Archive de la catégorie ‘Revue de presse Poitiers’

Elles avaient refusé de donner leur ADN NR-CP 24-02-10

Mercredi 24 février 2010

24/02/2010 09:27 | Justice – Faits Divers | POITIERS | Imprimer

Elles avaient refusé de donner leur ADN

Parce qu’elles ont refusé de donner leur ADN après la manif du 10 octobre, Angélique et Sarah étaient jugées hier devant le tribunal correctionnel.

 

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Angélique et Sarah quelques minutes avant leur procès s’entretiennent avec leur avocat Philippe Brottier.

(Photo Bruno Delion)
Salle comble au palais de justice. Une trentaine de sympathisants du comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux a fait le déplacement pour soutenir deux étudiantes de Poitiers en arts du spectacle: Angélique (20 ans) et Sarah (19 ans).

Le soir de la triste après-midi du 10 octobre (tags et vitrines cassées dans le centre-ville de Poitiers), elles sont interpellées place Jean-de-Berry par la police avec quatre autres personnes.

« Ce jour-là, tous les Poitevins pouvaient être interpellés »

Pendant leur garde à vue, les deux jeunes filles refusent de donner leur ADN. C’est pour ce délit qu’elles sont appelées à la barre du tribunal correctionnel. Car concernant les actes de dégradations, il s’avère rapidement qu’elles n’y sont pour rien. Elles l’ont répété hier. « J’étais toute l’après-midi au 23 (NDLR: collectif d’artistes située au 23, avenue de Paris) en train de préparer des sandwichs en vue du concert le soir », raconte Angélique. Sa copine Sarah reconnaît avoir « participé au début de la manifestation ». Avant les incidents. Ensuite, elle a rejoint Angélique au 23. Quand la police les arrête, les deux étudiantes se dirigent vers la place Jean-de-Berry pour retirer de l’argent. Il est environ 19heures. Contrairement aux quatre autres personnes interpellées, elles n’ont pas de lunettes de plongée dans leurs sacs, ni de fusée marine, ni de masque fabriqué avec une assiette en carton.
Mais par conviction, elles ont refusé le prélèvement de salive. Angélique a même dit non à la prise d’empreintes digitales et la photo de profil et de face. « Je ne voyais pas l’intérêt. D’un point de vue idéologique, je suis contre ce mode de fichage. » Même point de vue pour Sarah: « Je refuse de figurer dans cet immense fichier. »

Pas une machine  ficher les gens

Dans ses réquisitions, le procureur a tenu à préciser certaines choses: « Je ne vois pas une machine à ficher les gens sur le plan administratif. » Pour lui, c’est « un fichier judiciaire qui peut permettre un jour de solutionner des affaires. Il n’est pas destiné à ficher des gens en fonction de leur idéologie et fait l’objet d’une validation de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) ». Il réclame 300€ d’amende.
Philippe Brottier, l’avocat des deux jeunes filles, rappelle le contexte du samedi 10 octobre. « Ce jour-là, tous les Poitevins pouvaient être interpellés. » Pour lui, iln’y avait aucuns « indices graves et concordants » justifiant leur interpellation.
A 20h, la décision tombe. Relaxe pour les deux étudiants. Angélique est aux anges. « Je ne voyais pas d’autres décisions que celle-ci. Pour nous c’est une victoire. »

Bruno DELION

Manifs : la charge de Maryse Desbourdes NR 24-02-10

Mercredi 24 février 2010
  Manifs : la charge de Maryse Desbourdes Manifs : la charge de Maryse Desbourdes NR 24-02-10 dans Poitiers rss
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Le maire et l’élue NPA sont rarement sur la même longueur d’ondes. En septembre pourtant, tous les deux avaient soutenu l’appel à la votation citoyenne pour La Poste.

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Le maire et l’élue NPA sont rarement sur la même longueur d’ondes. En septembre pourtant, tous les deux avaient soutenu l’appel à la votation citoyenne pour La Poste.

