Archive de la catégorie ‘Revue de presse Poitiers’

Notes d’audiences Cour d’appel de Poitiers par Sylestre Jeudi 21 janvier 2010

Vendredi 12 mars 2010

Nina a été condamnée, en correctionnelle, le 10 juillet dernier, pour “bris de ‘sucette’ Decaux”, dans la nuit du 18 au 19 mai 2009.
500 euros d’amende avec sursis, 850 de dommages-intérêts pour Decaux, qui ayant demandé également 900 pour frais de justice (article ??? du Code de procédure ???) , en a obtenu moins ( …?).
Il y avait eu relaxe pour le refus de prise d’ADN.

• Exposé des faits et des dires par un des deux juges adjoints de la présidente :

Le dossier semble être basé essentiellement (uniquement ?), sur le procès-verbal d’interpellation des policiers, comprenant les déclarations des interpellés, complété par le compte-rendu de la policière ayant effectuée la fouille de Nina
A 4 heures du matin une ronde opère boulevard de l’Abbé Frémond, non loin de là où se trouve une sucette au débouché de la rue du Mouton (en face du pont de Rochereuil).
A un moment, ils affirment avoir entendu un bruit de choc suivi d’une chute de verre. Ils n’ont rien vu, la sucette n’étant pas à ce moment précis dans leur champ de vision. Ils la situent alors et découvrent qu’une des faces de verre a été brisée. Poursuivant leur ronde, ils repèrent alors, se dirigeant vers la porte de Paris, un groupe de 4 personnes, relativement jeunes, dont Nina.
Présumant qu’ils doivent être les responsables des faits, ils les arrêtent et les amènent au commissariat, pour fouille et interrogatoire.
Les interpellés disent, étant passés sur le trottoir en face de la sucette, s’être rendu compte de quelque chose ; seule, Nina a traversé alors le boulevard pour voir de près ce qu’il en était, donc constater les dégâts, puis elle est retourné rejoindre le groupe qui a continué son chemin.

Sur demande de la présidente, qui lui demande les raisons de son appel, Nina (qui a une avocate), confirme les termes de ses déclarations antérieures, et estime donc devoir être mise totalement hors de cause.

• Plaidoirie de l’avocat de Decaux :

Très sûr de lui, parlant haut et fort, ne revenant pas sur les PV, sauf la question qui va faire débat plus tard, sur les bouts de verre dans la chevelure de Nina ; il estime visiblement acquises les conclusions des PV quant à la culpabilité de cette dernière.
Il commence par souligner, chiffres à l’appui, le coût important du vandalisme du matériel Decaux. Puis enchaîne sur les campagnes anti-pub, puisque le matériel urbain Decaux en est un support, pour dénoncer la “lâcheté” de ceux qui agissent anonymement. Tient à dire que de son temps (“j’ai été jeune”) on avait le courage de ses opinions.
Il complète par des remarques quant aux abribus Decaux vandalisés, dans le même esprit que les sucettes, donc par le même “anticapitalisme” : “cela ne gêne que les usagers des abribus, qui ne sont pas des capitalistes, lesquels ne prennent évidemment pas le bus”.
Enfin, la question du verre : les policiers interpellateurs affirment que des petits débris étaient dans la chevelure de Nina, ce qui ne pouvait s’expliquer que par sa présence, donc son action directe de destruction, la mettant face à la sucette, au moment de la dégringolade du verre. Sans nier formellement ces éclats, cette poussière de verre dans ses cheveux) , Nina met en avant que ce pouvait provenir de travaux de bricolage faits très récemment, ou alors que ses cheveux auraient, avec les mèches plutôt longues, pu ramasser des bouts de verre quand elle s’est penchée pour voir les choses de près. L’avocat ironise lourdement sur ce qui lui apparait comme un déni absurde d’un élément décisif à charge.

