de 10h30 : Procès en appel de N. pour « bris de sucette JC Decaux » et refus de prélèvement d’ADN.

    - le 23 février à partir de 16h: Procès de S. et A. pour refus de prélèvement d’ADN (ainsi que refus de prise d’empreintes et de photos pour A.).

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux

http://antirepression.unblog.fr/ Contact : antirep@free.fr

Pas de répit au palais de justice ! Appel à soutien contre le fichage ADN dans ADN pdf tractcontreadn180110.pdf

Relaxe pour tous les militants condamnés !

Mardi 12 janvier 2010

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux dénonce l’actuelle escalade de la répression et de la criminalisation des mouvements sociaux.

Cette répression et cette criminalisation n’ont pas commencé le 10 octobre 2009 à Poitiers, et n’existent pas seulement dans cette ville : partout en France et dans les autres pays occidentaux, le pouvoir provoque, harcèle, pourchasse et poursuit – notamment grâce à son arsenal de lois sécuritaires et par le biais de sa police comme de sa justice – les acteurs et actrices de mouvements sociaux afin de les dissuader de s’engager, ou les punir pour s’être engagés sur le terrain politique.

La liste de ces menées sécuritaires ne cesse de s’allonger depuis des années. Quelques exemples : condamnations très lourdes, jusqu’à quinze ans de prison ferme, pour des militants opposés au G8 à Gênes en 2001 ; condamnation des militants lycéens du 6 juin 2008 à Poitiers ; acharnement policier et judiciaire, avec interpellations musclées et gardes à vue prolongées dans l’« affaire » de Tarnac ; condamnation des militants anti-Otan de Strasbourg à trois ans de prison ferme ; répression et arrestation de lycéens à Reims, Dijon et Rouen en novembre dernier ; rafles, persécutions, expulsion et déportation de « sans-papiers » en tous lieux ; répression des Conti, dont six passent en justice le 13 janvier à Amiens ; répression à EDF-GDF Suez, où 240 salariés sont sous le coup de sanctions allant jusqu’au licenciement pur et dur…

C’est pour toutes ces raisons que le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux soutient sans distinction tous les militants et militantes inculpés et condamnés.

Les procès à venir dans la région sont :

Le 14 janvier, à partir de 9 heures. Appel du procureur contre six personnes arrêtées le 10 octobre et qui ont été jugées en comparution immédiate le 12 :

- C. : Déclaré coupable de détention de feu d’artifice ; 2 mois avec sursis ;

- S. : Déclaré coupable de violence sur commissaire ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- J.-S. : Déclaré coupable de violence sur officier de police ; 6 mois dont 5 avec sursis ;

- L. : Déclaré coupable de dégradations volontaires par incendie et jets de pierre ; 6 mois avec sursis ;

- C. : Déclarée coupable de dégradations volontaires sur bien d’utilité publique ; 6 mois avec sursis et mise à l’épreuve, 300 € d’amende pour refus de prélèvement d’ADN et 650 € pour la Mairie de Poitiers ;

Le 21 janvier à 10 h 30. Appel du procureur contre N., condamnée le 30 juillet 2009 à 500 € d’amende avec sursis et 850 € de dommages et intérêts à J.-C. Decaux pour bris de « sucette », et qui avait été relaxée pour son refus de prélèvement d’ADN.

Le 23 février. Procès de S. et d’A., arrêtées le 10 octobre et poursuivies pour refus de prélèvement d’ADN (ainsi que pour refus de prise de photo et d’empreintes, concernant A.).

Devant cette charge répressive pour tenter d’occulter les véritables problèmes (crise sociale, chômage, pauvreté, destruction des services publics…), devant la nature fondamentalement politique de tous ces procès, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux exige la relaxe de tous ces militants.

 

Prochains rassemblements à Poitiers :

- mercredi 13 janvier à 18 heures devant le palais de justice ;

- jeudi 14 à partir de 9 heures, toujours devant le palais de justice.

Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux http://antirepression.unblog.fr/ antirep@free.fr

Comité soutenu par des associations, des syndicats et des partis (Alternatifs Poitiers, les Verts-Vienne, le Nouveau parti anticapitaliste, l’Organisation communiste libertaire, le Parti de gauche 86, la section de Poitiers du Parti communiste français, SUD Education 86, SUD Etudiants Poitiers et l’Union locale Poitiers CNT).

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