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En ouverture des débats du conseil municipal lundi, Maryse Desbourdes (NPA) s’est livrée à une charge en règle à propos de la manifestation du 6 février qui avait donné lieu à interpellations et gardes à vue. « C’est une véritable provocation. La répression policière ça suffit ! Nous sommes tous indignés à gauche. Pas vous Monsieur Claeys ? Nous attendons une autre réponse que votre dernier communiqué. »
L’édile s’est fait tout aussi cinglant. « Je n’irais pas chercher conseil auprès de vos déclarations. Si je les mettais au vote, vous en seriez vous-même gênée. » Et le maire, de marbre, de relire son fameux communiqué en date d’il y a quinze jours, sans retirer une virgule.
Il avait été rédigé à l’issue d’un entretien avec Catherine Coutelle, députée, des représentants du Réseau éducation sans frontières, de la Cimade et de la Ligue des droits de l’homme. En référence aux évènements du 10 octobre le maire rappelle que « Poitiers est une ville de droit ». […] « Rien ne peut justifier ou excuser que des individus blessent notre ville. Ceux qui détruisent les biens […], ces délinquants ne défendent aucune cause et servent au contraire les intérêts de ceux qui veulent discréditer le mouvement social. Je souhaite que la Police les trouve et que la Justice passe.
Mais protecteur des biens, je le suis surtout des personnes. […] Les Poitevins ont gardé intacte cette faculté d’indignation et nous ne pouvons que nous en réjouir. La bonhomie qui marque ces rassemblements n’est pas morte le 10 octobre. »
Maryse Desbourdes aurait souhaité que le maire critique les interventions policières lors de la manifestation du 6 février. Elle est restée sur sa faim.

Yves Jean : “ Non au fichage généralisé ” NR 24-02-10

Mercredi 24 février 2010
Yves Jean : “ Non au fichage généralisé ” NR 24-02-10 dans ADN puce_titre Yves Jean : “ Non au fichage généralisé ” rss dans Poitiers
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Yves Jean, conseiller municipal, s’est fait le porte-parole des élus socialistes pour réagir aux « atteintes aux libertés individuelles tant à Poitiers qu’au niveau national ».
« Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, une tension croissante s’est peu à peu emparée de notre pays. Notre ville n’y fait pas exception ». Yves Jean cite Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l’homme : « Rien ne nous condamne à subir l’injustice, à craindre l’avenir, à nous méfier sans cesse davantage les uns des autres. Rien ne nous prédestine à vivre dans une société de surveillance de discriminations et d’exclusion. »
L’élu s’oppose au fichage généralisé, demande l’encadrement par la loi des fichiers de police… « Pour autant, ni angélisme ni aveuglement de notre part. Ceux qui détruisent les biens publics ou privés ne peuvent bénéficier de notre bienveillance. Ces délinquants servent les intérêts de ceux qui veulent discréditer le mouvement social. »

Vague de tags vengeurs NR-CP 24-02-10

Mercredi 24 février 2010

24/02/2010 09:32 | Justice – Faits Divers | POITIERS | Imprimer

Vague de tags vengeurs

Menaces de mort et insultes contre la police, messages anticapitalistes…Les murs du centre-ville de Poitiers étaient couverts de tags, hier matin.

 

OAS_AD(‘Position1′);Vague de tags vengeurs NR-CP 24-02-10 dans Prisons

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L’équipe des effaceurs était à l’oeuvre très rapidement, hier matin, sur les façades de la mairie de Poitiers.

ecoupaye

Au cours de la nuit de lundi à mardi, une vingtaine de tags ont été tracés à la bombe de peinture rouge sur des façades du centre-ville. Pas n’importe lesquelles. Les cibles sont symboliques: banques et institutions.
Et les invectives désignent trois cibles: le directeur de la police et le maire de Poitiers, les policiers de la BAC et les banques. Le message reprend une thématique nationale sur des banques soupçonnées de dénoncer des sans-papiers. Ce sont ces mêmes banques qui avaient été ciblées par des dégradations à l’acide début février.
Gommage
express