• Intervention du procureur :

D’abord, une mise en perspective, concernant les actions répétitives d’atteintes aux mobilier urbain, dont une partie est d’usage public (abribus et plans) ; a priori, aucune indulgence à attendre, ceci s’adressant alors explicitement à la salle où (dit-il) pourraient se trouver d’autres auteurs (voire les supposés organisateurs) de ces actions.
Avant de passer à l’examen des charges, la question du refus de prélèvement d’ADN est assez rapidement évacuée car il apparait que la relaxe s’est basée, à juste titre, sur une question de formes qui n’ont pas été respectées. Le procureur, selon la formule en pareil cas, “s’en remet au tribunal” (a priori, une façon élégante d’abandonner l’accusation sur ce point).
Cela étant dit, il importe d’examiner les charges constitutives du délit. Or on va assister à un épluchage systématique des éléments fournis par la police, avec en conclusion qu’ils rendent très difficile de “soutenir l’accusation”.
En résumé, il n’y a eu ni flagrant délit ni indices graves et concordants.
– L’interpellation : elle a eu lieu à distance des lieux concernés, sans qu’il semble y avoir une attitude de fuite.
– Le verre : toute une discussion sur sa nature ; c’est dans doute du type “sécurit”, c’est-à-dire se lézardant entièrement sous le choc et se fragmentant en une myriade de petits morceaux a priori non coupants (il n’y a pas eu d’expertise, ni d’information de la part de Decaux). Il n’est déjà pas évident que de ces éclats (qui ne sont pas de la poussière de verre) s’en soient retrouvés dans la chevelure, d’autant que celle-ci est constituée, pour l’essentiel, d’un chignon, ce qui supposerait que les morceaux aient jaillis derrière la tête. Mais aussi (et surtout), le procureur a pointé que cette affirmation des policiers n’a pas été confirmée par la policière ayant effectué la fouille de Nina (la “palpation”).
– L’outil (du “crime”) : le bris de la glace n’est a priori pas concevable sans un moyen additionnel à la force physique (un marteau, une masse, un pic, un stylet, …) ; aucun n’a été trouvé lors de la fouille, à laquelle les trois hommes ont dû être soumis. L’usage éventuel d’un gros caillou a été évoqué, sans plus avant.
Il semble finalement (à vérifier) que là aussi le procureur s’en soit remis au tribunal, ce qui laisserait prévoir une relaxe.
Il faut s’arrêter un moment sur cet (heureux) imprévu de la part du procureur (appelé à un moment “avocat général”), qui du coup a tenu à rappeler que sa fonction impliquait de prendre en compte les droits attachés aux libertés individuelles.
On peut penser qu’alors que dans la plupart des cas les PV de la police servent de base aux réquisitions, il leur faut un minimum de crédibilité. Soit les éléments constitutifs d’un flagrant délit, sinon des indices “graves et concordants”.
En l’occurence, les conclusions de la police relevaient plus d’hypothèses fragiles, voire d’une “construction” comportant des affirmations sujettes à doutes sérieux.
Le procureur, anticipant sur l’efficacité des arguments de la défense, a sans doute préféré abandonner la partie pour ne pas risquer un désaveu public. Ce serait aussi une façon de rappeler la police à un minimum de rigueur, si elle veut être suivie.

• Plaidoirie de l’avocate de Nina :

Elle reprend les principaux éléments à décharge, en enfonçant le clou, sur le fait que la police est mise sur les dents pour une “politique de résultats”, ce qui l’amène à prendre des libertés quant aux constations et aux conclusions dans ses PV.
Elle revient longuement sur la question de l’ADN, c’est-à-dire l’indispensable respect de la procédure à respecter, en particulier qu’il ne peut y être procédé que dans certains cas (s’il y a des indices justifiant un contrôle ? à vérifier).
Elle revient sur une question restée obscure, celle du fait que lors de la prise de photo de la sucette, au matin, il est apparu que la deuxième face avait été aussi brisée, donc quand Nina et ses amis étaient encore (garde à vue ?) au commissariat.
Conclusion : Nina n’a fait que se trouver au mauvais moment, au mauvais endroit.

Jugement le 11 mars, à 9 heures.

POITIERS Sucette brisée : étudiante relaxée 12-03-10

Vendredi 12 mars 2010
POITIERS Sucette brisée : étudiante relaxée POITIERS Sucette brisée : étudiante relaxée 12-03-10 dans Poitiers antirep?number=287444927&part=1.1.2&filename=rss
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La cour vient de relaxer une étudiante de 21 ans, soupçonnée d’avoir brisé la vitre d’une sucette Decaux, en mai dernier. Ce soir-là, elle se trouve avec trois garçons dans le secteur du boulevard de l’Abbé-Frémont. Une patrouille repère le groupe et le suit. Les policiers entendent un bruit de verre brisé. Ils voient ensuite Nina rejoindre le groupe. Elle est interpellée 200 m plus loin, avec des éclats de verre dans les cheveux. Nina est-elle pour autant l’auteur des dégradations sur la sucette ? Reconnue coupable en première instance de faits qu’elle contestait fermement, elle vient d’être relaxée. Le parquet n’avait même pas soutenu l’accusation en appel. La cour relève d’abord qu’il « n’est pas raisonnable de soutenir » qu’elle a pu briser la vitre avec le poing. Elle note qu’aucun outil n’a été retrouvé sur elle. Et pour cause, l’interpellation n’est pas intervenue tout de suite. Enfin, les policiers n’ont pas vérifié si les morceaux de verre trouvés dans ses cheveux correspondent à ceux de la vitre cassée.

POITIERS Tags : précision NR 12-03-10

Vendredi 12 mars 2010
POITIERS Tags : précision POITIERS Tags : précision NR 12-03-10 dans Poitiers antirep?number=287428274&part=1.1.2&filename=rss
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Nous avons évoqué la semaine dernière, l’interpellation de deux personnes pour des tags dirigés contre la police. Elles avaient été arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi dernier, puis relâchées. L’enquête se poursuit sur ces tags tracés à la bombe de peinture noire et au marqueur. Contrairement à ce que nous avions indiqué l’un des deux interpellés de cette nuit-là n’était pas la personne qui comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel pour des dégradations. Ce jeune homme-là n’avait été arrêté que jeudi matin car il avait hébergé chez lui l’un des deux interpellés, originaire de Montpellier. Une perquisition avait été menée à son domicile, sans résultat.

POITIERS David contre David PQR 08-03-10

Lundi 8 mars 2010
POITIERS David contre David POITIERS David contre David PQR 08-03-10 dans Methodes policieres
 dans Poitiers  dans Revue de presse Poitiers Télécharger la page
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C’est l’histoire de deux David. L’un est policier, l’autre squatte les rues avec son chien. Entre les deux David, les relations sont électriques. A plusieurs reprises, la justice a dû se prononcer sur les outrages et menaces de mort prononcées par le jeune marginal de 28 ans. Il trouvait le policier trop zélé et trop présent dans ses rappels à l’ordre. Il l’aurait même accusé d’être fasciste et raciste. Ce que le marginal a toujours fermement contesté.
Pour ces mots et ses menaces contre le policier, il avait été condamné en octobre dernier à trois mois de prison avec sursis, assortis de 140 heures de travail d’intérêt général. Une décision qui avait été contestée en appel. David avait alors été condamné, par défaut, à trois mois de prison ferme. Il a contesté cette dernière décision. Jeudi, la cour d’appel est revenue sur son précédent arrêt. David échappe à la prison ferme. Ce sera trois mois avec sursis et 140 heures de TIG. Comme en octobre.

Il avait dégradé le panneau de pub PQR 05-03-10

Dimanche 7 mars 2010

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Il avait dégradé le panneau de pub

// Il avait dégradé le panneau de pub PQR 05-03-10 dans Poitiers

Il paraît que vous étiez en garde à vue ce matin? ». La présidente du tribunal correctionnel connaît Guillaume. Cet étudiant en 2 année de psychologie passe pour la troisième fois devant la justice. Soupçonné de taguer les murs de Poitiers en début de semaine, cette grande tige à l’épaisse tignasse et aux lunettes rondes se présente à la barre pour des faits de dégradations sur une sucette publicitaire boulevard de Tassigny, non loin du lycée des Feuillants. C’était dans la nuit du 26 janvier. Les policiers repèrent le jeune homme de 21 ans. Selon eux, l’étudiant « force le panneau vitré et met l’affiche à terre ». Ce soir-là, Guillaume présente un taux d’alcool de 0,89 g.
Soutenu à l’audience par une trentaine de personnes, il nie les faits. « Je commence à en avoir assez de juger ce genre de dégradations, c’est le degré zéro de la délinquance », souffle la présidente.
«  Un petit imbécile  »
Déjà condamné à de la prison avec sursis pour des faits similaires les 19 novembre et 15 janvier, l’étudiant en psycho agace le procureur. «C’est un acte de destruction volontaire et gratuit. Il n’a pas compris l’avertissement. Je requiers donc un mois ferme ». La présidente n’a « aucun doute » sur sa culpabilité mais ne veut pas envoyer « un petit imbécile en prison ». Il écope de 70heures de travaux d’intérêt général.