Les tagueurs y sont allés au culot, traçant des inscriptions de grande taille sur la façade de la mairie, le commissariat, le palais de justice plusieurs banques et divers murs du plateau.
L’équipe des effaceurs de tags de la mairie s’est mise à l’oeuvre très rapidement, hier matin mais de manière ciblée, sur les bâtiments publics. Elle a gommé dare-dare le tag de la façade ? « Claeys Papineau même combat » ? associant le maire de Poitiers et le patron de la police. Juste derrière, le même patron de la police est comparé à Pétain quand il n’est pas directement menacé de mort sur d’autres murs ainsi que les fonctionnaires de la BAC.
L’ampleur de la vague de tags a nécessité, sinon du temps, du moins un nombre suffisamment important de petites mains. Elles sont passées au travers des mailles du filet policier. Personne n’a été interpellé, confirme le parquet de Poitiers.
Une enquête a été ouverte sur ces inscriptions qui s’affichent en grand pour la première fois dans le centre-ville. Elles font écho aux tensions qui existent, depuis le 10 octobre dernier, entre la police et des militants poitevins, dont certains ont choisi ce nouveau mode de provocation.
Hier, deux jeunes femmes passaient en justice (lire page 6) pour avoir refusé le prélèvement ADN lors de la vague d’interpellations qui a suivi les violences commises à Poitiers après la manifestation anticarcérale du 10 octobre 2009.

Indiscret. Un commissaire menacé à Montpellier. Le commissaire Desmartin, en poste à Poitiers lors des violences du 10 octobre, est désormais en fonction à Montpellier.
C’est dans cette ville qu’il a été la cible, la semaine dernière, d’inscriptions menaçantes de la même veine que celles retrouvées hier matin à Poitiers.
Les inscriptions sont attribuées, de source policière, à des Poitevins venus participer à un rassemblement baptisé la Journée des Gueux. Une manifestation émaillée par des incidents entre les festivaliers et la police locale.

24/02/2010 04:32 | Justice – Faits Divers | POITIERS | Imprimer

••• Silence radio des autorités et du maire

 

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Le « V » de vendetta fait écho à une symbolique utilisée lors de la manif du 10 octobre.

ecoupaye

« En parler c’est donner encore un écho à ces inscriptions. C’est exactement ce qu’ils recherchent. C’est devenu leur nouveau jeu », relève un policier. Faut-il pour autant passer sous silence des inscriptions qui barrent de nombreux murs du centre-ville et qui, fait aggravant, profèrent des menaces de mort directes? Les faits durent depuis plusieurs mois et ciblent plus particulièrement le patron de la police. Les inscriptions, d’abord confidentielles, deviennent de plus en plus visibles. Elles s’affichent désormais jusque sur le commissariat ou la mairie. Difficile de ne pas réagir. C’est pourtant le choix des autorités malgré la gravité des propos tenus. Le préfet, représentant de l’État et garant de l’ordre public, n’a pas souhaité réagir à notre sollicitation. Le directeur de la police non plus. Il avait déjà fait savoir qu’il portait plainte à chaque attaque. Quant au maire de Poitiers, il renvoie à un précédent communiqué qui rappelait à chacun ses responsabilités.

24/02/2010 04:32 | Justice – Faits Divers | POITIERS | Imprimer

Un commissaire menacé à Montpellier

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Le commissaire Desmartin, en poste à Poitiers lors des violences du 10 octobre, est désormais en fonction à Montpellier.
C’est dans cette ville qu’il a été la cible, la semaine dernière, d’inscriptions menaçantes de la même veine que celles retrouvées hier matin à Poitiers.
Les inscriptions sont attribuées, de source policière, à des Poitevins venus participer à un rassemblement baptisé la Journée des Gueux. Une manifestation émaillée par des incidents entre les festivaliers et la police locale.

Emmanuel COUPAYE

 

Emmanuel COUPAYE

 

Les reproches du Comité poitevin à Alain Claeys CP 23-02-10

Mardi 23 février 2010

23/02/2010 04:33 | Poitiers | POITIERS | Imprimer

Les reproches du Comité poitevin à Alain Claeys

OAS_AD(‘Position1′);Les reproches du Comité poitevin à Alain Claeys CP 23-02-10 dans Jeunes