Bruno DELION

Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché PQR 05-03-10

Vendredi 5 mars 2010

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Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché

Poitiers. Deux personnes soupçonnées d’avoir tracé de nouveaux tags contre la police ont été arrêtées puis relâchées. L’enquête de la PJ se poursuit.

// Tags contre la police : un duo arrêté puis relâché PQR 05-03-10 dans Poitiers

130x130_33397 dans Revue de presse PoitiersLes tags ressemblent à ceux de la semaine dernière.

ecoupaye

Une semaine après une vague de tags haineux contre la police dans le centre-ville de Poitiers, l’affaire vient de connaître un nouvel épisode: deux personnes ont été arrêtées puis relâchées.
L’histoire débute dans la nuit de mardi à mercredi dans le centre-ville de Poitiers. La police repère deux personnes vers minuit et demi. Des tags viennent d’être tracés sur des murs. Quand la patrouille intervient, les deux jeunes hommes se séparent, chacun dans une direction. Ils sont interpellés et les tags repérés sont tout frais. Les policiers fouillent le duo. Sur l’un d’eux, une bombe de peinture est retrouvée. Ils sont alors placés en garde à vue.
Les nouveaux tags profèrent encore des insultes contre la police mais aussi des menaces à l’encontre du directeur départemental de la sécurité publique, déjà pris pour cible à de multiples reprises. Là, le tag lui promet le « poteau ».
« Les investigations
se poursuivent »
« Les inscriptions reprennent la même phraséologie que celle qui avait été employée pour les inscriptions de la semaine dernière », explique le procureur de la République, Pierre Sennès, qui suit le dossier en personne. « Ces deux personnes ont été arrêtées en flagrant délit. Elles n’ont pas d’explication à apporter à ce qui s’est passé. Leur position, c’est de ne rien dire. » Les deux interpellés contesteraient même leur mise en cause. L’un d’eux aurait ainsi indiqué avoir trouvé la bombe de peinture entre deux voitures. Une perquisition a été menée au domicile du jeune poitevin de 21 ans interpellé (1). Il avait hébergé chez lui le deuxième mis en cause, un Montpelliérain de 25 ans (2). Les deux gardes à vue ont été levées, hier, à la mi-journée. « Les investigations se poursuivent », indique le procureur de la République. Elles sont entre les mains de la PJ de Poitiers car les tags comportaient des menaces de mort contre le patron de la police locale. L’enquête a donc été confiée à un autre service. La PJ va s’attacher à déterminer le degré d’implication des deux jeunes relâchés: simples imitateurs ou tagueurs en guerre contre la police.
(1) Il était convoqué, hier, devant le tribunal correctionnel, pour des dégradations sur un panneau publicitaire.
(2) Dans cette ville, des tags du même type que ceux de Poitiers avaient été relevés fin février. Ils visaient un ancien commissaire de Poitiers qui avait rejoint le sud de la France.

Emmanuel COUPAYE

Mercredi 3 mars 2010
“ Les jeunes en ont assez d’être ainsi stigmatisés ” 

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Photo d’archives NR
Le mois dernier, la préfecture de la Vienne a décidé la fermeture administrative de l’Inox pour plusieurs semaines.

 

 

Un lecteur poitevin de la NR réagit à l’article “ Deux discothèques fermées :
la préfecture s’explique ” paru le 12 février dernier.

Je réagis tout d’abord pour m’étonner de l’interview donnée sur ce sujet précis des fermetures des discothèques par le secrétaire général de la préfecture de région de Poitiers, M. Setbon. Ce monsieur, aux hautes fonctions qui sont les siennes, n’a-t-il pas de sujet plus important à traiter que des problèmes de simple police, notamment de portes qui ne s’ouvrent pas assez vite, dans le cas du George-Sand ou de bagarres sur le parking de l’Inox ?
N’est il pas tenu à un devoir de réserve, notamment quand il évoque des infractions qui ne sont pas jugées et qui mettent en cause gravement les personnes, des professionnels qui, comme chacun sait, exercent un métier difficile, celui de la nuit ? On peut s’étonner également du ton et des termes employés par M. Setbon où le « je » est de rigueur. […] Plus généralement, la politique de la préfecture de Poitiers, ces derniers mois, inquiète une partie de la population poitevine. Cette politique tout en répression – perçue le plus souvent comme disproportionnée – est de nature, nous sommes un certain nombre à le penser, à provoquer en réaction ces fameux « troubles à l’ordre public » que dénonce M. Setbon.
Ainsi comment ne pas se poser des questions au regard de l’étrange faiblesse du dispositif policier au moment du festival « Les Expressifs », alors même que l’autorité préfectorale était informée (elle avait informé 3 jours auparavant les organisateurs des Expressifs) que des éléments radicaux prévoyaient de s’exprimer violemment à l’occasion du transfert des détenus de la prison de Poitiers vers celle de Vivonne. Comment ne pas être interpellé par la brutalité de la réponse policière le soir du 10 octobre lorsque des policiers ont débarqué au « 23 » et ont retenu des jeunes (dont des mineures) qui n’avaient rien à voir avec les violences commises dans l’après-midi. […]

La dernière roue du carrosse

Les jeunes en ont assez d’être ainsi stigmatisés. Les jeunes en ont assez d’être la dernière roue du carrosse dans les politiques publiques. Dans quel autre pays occidental les traite-t-on si mal ? Des universités délabrées avec des enseignants souvent absents et peu motivés, des logements universitaires dans un état lamentable, des logements privés hors de prix, des aides ridicules… et pas de travail donc pas d’avenir. La liste qui vient grossir les colères est longue. […] Que faire ? Réagir, dénoncer, s’insurger, voter !

LouisRenard,dePoitiers

“ Qui crée des amalgames ? ” NR 26-02-10

Vendredi 26 février 2010
“ Qui crée des amalgames ? ” 

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“ Qui crée des amalgames ? ” NR 26-02-10 dans Poitiers rss
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DR

 

 

Sous le pseudonyme de Jibe86, un internaute de Poitiers réagit à l’article « A. Claeys : “ Face à l’injure je reste serein et déterminé ” », paru hier en page de Poitiers : « Vous écrivez “ Pour Alain Claeys, les tagueurs sont « des voyous ». Ceux qui voudraient les utiliser pour dénigrer les mouvements sociaux et remettre en cause le droit de manifester font fausse route. ” Et, pourtant, c’est ce que fait M. Claeys en rappelant à qui veut l’entendre ce qui a eu lieu le 10 octobre (des tags et des vitrines brisées) alors qu’on lui parle de renforcement d’une politique sécuritaire (la manifestation que la police a fait dégénérer le 6 février). Si ce n’est pas cela créer des amalgames, alors… D’autre part, j’aimerais rappeler à M. Claeys qu’il n’est pas le garant de la pureté du mouvement social, puisque manifestement seules les dégradations matérielles peuvent encore réactiver sa “ faculté d’indignation ”. »

Vague de tags : les dernières traces effacées CP 25-02-10

Jeudi 25 février 2010

25/02/2010 12:07 | Poitiers | POITIERS | Imprimer

Vague de tags : les dernières traces effacées

En une journée et demie, les agents du service déchets-propreté de la Ville ont fait disparaître les tags du centre-ville.

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Christophe et Stéphane ont terminé l’effacement hier matin.

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Mardi matin, le centre-ville de Poitiers se réveille au milieu des tags injurieux et revendicatifs. Certains messages s’adressent directement au maire de la ville, Alain Claeys, et au directeur de la police départementale, le commissaire Jean-François Papineau (lire notre édition d’hier).
« Ce sont des gens très réactifs
très impliqués »