Le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux a adressé au maire de Poitiers Alain Claeys une lettre ouverte à propos de sa position sur les mouvements sociaux poitevins et les heurts avec les forces de police et sur la publication d’un communiqué de presse dont Centre Presse s’est fait l’écho. Selon les signataires, ce communiqué ne reflète pas ce qui s’est dit au cours d’une réunion entre le maire et des associations. « De l’avis de tous les participants à cette seconde réunion, les propos de la déclaration publique du maire ne correspondent pas à ce qui s’est dit jeudi matin. Selon eux, la discussion a essentiellement tourné autour du rôle de la police et de son Directeur départemental lors de la manifestation de samedi dernier. Or, cela n’apparaît pas ? sauf sous forme de deux vagues allusions ? dans le communiqué final. »

Le matériel ou l’humain

D’autre part, le Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux reproche au maire de privilégier le matériel à l’humain. « Alain Claeys demande, on aimerait bien savoir à qui d’ailleurs, de refuser tout amalgame entre la manifestation du 10 octobre (N.D.L.R.: vitrines saccagées et murs tagués) et celle du 6 février (N.D.L.R.: manifestation pour les sans-papiers). Certes, mais comment, à son tour, peut-il, en renvoyant dos à dos des dégradations matérielles et la liberté de manifester, occulter les brutalités répressives? »
Alain Claeys n’a pas souhaité commenter ce courrier. Le maire de Poitiers a toutefois précisé qu’il ne changeait ni un mot ni une virgule à son communiqué.

Jean-François MINOT

Vague de tags insultants dans la nuit CP 23-02-10

Mardi 23 février 2010

23/02/2010 10:03 | Vienne | POITIERS | Imprimer

Vague de tags insultants dans la nuit

OAS_AD(‘Position1′);Vague de tags insultants dans la nuit CP 23-02-10 dans Poitiers

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Les services techniques effaçaient les tags ce matin sur la mairie.

Emmanuel Coupaye

Le centre ville de Poitiers a été couvert de tags insultants au cours de la nuit. Des tags tracés à la peinture rouge et qui s’en prenent surtout à la police et à son directeur, ainsi qu’à la brigade anti-criminalité. Le maire de Poitiers est aussi visé. Plusieurs tags, déjà effacés, ont été tracés sur les murs de la mairie. Le commissariat a aussi été visé. D’autres tags s’en prenent aux banques, le tribunal de grande instance aussi été touché. Les patrouillles de police sillonnent le plateau, ce matin, pour recenser les inscriptions.

Un débat citoyen contre les risques du fichage NR 21-02-10

Dimanche 21 février 2010

Un débat citoyen contre les risques du fichageLire sur le site Un débat citoyen contre les risques du fichage NR 21-02-10 dans 10 octobre rss
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Photo NR, Patrick Lavaud
« Il suffirait de 10 % de refus de prélèvements ADN pour engorger les tribunaux et se servir de ces procès comme tribune pour expliquer les dangers du fichage », explique Jean (à gauche).

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Photo NR, Patrick Lavaud
« Il suffirait de 10 % de refus de prélèvements ADN pour engorger les tribunaux et se servir de ces procès comme tribune pour expliquer les dangers du fichage », explique Jean (à gauche).

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A trois jours du procès de deux militantes poitevines ayant refusé un prélèvement ADN, un débat et des concerts étaient organisés hier à Poitiers.

C ‘est en 1953 qu’a été découverte la structure en double hélice de l’ADN ou acide désoxyribonucléique, rappelle Jean, en préambule du débat sur le fichage organisé à la Maison du Peuple de Poitiers. Et le jeune militant, qui a visiblement bien révisé le sujet, de poursuivre : « Aujourd’hui, le Fichier national automatisé des empreintes génétiques – le Fnaeg – comporte plus d’un million et demi de profils ADN. Depuis sa création par le PS, quand Élisabeth Guigou était Garde des Sceaux, puis sa généralisation par un autre socialiste, Daniel Vaillant, en 2002, le fichage s’est élargi aux simples “ atteintes aux biens ” et le refus de prélèvement est désormais passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ! En revanche, les auteurs de délits financiers et d’abus de biens sociaux échappent mystérieusement au fichage»
Durant un bon quart d’heure, passant du « livret ouvrier » imaginé par Napoléon à la carte d’identité nationale mise en place sous le régime de Vichy, Jean a ainsi posé les bases du débat sur le fichage devant la quarantaine de personnes qui avaient osé pousser la porte de la salle Timbaud, en ce calme samedi après-midi de fin de vacances scolaires.
La parole est ensuite revenue à Sarah, co-organisatrice de cette journée qui est directement concernée par le sujet puisqu’elle doit comparaître mardi prochain devant le tribunal correctionnel de Poitiers.