Ce même jour, dès les premières lueurs du jour, les agents du service déchets-propreté sont à pied d’oeuvre. Christophe et Ludovic sont plus particulièrement chargés de l’effacement de ces inscriptions sauvages. En raison du mauvais temps, le mardi est consacré aux opérations d’hydrogommage. Au nettoyage à haute pression sur des bâtiments comme la mairie ou le commissariat.
Le lendemain matin, hier donc, les mêmes techniciens ont remis du coeur à l’ouvrage. « Cette fois, ce sont des opérations de peinture. Nous repeignons sur les inscriptions », explique Christophe, rouleau dans la main. Il n’est pas encore midi et les dernières traces sont effacées, plus rapidement que les estimations de départ. Plus aucun tag injurieux n’est alors visible en centre-ville.
« Notre politique est d’effacer rapidement les tags. Nous donnons priorité aux équipes dès que cela est nécessaire. Ce sont des gens très réactifs, très impliqués. Lors de la précédente vague de tags, le 10 octobre, les agents ont travaillé le dimanche pour effacer les inscriptions », souligne Éliane Rousseau, adjointe à l’espace public et à la propreté.
Hier après-midi, l’heure est aux comptes pour la mairie. Éliane Rousseau annonce une première facture d’un montant de 2.500 euros.

Il a dit. Alain Claeys : « La Ville a porté plainte ». Joint hier au téléphone, Alain Claeys a rappelé sa position. Celle exprimée deux semaines plus tôt lors d’une déclaration officielle après une rencontre avec la Cimade et la Ligue des Droits de l’homme. Le maire de Poitiers précise ainsi: « Poitiers est une ville de droits et j’entends qu’on n’y porte pas atteinte. Rien ne peut justifier ou excuser que des individus blessent notre ville. Ceux qui détruisent les biens publics ou privés, quels qu’en soient les motifs, ne peuvent bénéficier de notre bienveillance. Ces délinquants ne défendent aucune cause et servent, au contraire, les intérêts de ceux qui veulent discréditer le mouvement social. Mais protecteur des biens, je le suis surtout des personnes. Poitiers est depuis toujours une ville d’expression. Les Poitevins ont gardé intacte cette faculté d’indignation et nous ne pouvons que nous en réjouir. La bonhomie qui marque ces rassemblements n’est pas morte le 10 octobre. Les Poitevins doivent pouvoir défendre les causes qui leur sont chères en toute sérénité. Là aussi, il nous faut, collectivement refuser tout amalgame, éviter tout engrenage [...]. »
Hier, Alain Claeys a ainsi rappelé: « Je suis le maire de tous les Poitevins, d’une ville où on a la chance inouïe d’avoir beaucoup de jeunesse. Je ne veux pas que cette jeunesse soit entachée par quelques voyous. »
Le maire de Poitiers l’a par ailleurs confirmé: « La mairie a porté plainte ».

25/02/2010 04:32 | Poitiers | POITIERS | Imprimer

Alain Claeys: « La Ville a porté plainte »

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Joint hier au téléphone, Alain Claeys a rappelé sa position. Celle exprimée deux semaines plus tôt lors d’une déclaration officielle après une rencontre avec la Cimade et la Ligue des Droits de l’homme. Le maire de Poitiers précise ainsi: « Poitiers est une ville de droits et j’entends qu’on n’y porte pas atteinte. Rien ne peut justifier ou excuser que des individus blessent notre ville. Ceux qui détruisent les biens publics ou privés, quels qu’en soient les motifs, ne peuvent bénéficier de notre bienveillance. Ces délinquants ne défendent aucune cause et servent, au contraire, les intérêts de ceux qui veulent discréditer le mouvement social. Mais protecteur des biens, je le suis surtout des personnes. Poitiers est depuis toujours une ville d’expression. Les Poitevins ont gardé intacte cette faculté d’indignation et nous ne pouvons que nous en réjouir. La bonhomie qui marque ces rassemblements n’est pas morte le 10 octobre. Les Poitevins doivent pouvoir défendre les causes qui leur sont chères en toute sérénité. Là aussi, il nous faut, collectivement refuser tout amalgame, éviter tout engrenage [...]. »
Hier, Alain Claeys a ainsi rappelé: « Je suis le maire de tous les Poitevins, d’une ville où on a la chance inouïe d’avoir beaucoup de jeunesse. Je ne veux pas que cette jeunesse soit entachée par quelques voyous. »
Le maire de Poitiers l’a par ailleurs confirmé: « La mairie a porté plainte ».