“ C’est un combat global ”

Le 10 octobre dernier, en marge des événements violents ayant secoué le centre-ville, l’étudiante avait refusé de se soumettre à un prélèvement de son ADN, tout comme son amie Angel qui comparaîtra le même jour. « On a choisi cette date du 20 février, parce qu’elle s’insère entre le rendu d’appel de cinq des 18 interpellés du 10 octobre (N.D.L.R. : lire notre édition d’hier) et le procès de mardi, explique la jeune fille. C’est une façon de montrer que nous ne sommes pas les seules concernées. C’est un combat global : sur Poitiers, presque tous les militants sont touchés par la répression abusive. »
Le débat qui a suivi s’est finalement élargi aux rapports entre science et pouvoir, avant que les participants ne migrent vers la Maison de la Gibauderie où un repas convivial et cinq groupes de rock les attendaient. Histoire, comme le dit Sarah, de mettre « un peu de divertissement dans la lutte ».Laurent Favreuille

la phrase : « Je n’ai pas connaissance de banques qui auraient dénoncé des sans-papiers à Poitiers. » NR 20-02-10

Samedi 20 février 2010
la phrase : « Je n’ai pas connaissance de banques qui auraient dénoncé des sans-papiers à Poitiers. » la phrase : « Je n'ai pas connaissance de banques qui auraient dénoncé des sans-papiers à Poitiers. » NR 20-02-10 dans Poitiers Drafts?number=182065685&part=1.2&filename=rss
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Mercredi, à Paris, quatre personnes ont été mises en examen (notre édition de mercredi) dans le cadre d’une enquête sur des dégradations commises à l’encontre de distributeurs automatiques de billets dans la capitale, mais aussi à Lille ou Poitiers. La semaine dernière, à Poitiers, une quinzaine de DAB ont ainsi été dégradés à l’aide d’un produit corrosif. Les quatre personnes suspectées auraient expliqué, selon des sources proches de l’enquête, avoir visé des établissements bancaires qui dénonceraient les sans-papiers.
« Je n’ai pas connaissance de telles choses à Poitiers », réagit Yves Judde, de la Cimade, une association qui leur vient en aide. « En plus, ça me semble très curieux. La seule aide qu’ils touchent, c’est l’aide sociale à l’enfance. Et, pour la percevoir, il faut bien qu’ils aient un compte d’ouvert ! Je ne vois pas l’intérêt à les dénoncer ! »
Le Réseau éducation sans frontières, qui vient lui aussi en aide aux sans-papiers, a démenti son implication dans ce type d’actes.

Saccage à Poitiers : culpabilités confirmées NR-CP 20-02-10

Samedi 20 février 2010

La cour d’appel de Poitiers a confirmé hier la culpabilité de quatre
des cinq jeunes interpellés après les débordements du 10 octobre.

 

Seuls Jean-Salvy Compte et Samuel Bastard, ici avec M Simone Brunet, sont venus écouter la lecture du délibéré hier matin. A ce moment-là, tous deux espèrent encore leur relaxe.

(Photo Patrick Lavaud)

C ‘est… Ça fait… Le souffle court, coupé. Sa voix tremble un peu. « Ça fait lourd quand même. » Samuel Bastard vient d’entendre la cour confirmer sa culpabilité. Les juges considèrent qu’il a bel et bien lancé une pierre sur la voiture d’un policier, lors des débordements qui ont secoué Poitiers le 10 octobre 2009. « Samuel le Rouge » a eu beau plaider son innocence, répéter qu’il est pacifiste, que jamais il n’aurait fait ça, rien n’y a fait. Coupable. Les juges lui ont juste accordé le privilège de l’insertion sociale (des parents aimants, un job pour payer ses études de géo) pour réformer la peine: six mois avec sursis au lieu des six mois dont un ferme qui lui a valu quinze jours derrière les barreaux de Vivonne en octobre. « Ouais, c’est lourd », souffle le rouquin qui espérait sa relaxe.

« On s’y attendait un peu »

Il a juste le temps de dire qu’il commence à en avoir « un peu ras le bol de toute cette affaire », que ça lui a déjà bouffé cinq mois de sa vie, que « c’est vraiment dégueulasse ». Et puis il s’effondre dans les bras de sa mère. De longues minutes. Avant de se reprendre et d’annoncer en reniflant à peine que ça conforte ses convictions: « On vit dans une société qui tourne pas rond. » « Une nouvelle décision d’injustice, écoeurante et alarmante », commenteront ses partisans dans un communiqué adressé à la presse un peu plus tard dans l’après-midi. « Mais je reste un pacifiste convaincu, conclut Samuel devant les caméras. Je leur montrerai qu’ils ne m’ont pas détruit. »
Même motif, même punition pour son pote Jean-Salvy Compte. Qui, lui, se montre moins affecté, ne sachant quelle réaction adopter. « On s’y attendait un peu », confie-t-il, un sourire ennuyé aux lèvres.
Et maintenant? Cassation? « On va prendre le temps d’y réfléchir », soupire le jeune étudiant, partagé, comme Samuel Bastard, entre l’envie d’en finir et celle de faire reconnaître son innocence.
Eux seuls sont venus écouter la lecture du délibéré. Entouré de leurs proches, accompagnés d’une quarantaine de discrets supporters, surveillés par de lointains policiers.

Emmanuel TOURON

••• Sur quels fondements?

 

Sur quels fondements la cour d’appel a-t-elle pris ses décisions concernant les cinq jeunes prévenus qui, tous, plaidaient leur innocence?
Jean-Salvy Compte, interpellé à 20h50, au n° 23 rue de Paris, jugé coupable d’avoir lancé un projectile métallique en direction des policiers pendant la manifestation, dans le bas de la rue Jean-Jaurès. La cour a considéré ces faits « parfaitement établis, tant par ses aveux très circonstanciés et répétés que par les constatations formelles de deux policiers ». En revanche, contrairement au tribunal correctionnel (six mois dont un ferme), la cour a pensé qu’«une peine d’emprisonnement ferme ne s’impose plus » puisqu’il est un « étudiant très bien inséré socialement », « jamais condamné » et « a pris conscience de la gravité des faits ». Six mois avec sursis.
Samuel Bastard, interpellé à 20h50, au n° 23 rue de Paris, jugé coupable d’avoir lancé une pierre sur la voiture du commissaire de police Desmartin pendant la manifestation, au niveau du Pont-Neuf. Les « aveux réitérés » du jeune homme, le fait qu’il ait été « formellement reconnu » par le policier et les traces d’impacts sur la Ford Mondéo ont forgé la conviction de la cour sur sa culpabilité. Mais pour la peine, Samuel Bastard a bénéficié des mêmes égards que Jean-Salvy: pour ce garçon « jamais condamné », « bien inséré socialement », « [entretenant] de bonnes relations avec sa famille et [travaillant] pour payer ses études », « une peine d’emprisonnement ferme ne s’impose plus ». Six mois avec sursis.
Charles Velghe, interpellé à 19h10 place De-Gaulle, après avoir été reconnu par le commissaire divisionnaire Papineau convaincu de l’avoir vu, pendant la manif, lancer un objet vers les policiers. La cour a confirmé la relaxe de Charles Velghe, estimant qu’«en l’absence d’une reconnaissance formelle [...], les faits reprochés paraissent insuffisamment établis ».
Deux mois avec sursis, en revanche, pour la fusée de détresse marine découverte dans son sac à dos. Un objet qu’il a toujours prétendu avoir ramassé par terre, en même temps que deux paires de lunettes de plongée.
Léo Clément, interpellé à 18h10 chez un fleuriste de la rue Pétonnet, en marge de la manifestation, jugé coupable d’avoir brisé les vitres d’une cabine téléphonique et incendié un conteneur à ordures au niveau du baptistère Saint-Jean. La cour a retenu que les descriptions de ses faits et gestes par les policiers étaient « précises et concordantes », qu’ils avaient trouvé dans ses poches « un briquet doré semblable à celui utilisé pour mettre le feu au conteneur ». La cour a confirmé la peine de six mois avec sursis.
Candice Cordonnier, interpellée en même temps que Léo Clément, avait été condamnée à six mois de prison avec sursis pour avoir aidé le jeune homme à renverser le conteneur incendié. La cour a cependant retenu qu’«il n’est pas établi qu’elle a renversé ce conteneur dans le but d’aider ou de permettre à Léo Clément d’y mettre le feu ». « Aucun élément de l’enquête ne permet d’établir qu’elle a agi sciemment, en qualité de complice », elle a donc été relaxée.
En revanche, la cour a confirmé sa condamnation à 300€ d’amende pour avoir refusé de donner son ADN lors de sa garde à vue.