Samuel MAGNANT

25/02/2010 04:32 | Poitiers | POITIERS | Imprimer

••• Les politiques indignés

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> Aurélien Tricot, président du groupe socialiste et indépendant: « Poitiers a de nouveau été souillée par des tagueurs. Des attaques nominatives, des menaces de mort ont été écrites sur les murs, notamment à l’encontre d’Alain Claeys. Aucune idéologie, aucun sentiment ne saurait justifier ces comportements. Ces tagueurs ne sont pas victimes d’un système, mais bien coupables d’actes de malveillance. Ce ne sont pas des militants mais des délinquants. Les élus socialistes de Poitiers appellent l’ensemble des formations politiques de cette ville à dénoncer publiquement ces agissements. »
> Marie Legrand, pour les Verts de la Vienne: « Les Verts de la Vienne condamnent sans réserve les faits qui se sont déroulés dans la nuit du 22 au 23 février. Des tags injurieux et personnels ont souillé des murs symboliques de la ville. Forts de nos convictions démocratiques et non violentes nous condamnons également la disproportion de plus en plus inquiétante entre les manifestations des mouvements sociaux et le déploiement policier et judiciaire qui y fait face. Nous dénonçons une montée en force de l’état répressif négligeant toute volonté de prévention et d’éducation à la citoyenneté. »
> Jacques Santrot, ancien maire de Poitiers: « Je souhaite exprimer ma solidarité à Alain Claeys et à son équipe municipale [...]. Rien, dans le champ de la démocratie ne peut justifier ces comportements. Partageant totalement l’analyse et les positions d’Alain Claeys sur la situation de la ville, j’appelle tous ceux qui se reconnaissent dans nos actions passées et présentes, à dire non à cette dérive violente dans laquelle certains voudraient plonger Poitiers [...]. »

Samuel MAGNANT

“ Face à l’injure je reste serein et déterminé ” NR 25-02-10

Jeudi 25 février 2010
A. Claeys : “ Face à l’injure je reste serein et déterminé ” “ Face à l'injure je reste serein et déterminé ” NR 25-02-10 dans Poitiers rss
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Photo NR, Patrick Désert 
Les inscriptions menaçantes de la semaine dernière à Montpellier pourraient avoir un lien avec celles de Poitiers.

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Photo NR, Patrick Désert
Les inscriptions menaçantes de la semaine dernière à Montpellier pourraient avoir un lien avec celles de Poitiers.

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Les tagueurs ne le feront pas changer de ligne. Le maire de Poitiers reste ferme sur le maintien de l’ordre public tout en défendant le droit de manifester.

Contre les tagueurs qui ont « souillé la ville », il a décidé hier de porter plainte. Il indique également qu’il rendra public le coût des dégradations. Pour Alain Claeys, les tagueurs sont « des voyous ». Ceux qui voudraient les utiliser pour dénigrer les mouvements sociaux et remettre en cause le droit de manifester font fausse route.
« Ma réaction reste celle que j’ai exprimée dans le communiqué remis il y a quinze jours après avoir reçu Catherine Coutelle, la Cimade, Réseau Éducation sans Frontière et la Ligue des Droits de l’Homme. Poitiers est une ville de droits. J’entends qu’on n’y porte pas atteinte. Rien ne peut justifier que des individus blessent notre ville. Poitiers est depuis toujours une ville d’expression. Les Poitevins ont gardé intacte cette faculté d’indignation et nous ne pouvons que nous en réjouir. Ils doivent pouvoir manifester tranquillement. Dans le même temps, le maintien de l’ordre public est nécessaire et essentiel. Mais de solution, il ne doit pas devenir un problème et il faut s’interroger sur les conditions de la garde à vue. Les députés socialistes déposeront une proposition de loi pour garantir les droits de nos concitoyens et en même temps la sécurité juridique des forces de l’ordre. »
Alain Claeys ajoute qu’il est convaincu que sa position est partagée par la grande majorité des Poitevins. Il remarque que les tags qui ont enlaidi Poitiers reprennent les mêmes slogans que ceux relevés la semaine dernière à Montpellier (NR d’hier). Il n’est pas loin de penser qu’il y aurait un lien entre leurs auteurs.Jean-Jacques Boissonneau