Emmanuel TOURON

le billet
CRS où es-tu ?
Saccage à Poitiers : culpabilités confirmées NR-CP 20-02-10 dans 10 octobre Drafts?number=182013986&part=1.5&filename=rss
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Saccage à Poitiers : culpabilités confirmées
Sur quels fondements ?
« J’espérais que la vérité éclaterait, ce n’est pas encore pour cette fois. »
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« Ben, ils sont où les CRS ? » Cravate en désordre du gars à la bourre, un jeune Poitevin pressé survole la place du palais de justice de Poitiers. Mais trouve tout de même le temps de s’étonner qu’en cette matinée de procès de “ casseurs ” et donc de manifestation probable et donc de chahut possible, les rues de Poitiers n’aient point été engoncées de ce long manteau bleu police dont on a pourtant pris l’habitude de les couvrir chaque fois qu’un groupe potentiellement contestataire a désormais l’audace de prendre le risque d’oser avoir l’inconscience de sortir un bout de banderole. Cette fois, pas un CRS sur le pavé. Et côté policiers, c’est le minimum syndical. Alors forcément, on s’amuse à être déçu. C’est vrai, quoi. On finissait par s’habituer à ses déploiements de forces préventifs à vocation sécuritaire. C’est le Français, ça. Jamais content.
Remarque, c’est les vacances…

E. T.

la phrase
« J’espérais que la vérité éclaterait, ce n’est pas encore pour cette fois. »
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Gwenn Compte, la mère de Jean-Salvy, n’a pas caché sa déception à sa sortie du palais de justice hier matin. Viscéralement convaincue de l’innocence de son fils, elle affirme que « la justice a fait son travail… mais avec les éléments dont elle dispose et le même dossier vide ».

  le chiffre
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C’est, en euros, le montant des frais supplémentaires que Samuel Bastard doit verser au commissaire Desmartin, partie civile après le caillassage de sa voiture. Ce qui porte à 1.350 € le coût de l’ardoise infligé au jeune étudiant au profit du policier. En revanche, le commissaire divisionnaire Papineau a été débouté de sa demande de dommages-intérêts à l’encontre de Charles Velghe relaxé au bénéfice du doute. La ville, partie civile pour le conteneur brûlé, ne touchera rien non plus… puisqu’elle n’en était pas propriétaire.

Les suites judiciaires du 10 octobre NR-CP 19/02/2010

Vendredi 19 février 2010

Le 14 janvier, la cour d’appel de Poitiers se penchait sur les suites des événements du 10 octobre 2009 (1). Ce jour-là, cinq jeunes Poitevins se retrouvaient à nouveau devant des magistrats: en première instance, deux d’entre-eux avaient été condamnés à de la prison ferme. Ces mêmes magistrats rendront donc leur jugement d’appel ce matin, vendredi, à 9h, qui confirmera ou pas la première décision de justice.
Les comités de soutien seront eux présents, dès 9h, devant le Palais de justice, pour attendre le rendu d’appel.
Le 23 février, deux jeunes femmes, poursuivies pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN, seront à leur tour convoquées au tribunal. Le comité poitevin « d’antirepression policière » a d’ailleurs programmé, samedi, à 15h, à Poitiers, salle Timbaud, un débat sur le « fichage ».
(1) Le samedi 10 octobre 2009, dans l’après-midi, plusieurs dizaines de vitrines du centre-ville de Poitiers étaient saccagées.

Philippe BONNET

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