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Depuis qu’il a quitté Poitiers, Jacques Santrot ne s’exprime plus sur la vie de la cité. Il a dérogé hier à la ligne de conduite qu’il s’était fixée pour apporter son soutien à Alain Claeys. « En tant qu’ancien maire de Poitiers, je souhaite exprimer ma solidarité à Alain Claeys et à son équipe municipale suite aux tags violents qui ont été faits sur les murs de la ville. Rien, dans le champ de la démocratie ne peut justifier ces comportements. Partageant totalement l’analyse et les positions d’Alain Claeys sur la situation de la ville, j’appelle tous ceux qui se reconnaissent dans nos actions passées et présentes, à dire non à cette dérive violente dans laquelle certains voudraient plonger Poitiers et à soutenir totalement le maire et l’équipe municipale. »
> Le PS : « Les tagueurs sont des délinquants ». « Poitiers a de nouveau été souillée par des tagueurs. Des attaques nominatives, des menaces de mort ont été écrites sur les murs de notre ville, notamment à l’encontre de notre maire, Alain Claeys. Aucune idéologie, aucun sentiment ne saurait justifier ces comportements », déclare Aurélien Tricot, président du groupe socialiste et indépendants.
« Ces tagueurs ne sont pas victimes d’un système, mais bien coupables d’actes de malveillance. Ce ne sont pas, pour nous, des militants mais des délinquants. Les élus socialistes de Poitiers appellent l’ensemble des formations politiques de cette ville à dénoncer avec eux, publiquement ces agissements. »
> Le PC : « Solidarité et droit de manifester ». La section de Poitiers du PCF et les conseillers municipaux communistes de Poitiers réagissent non pas aux tags, mais à la lettre ouverte du Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux, adressée au maire de Poitiers (NR de mardi 23 page 9, intitulé « La jeunesse est notre avenir, protégeons là »).
« La signature du PCF doit être retirée de cette lettre », dit Jean-Jacques Guérin. Le PC n’accepte pas qu’il soit dit que le maire de Poitiers prendrait fait et cause pour la police et la préfecture et pour le capitalisme.
« Comme tous les démocrates et les progressistes, nous condamnons les atteintes aux libertés et au droit de manifester destinées à bâillonner la jeunesse et museler le mouvement social. Cette attitude est une déclinaison d’une politique sécuritaire que sous-tend une idéologie dangereuse distillée par le gouvernement de droite.
Contrairement au gouvernement qui installe la répression et le contrôle social, les élus communistes s’emploient avec la majorité municipale à défendre les Poitevins les plus touchés par la crise : épiceries solidaires, tarifs de cantine scolaire, gestion associative des équipements de quartiers, promotion des services publics… »
> Les Verts : « Des tags injurieux ». Par la voix de Marie Legrand, leur secrétaire, les Verts de la Vienne « condamnent sans réserve, les tags injurieux et personnels qui ont souillé les murs symboliques de Poitiers. Forts de nos convictions démocratiques et non violentes, nos condamnons également la disproportion de plus en plus inquiétante entre les manifestations des mouvements sociaux et le déploiement policier et judiciaire qui y fait face. Nous dénonçons une montée en force de l’État répressif négligeant toute volonté de prévention et d’éducation à la citoyenneté. »

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Ceux qui voudraient qu’Alain Claeys critique les méthodes des forces de police lors des multiples rassemblements qui se sont succédé depuis le 10 octobre buteront sur un maire inflexible. Après les tags de la nuit de lundi à mardi comme après les manifs qui ont été à l’origine de gardes à vue parfois humiliantes pour les personnes interpellées, le maire campe sur ses positions.
« La liberté, c’est l’équilibre entre la liberté des tous et le droit à la tranquillité de chacun. Les Poitevins savent que j’y suis très attaché. Je ne laisserai pas le mouvement social discrédité par les déprédations des uns ou muselé par la pression des autres. »
De quoi renvoyer tout le monde dans son camp. Pour Alain Claeys, les tagueurs sont bien « des voyous ». Et les forces de l’ordre sont invitées à ne pas « museler » les Poitevins. Ce sont les derniers mots du communiqué d’il y a quinze jours et auquel il renvoie tous ceux qui attendent de lui une inflexion plus à gauche de ses positions.J.-J. B.

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